Je pense sans cesse à la communion de Giuseppe, mon âme parle avec Jésus, et je lui demande :
« Ah, Jésus ! Pourquoi, il y a quelque temps, m’as-tu fait presque croire qu’il n’y avait plus d’espérance pour Giuseppe ? J’en ai tellement souffert ! D’autant plus que, l’an dernier, sainte Catherine de Sienne et toi m’aviez dit des paroles d’espoir… »
Jésus sourit… Son sourire est une lumière qui jaillit de ses lèvres entrouvertes et inonde de joie ! Il me répond :
« Parce que je te connais. Tu as l’esprit et la trempe des combattants, et lorsqu’il te semble qu’une proie t’échappe, tu te réveilles si tu avais été distraite, et tu repars à l’assaut. Tu as aussi la soif des âmes, ce qui est le propre d’un apôtre.
Pour diverses raisons, tu avais été écœurée par ton cousin Giuseppe, et cela avait eu une incidence sur ton sacrifice pour son âme. Je t’ai alors rappelé son visage spirituel : démoniaque, angoissé, il avait besoin de toi pour devenir un visage humain. Puis je t’ai tenu des propos sévères sur lui afin de raviver ta souffrance pour l’état de cette âme et ta charité de mère spirituelle pour ce malheureux. Je désirais que tu reprennes avec zèle et vaillance ta lutte pour l’arracher à Satan. Et j’y suis parvenu.
Etre mère, ce n’est pas seulement concevoir un enfant, c’est le former pendant neuf mois, le mettre au monde, l’allaiter, le faire grandir, veiller sur lui, le laver, l’instruire… Toi, tu l’avais seulement conçu. Si tu ne t’étais pas réveillée grâce à mon appel, il serait resté un avorton. Maintenant, il est né. Tu l’as fait naître. Il t’appartient désormais de l’allaiter, de l’aider à grandir, de veiller sur lui, de l’instruire.
Tu as souffert ? Mais la maternité est une souffrance…
Va, sois heureuse et en paix. »