Les Écrits de Maria Valtorta

57. Le 8 février 1949

1949-02-08

Jésus dit :

« Que personne ne se permette jamais de qualifier de “scientifique” l’Œuvre que je t’ai donnée. La science, dans ce cas, ne saurait être expliquée que comme un phénomène de médium, donc satanique.

Tu connais mon jugement sur toutes les manifestations de forces obscures, donc médiumniques. Il est dit dans la Loi divine immuable, [Lv 20,6] que j’ai moi-même confirmée, que se tourner vers des sorciers, consulter des devins, revient à se contaminer. Celui qui s’y livre et fornique avec eux verra la face de Dieu se détourner de lui et sera exterminé du peuple de Dieu, c’est-à-dire des saints. Que tous gardent cela à l’esprit, même ceux qui te jugent sans justice en t’accusant de péchés qu’ils commettent impudemment sous le prétexte spécieux de mener des études scientifiques.

Je ne veux pas qu’on te prétende en lien avec les ténèbres. Tu appartiens à la Lumière, parce que tu lui as toujours été fidèle et que tu l’as toujours aimée. Et elle t’a accueillie dans son océan de sagesse resplendissante pour t’instruire et faire de toi un canal vers ma lumière pour tous ceux qui périssent dans les ténèbres et s’égarent dans des brumes que les “lampes”, [Mt 5,14-16] qui ne sont plus lumineuses sur la montagne de la perfection, ne dissipent plus.

Sous aucun prétexte, sous l’effet d’aucune hâte, dans le but d’aucune vengeance, on ne doit dire ce qui n’est pas vrai ou se rendre coupable d’un sacrilège. Or il serait faux de prétendre que l’Œuvre est un phénomène non naturel et médiumnique, et on ne peut le laisser alléguer.

J’abhorre les médiums, je les maudis. Toi, ma fidèle martyre, je t’aime et je te bénis. Il serait sacrilège de prétendre que ton âme, dans laquelle la Sagesse se tient comme en chaire, accueille le maître du mensonge : Satan, le chef des mages, des devins, des menteurs, des séducteurs, mes ennemis.

Que les pères prennent ceci en considération : il y a en toi deux parties distinctes, qui ne font pourtant qu’un : ta personnalité de créature et ta spécificité de porte-parole. Mais tu n’aurais pas été “porte-parole” si tu n’avais pas été une victime pleine d’amour. Etre porte-parole est le fait accidentel, être âme victime et aimante est le fait congénital. Tu es devenue porte-parole parce que c’est la conséquence et la récompense logiques d’avoir toujours été la victime aimante.

Lorsque tu seras jugée au Ciel par Dieu, et sur terre par les hommes justes qui déjà te jugent, ou par les injustes qui te jugeront après t’avoir détruite sous l’effet de leur rancœur plus encore que ne t’a consumée mon amour — car mon amour est feu qui consume, mais aussi vie qui alimente, alors que la haine des hommes n’est qu’un acide qui ronge —, quand donc les injustes et les justes te jugeront sur terre, comme Dieu l’aura déjà fait au Ciel, sache que le jugement qui te réjouira ne tiendra pas compte seulement de ta mission de porte-parole, qui fut la grande épreuve que j’ai fait subir à ton esprit, mais qu’il prendra en considération l’intégralité de ta vie de victime aimante.

Ce sera là ta couronne de gloire, couronne qui ne doit pas être ternie par la boue d’une insinuation, même temporaire et suscitée par des contingences humaines, que tu es un médium.

Ce serait une grave calomnie, parce qu’elle s’en prendrait à ton âme, qui ne pourrait réagir comme le ferait une personne vivante. Calomnie ! Sacrilège ! Non !

Cela ne servirait pas davantage la gloire de ceux qui t’ont suivie et à qui je t’ai confiée afin qu’ils te protègent en toute chose, et en premier lieu dans ton honneur de vraie chrétienne. Eux aussi en recevraient boue et avilissement. Cela reviendrait pour eux à une condamnation décrétée par les hommes et, ce qui est plus grave, par Dieu.

On ne doit mentir pour aucune raison. Et s’ils répandaient cette rumeur en croyant à ce qu’ils disent, ce serait trois fois “malheur” sur eux. Non. On attend. Jusqu’à ce que, moi, je parle. Jusqu’à ce que la mesure soit pleine et que ma justice ait de quoi faire apparaître juste aux yeux des hommes mon décret, que j’ai déjà prononcé, déjà prononcé, déjà prononcé sur les provocateurs, les railleurs de leur Dieu et Seigneur, les calomniateurs et les bourreaux de ma servante.

Nous, nous ne sommes pas pressés, Maria. Nous savons que, toi et moi, nous avons aimé de toutes nos forces. C’est pourquoi nous n’avons ni hâte ni peur. Aucune peur, ma Maria. Jamais.

Dieu ne t’accuse pas. Et alors ? Quel est le verdict humain ? Une couronne d’épines de plus, une croix de plus, c’est le coup de lance final. Mais ici, sur la terre. Au Ciel, c’est une couronne de gloire supplémentaire, un plus grand mérite, l’effusion d’un amour plus intense qui déborde de mon Cœur transpercé sur le tien, pareillement transpercé.

Ecris-leur de ne pas m’offenser en te ravalant à l’état de créature qui écrit sous influence médiumnique, puis sois en paix.

Tout acte que Dieu propose aux hommes contient une épreuve qui appelle récompense ou condamnation. Ce qui récompensera l’homme qui m’obéit condamnera celui qui s’opposera à ma volonté.

Dire qu’ils ont tant besoin de moi ! Il est écrit : [Ps 119, 105] “Ta parole est la lumière de mes pas, elle donne l’intelligence aux petits”, et c’est une parole de sage. Mais le Siège de la Sagesse a dit, lorsque son corps était le temple parfait de Dieu : [Lc 1, 51-52] “Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles.”

Sur cette parole de vérité venue des lèvres de ma Mère inspirée, sois en paix, en attente, en paix car le Royaume des Cieux appartient aux persécutés. »