Gli Scritti di Maria Valtorta

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51. Le 2 fevrier 1947 Dimanche de Septuagésime — Dimanche de Septuagésime

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51. Capitolo 51

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1947-02-02

Azarias dit:

«Dans ta longue passion, au cours de laquelle aucun genre de souffrance ne t’a été épargné, souffrance de la chair, du sang, de l’intelligence, du cœur, de l’esprit, tu as dû atrocement souffrir. Que d’occasions de crier: “Sauve-moi” à ton Seigneur, le seul qui ait eu pitié de toi, victime torturée! La plus juste épigraphe de ta vie, qu’il faudrait inscrire sur ta tombe, est celle-ci: “Les flots de la mort m’enveloppaient, les torrents de Bélial m’épouvantaient… Dans mon angoisse, j’invoquai le Seigneur… il entendit de son temple ma voix.” Il faudrait encore la compléter par l’autre verset du psaume: “Le Seigneur fut pour moi un appui; il m’a dégagé, mis au large, il m’a sauvé, car il m’aime”, qui n’est pas dans la liturgie de la messe d’aujourd’hui mais qui se trouve dans ta messe, ô victime immolée; uni à la première phrase qui atteste de ta douleur, ce verset témoignerait comment Dieu et Dieu seul t’a aimée en te tendant la main pour te tirer en dehors des grandes eaux.

Mon âme, lis aujourd’hui le psaume 17 (18) de David. Pour toi, il est prophétique. Que les paroles du psalmiste soient le prélude de ta joie. Puis lisons Paul, consolateur et exemple de ceux qui luttent par amour de Dieu.

L’Apôtre compare avec justesse la vie du chrétien à une vie d’athlète spirituel dans la grande arène de la terre, durant le jeu plus ou moins long de la vie humaine, et dont le but est de conquérir la récompense qui attend les vainqueurs. Toujours très justement, il fait ensuite remarquer que, dans les stades, les coureurs se soumettent à toutes sortes d’abstinences pour un prix incertain puisqu’un seul coureur remporte la victoire, pour un trophée corruptible qui ne dure qu’un temps relatif, pour autant qu’il ait de la valeur; en revanche, ceux qui luttent pour obtenir la récompense éternelle sont certains de l’obtenir, tous, parce que Dieu est bon et récompense même celui qui n’est pas premier, mais qui, de toutes ses forces et par une tenace volonté, fait son possible pour obéir à Dieu, et ne s’arrête pas après avoir été récompensé par le Seigneur, mais continue pour l’éternité.

Ces considérations doivent inciter les chrétiens à imiter les athlètes des stades pour entretenir et augmenter la force et l’agilité de leur esprit, ainsi que leur résistance aux pièges ennemis, afin d’obtenir la couronne incorruptible de la gloire céleste.

Tous les chrétiens ne peuvent pas avoir la même force dans le combat, pas plus qu’il n’existe qu’un seul moyen de parvenir à la victoire, qui est le but. Il y a l’homme austère qui pratique une telle austérité qu’il en effraie les petites âmes; et il y a celui qui est si surnaturellement humain – qu’on me permette de m’exprimer ainsi – qu’il donne un doux exemple de vertu que chacun peut imiter, même le plus faible dans l’héroïsme surnaturel, une douce vertu d’enfant qui, par sa constance et sa perfection, n’est pas moins crucifiante pour la volonté de la chair que la grande sainteté pleine d’actes de pénitences et d’austérités extraordinaires des géants spirituels. Or voyez-vous? La sainte Eglise, maternelle et sage, qualifie d’héroïque aussi bien le petit qui accomplit à la perfection de petites choses, que l’ascète aux gestes puissants qui effarent les petites âmes.

En vérité il n’est pas de différence au ciel entre ceux qui se sont mortifiés par des pénitences inouïes et ceux qui ont utilisé en guise de cilice la simple fidélité amoureuse, humble et constante à tout ce qui a l’aspect de la volonté de Dieu, qu’il s’agisse des commandements explicites du Seigneur et de la sainte Eglise, des supérieurs et des proches, ou de l’acceptation résignée des événements quotidiens accueillis avec amour, exécutés par amour, consommés avec amour, parce qu’en tout l’on voit une volonté de Dieu pour la sanctification de l’âme.

