Les Écrits de Maria Valtorta

11. 1er novembre 1945

1945-11-01

1er novembre 1945 – La Toussaint

Je médite sur cette solennité, sur les fêtes que l’on organise dans le monde entier aujourd’hui pour les saints du Ciel. Et la chère Voix dit :

« Entends-tu la louange de la meilleure partie du monde ? Elle s’adresse aux “vainqueurs”. Ils ont triomphé de tout par amour de moi. Et sais-tu ce que leur a coûté cette victoire ? Depuis des siècles et jusqu’à la fin des siècles, papes et empereurs se sentiront poussière dispersée dans l’abîme par rapport à ces puissants du Ciel. lls tendront les bras vers eux en s’exclamant : “Gloire !” et crieront au Ciel : “Pitié pour nous !” En vérité, je te dis que le plus misérable bébé qui a été saint sur la terre, le mendiant mort saintement sur la voie publique après avoir saintement vécu, la petite vieille ignorante qui s’éteint en ayant sur les lèvres une ultime prière bourrée de fautes linguistiques mais pleine d’amour, sont infiniment plus grands, plus puissants et plus savants qu’un prince de l’Eglise ou du trône, qu’un de ces scientifiques que le monde honore, ou que toute autre personne qui émerge de la foule mais n’est grande que selon le monde ; et pourtant le monde les tenait pour moins que rien. Car la gloire et l’honneur ne sont pas ceux de la terre, mais ceux de cet Endroit béni.

Sois dans la joie toi aussi, Maria, tends les bras vers ces frères qui t’aiment, et sens-les descendre avec leurs caresses : en vérité, ceux qui meurent pour moi ne font qu’un avec les habitants du Royaume.

Hosanna aux serviteurs du Dieu très-haut ! »