Jésus me dit ensuite:
«Viens, Maria, je veux te consoler par une lumière pour toi seule. Je te commente un nouvel aspect de la phrase évangélique: “Vous foulerez au pied serpents et scorpions (…) et rien ne pourra vous nuire…”
ceux qui m’appartiennent pleinement peuvent fouler au pied toutes les doctrines humaines et vivre sans dommage parmi ceux qui sont pleins de leur poison. On peut aussi entendre cette phrase comme cela. Car si, à une époque, mes bénis ont été réellement immunisés contre les morsures des fauves ainsi que contre les venins et d’autres dangers parce que je l’ai voulu, mes bénis d’aujourd’hui qui vivent dans l’atmosphère corrompue d’une société idolâtre et démoniaque sont également préservés de tout mal par ma volonté. Ils sont en moi et moi en eux. Il n’y a pas de place pour autre chose. Et aucun poison ne peut attaquer là où mon amour, notre amour – celui de Jésus et celui de son bien-aimé – neutralise tout venin.
Sois en paix, petite âme de prédilection. Je recueille des souffrances, tes larmes et tes prières, pour tous.
Tu as été émue parce que l’on a trouvé près de Bethléem une pierre qui fait allusion à ma crucifixion. C’est une simple pierre. Elle est utile pour les orgueilleux, pas plus. L’évocation élevée de ma Passion que j’ai donnée aux hommes de foi grâce à ta fatigue a beaucoup plus de valeur, infiniment plus. Mais l’homme qui croira à cette pierre aride et incertaine restera aride et incertain devant ce document de ma souffrance que je t’ai livré pour lui.
Quant à toi, oublie les pierres et nourris-toi des larmes de ma Passion, que tu connais bien. Que ma Passion soit ton réconfort. Sois en paix.»