La lime sourde et continuelle de l’obéissance amoureuse n’est pas un martyre inférieur à celui de la flagellation; le dépouillement de la volonté propre n’a pas moins de valeur surnaturelle que le dépouillement des richesses pour embrasser un état religieux; le renoncement à sa vie, offerte silencieusement et volontairement pour la gloire de Dieu et la conversion des pécheurs, n’est pas inférieur au renoncement de la liberté matérielle par l’entrée au couvent.

L’amour est le moyen et la fin suffisants pour rendre égaux les athlètes des nombreux exercices qui se jouent dans le stade de la vie terrestre: l’amour pour conquérir l’Amour, récompense et couronne des lutteurs et champions spirituels.

“Moi donc, je cours ainsi: je ne vais pas à l’aveuglette; et je boxe ainsi: je ne frappe pas dans le vide. Mais je traite durement mon corps et le tiens assujetti, de peur qu’après avoir proclamé le message aux autres, je ne sois moi-même éliminé.”

Ces mots contiennent toute la règle du bon lutteur et du bon maître de lutte. Courir, oui, mais pas au hasard. Combien d’âmes, inspirées par de bons élans mais sans réflexion, courent de façon désordonnée, c’est-à-dire jusqu’à épuiser leurs forces dans un effort irrégulier, pour ensuite tomber inertes en se laissant dépasser par ceux qui s’entraînent avec constance, se préparent avec ordre, et font toute chose avec ordre et constance, se fortifiant ainsi pour la grande épreuve qu’ils franchissent avec succès pour s’y être préparés par un continuel exercice.

Il ne faut donc pas courir à l’aventure, mais selon des normes certaines, ne pas combattre dans le vide, pour ne pas se fatiguer en ne faisant qu’un inutile étalage d’agitations pour être remarqué et félicité. Les fous eux-mêmes savent s’agiter contre les fantômes de leurs délires. Or personne ne pourrait dire qu’un fou est un athlète méritant une récompense. Les mimes aussi font semblant d’affronter de supposés adversaires. Or personne ne pourrait les couronner autrement qu’en qualité d’acteurs, c’est-à-dire en tant qu’habiles simulateurs de la réalité. ni les simulateurs ni les fous n’entrent au ciel en tant que tels. Le mime peut y entrer s’il mène une réelle vie de sainteté lorsqu’il descend de la scène, de même que le fou à condition qu’il ait été un juste avant de sombrer dans sa folie, car la maladie est une souffrance et non pas une faute; mais on entre au ciel pour de réels mérites, non pour de vains scénarios.

C’est pourquoi il faut lutter en vérité contre les adversaires, silencieusement, dans le stade secret du “moi”, là où l’esprit doit s’opposer à la chair, au démon et au monde, s’opposer à la triple concupiscence, aux séductions, aux tentations, aux violences, aux réactions aux violences, à tout. C’est une lutte continuelle et tenace, un corps à corps avec les différents ennemis qui réapparaissent sans cesse en vous et autour de vous, une lutte dans laquelle l’esprit n’est pas seul à lutter. Le corps aussi doit combattre contre lui-même, en suivant les ordres de l’esprit. La chair doit se punir elle-même, se refuser les rassasiements qu’elle exige pour assouvir ses faims; la chair doit d’elle-même s’enchaîner pour réfréner ses agitations de poulain sauvage, de fauve furieux, de serpent rampant ou d’animal immonde qui voudraient courir tous les dangers, attaquer, siffler, ou se vautrer dans la fange. Les imprudences, les férocités, les mensonges, les luxures de la chair, c’est là-contre qu’il faut combattre, tout comme contre ces ennemis immatériels, mais non moins violents qui viennent du “moi” mental, que sont les cupidités, les orgueils, les paresses. Voici comment l’individu humain, composé de matière et de pensée, est contraint de servir l’esprit qui est la partie élue de l’homme.

