Les Écrits de Maria Valtorta

86. Le 5 juillet 1953

1953-07-05

[Marie dit :]

« Moi qui suis parfaite en sainteté en tant qu’Immaculée et Epouse de Dieu qui a engendré le Verbe de Dieu, j’ai posé mon pied très pur dans le tumulte injuste et brouillon des habitants de Jérusalem devant le Prétoire, dans les rues de la ville et au Calvaire ; de même, maintenant que je suis glorifiée, je me rends là où le communisme est le plus fort. Le communisme est en effet la répétition de la haine injuste à l’encontre du Corps matériel et mystique de mon Fils.

Chaque fois que, au cours des siècles, je suis apparue à tel ou tel endroit, c’est parce que l’anarchie y régnait, ou la franc-maçonnerie, la révolution, ou d’autres châtiments provoqués par les fautes des hommes, ou encore parce qu’il était nécessaire de ramener à la justice, par un miracle, des parents, des ecclésiastiques, des religieux ou des religieuses qui l’avaient délaissée.

C’était le cas à Caravaggio, à Pompéi, à Lourdes, à Fatima, et en beaucoup d’autres lieux italiens, européens ou sur d’autres continents. Maintenant encore, j’apparais là où le communisme est le plus profondément enraciné : c’est en effet l’épée la plus acérée plantée dans mon cœur, celle qui suscite ces larmes que tu te hâtes de recueillir sur le mouchoir, certes déjà saint, mais qui le devient encore plus, par les larmes qui y tombent.

Hélas ! L’humanité fourvoyée ne change pas. C’est la scène du vendredi saint qui se répète exactement : trahisons, horribles blasphèmes, actes sacrilèges, tortures cruelles, haine satanique envers le Fils et sa Mère, dans le but de tout tuer, de tout abattre, pour obtenir un triomphe éphémère mais épouvantable.

Un protestant s’est converti, alors qu’il était parvenu à un point d’égarement diabolique, en particulier à mon égard. Mais eux, non. Ce n’est pas à quelque fausse religion ou hérésie répréhensible qu’ils ont adhéré, mais à Satan lui-même qu’ils se sont donnés, et lui les enserre bien. Leur conversion ne se produit pas comme pour Cornachiola[1], bien au contraire cette horrible pieuvre qu’est le communisme, ce poison satanique, les emprisonne, les empoisonne, et s’étend pour attraper des proies toujours nouvelles. Le communisme, c’est une pieuvre, non pas marine mais mondiale, qui étreint et entraîne à un complet naufrage des corps, des âmes, des nations, tout ce qu’il saisit, de même que la pieuvre géante, terreur des mers, conduit à la mort les vies et les vaisseaux qu’elle enserre dans ses horribles tentacules.

Bartolo Longo, qui était athée et franc-maçon, se convertit et mourut saintement parce qu’il m’avait trouvée parmi les immondices. Mais pas eux. Rien ne les ramène au bien. Quelle peine ils me font ! »


Notes

  1. Bruno Corniachiola, extrêmiste protestant, comptait tuer le Pape. En 1947, à Tre Fontane, la Vierge lui est apparue pour lui demander de se convertir. ↩