Il doit en être ainsi pour que, “après avoir servi de héraut pour les autres”, ou autrement dit “après avoir prêché à son prochain”, l’homme qui se pose en maître des autres “ne soit pas réprouvé lui-même”, donnant un scandale tel que n’en donnent pas même ceux qui affirment ouvertement ne pas avoir la foi. En effet, les yeux du monde sont fixés sur ceux qui s’é­rigent en maîtres, et si le monde voit en eux une règle de vie contraire à la perfection qu’ils enseignent, il conclut avec un hochement de tête: “Ce qu’ils enseignent ne doit pas être vrai, donc Dieu n’existe pas plus que la récompense ou le châtiment, ni l’autre vie ni le jugement, sinon ils agiraient autrement que ce qu’ils font.” Voici comment un faux maître cause des dégâts plus grands qu’un mécréant sincère et, non seulement il ne convertit pas les pécheurs, mais encore il rend complètement froids ceux qui sont tièdes, il rend tièdes ceux qui sont fervents, il scandalise les justes qui, au moins dans leur for intérieur, ne peuvent ne pas porter un jugement sévère sur ces maîtres idolâtres.

“Nos pères étaient tous sous la nuée, tous ils passèrent à travers la mer… tous, ils mangèrent la même nourriture spiri­tuelle et tous burent le même breuvage spirituel… cependant la plupart d’entre eux ne fut pas agréable à Dieu.”

Autre grande leçon. Il n’est pas suffisant d’avoir le baptême et les autres secours divins pour être sauvé et glorieux, mais il faut encore la bonne volonté. Car la possession du Royaume éternel n’est pas un don gratuit: c’est une conquête individuelle au prix d’une lutte continuelle. Dieu aide. Sans son aide, l’homme n’y parviendrait pas parce qu’il a contre lui des ennemis sans pitié pour lui barrer le chemin du ciel: le péché et ses instigations, la chair, le monde, et le Maudit qui ne laisse au­cune trêve. Mais c’est l’homme qui doit vouloir le ciel. Le libre-arbitre n’est pas donné à l’homme pour sa perte; si c’était le cas, cette seule raison suffirait à dire que Dieu aurait fait à l’homme un mauvais don, alors que Dieu ne fait jamais de mauvaises choses. Mais il a été accordé aussi et surtout pour que l’homme veuille le salut, c’est-à-dire le ciel, c’est-à-dire Dieu.

Faites donc en sorte de demeurer tous tels que Dieu se complaise en vous, grâce à la protection de la nuée, à la traversée de la profonde mer, et grâce aux aliments et boissons qui vous sont donnés: la protection de Dieu, le franchissement (le baptême) de cette dangereuse barrière qu’est le péché originel avec toutes ses blessures qui s’ensuivent pour l’homme, enfin par la grâce et les sacrements, qui sont des aliments et des boissons au pouvoir inestimable.

La complaisance de Dieu, c’est son secours au moment du besoin et de la détresse. La complaisance de Dieu, c’est aussi le souvenir du Père en faveur de son pauvre fils patient et fidèle. La complaisance de Dieu, c’est encore la force opposée à la domination des méchants contre les fils fidèles qui savent, en dépit de leurs faiblesses involontaires, ne pas perdre la confiance, l’humilité et l’amour; ils crient: “Des profondeurs je crie vers toi… Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera? Mais le pardon est près de toi et à cause de ta loi je te fais confiance” et, après avoir lutté et gémi dans la fidélité à l’amour, ils peuvent s’endormir dans la paix en disant les paroles que l’on peut lire dans la seconde messe de ce jour, celle de la Purification de Marie: “Maintenant, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix” parce que “j’ai mené le bon combat, j’arrive au bout de la course, j’ai gardé la foi et il ne me reste plus qu’à recevoir la couronne de justice” que ta miséricorde, qui est beaucoup plus grande que ta rigueur, tient en réserve pour ceux qui ont employé toutes leurs capacités à t’aimer et te servir.

Qu’il en soit ainsi pour toi, mon âme que j’ai instruite par les cinquante-deux messes dominicales. Le cycle est achevé. Mais la bonne amitié demeure et ma parole ne te manquera pas pour te guider et te réconforter. Dans la joie, j’irai me prosterner devant Dieu afin de recevoir pour toi les perles de la sagesse, et nous nous réjouirons ensemble, moi de te les donner, toi de les recevoir, dans l’admiration des trésors que Dieu accorde à ceux qui le servent de tout leur être. Et nous louerons le Seigneur. Louons-le, rendons-lui grâce de tout en chantant avec tout le paradis et les justes de la terre:

Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit.»

Le 16 mars 1947. Douceurs et promesses de Jésus béni.

Je note aujourd’hui ce qui fait ma joie depuis désormais trois jours. La nuit du 12 au 13, tandis que je souffrais tant à cause de la polynévrite qui me perturbait même le cœur, Jésus se présenta à moi avec son sacré cœur, découvert au milieu de la poitrine, tout entouré de vibrantes flammes plus lumineuses que l’or. Il me dit: “Viens et bois”; puis, s’approchant du lit, de façon à ce que je puisse poser la tête sur sa poitrine, il m’attira à lui en m’appuyant la bouche sur la blessure de son cœur et en pressant de sa main ce cœur afin que le sang en jaillisse abondamment. Et moi, la bouche pressée contre les bords de la divine blessure, j’ai bu. J’avais l’impression d’être un bébé sur le sein de sa mère.

Tandis que j’étais en train de sucer, je pensais que j’aurais senti le goût du sang comme cette fois où Jésus me fit boire à un calice rempli de son sang. Je me souviens encore de ce goût, ce liquide un peu épais et visqueux, de cette odeur caractéristique du sang vivant. Mais au contraire, dès la première gorgée qui m’est descendue dans la gorge, j’ai senti une douceur, un parfum tel qu’aucun miel, ou sucre, aussi doux et aromatisé qu’il soit, ne peut avoir. Doux, parfumé, plus doux qu’un lait maternel, plus enivrant qu’un vin, plus parfumé qu’un baume. Je ne trouve pas de mot pour dire ce que m’était ce sang!

Et les flammes? En m’approchant, j’avais un peu peur de ce feu. Je sentais à distance la vive chaleur de ces flammes vibrantes, et plus Jésus m’attirait à lui, plus il me semblait m’approcher d’une fournaise ardente, et moi j’ai peur du feu. Je ne supporte pas même la plus légère chaleur. Mais quand ma tête se trouva contre le divin cœur, et donc enveloppée par les flammes chantantes – car en vibrant elles émettaient comme des notes très mélodieuses, en rien semblables au ronronnement et sifflement du bois dans les cheminées ou au grognement des incendies éclatants – , je sentis les langues de feu me caresser les joues et les cheveux, les pénétrer, douces et fraîches comme le vent d’avril, comme le rayon du soleil d’un matin d’avril tout humide de rosée. Oui, c’est tout à fait cela.

Comme mon extase a ceci de beau qu’elle me permet de réfléchir, d’analyser, de penser à ce que j’éprouve et de m’en souvenir ensuite – je ne sais si dans les extases il en est toujours ainsi –, tandis que je goûtais ces sensations suaves, toute enveloppée des flammes du divin cœur, je pensais que telles devaient être les flammes au milieu desquelles se promenaient les trois enfants dont parle Daniel: “Il rendit le milieu de la fournaise semblable à un endroit où souffle un vent empli de rosée.” C’est bien cela! Le vent parfumé du matin dans la tendre lumière du premier soleil!

Jésus, après m’avoir longtemps tenue sur son cœur, contre ce cœur pour que je boive, m’en détacha en me tenant la tête entre ses mains de sorte que je le voyais tout courbé au-dessus de moi, et, si je ne buvais plus à la blessure de son cœur ni n’étais plus entourée par les vives flammes, je buvais son haleine et ses paroles, toute enveloppée désormais du feu de son regard. Il me dit:

«Voici: c’est en cela que mon feu diffère de tout autre feu, même de celui du purgatoire. Le mien est en effet un feu d’amour parfait qui ne fait pas mal, même pour faire du bien. C’est le feu que je te réserve, et celui-là seulement. Voilà ce qu’est mon amour pour toi: un feu qui réconforte et ne brûle pas, qui est lumière, harmonie, douce caresse. Voilà ce qu’est pour toi mon sang: douceur et force. Voilà ce que je fais pour toi, pour te dédommager des hommes. Pour toi, je soutire mon sang comme le fait une mère avec son lait pour son petit, ma fille! C’est ainsi que je t’aime!»

Depuis, ces paroles et cette vision se répètent chaque jour, et à présent Jésus y ajoute toujours ceci:

«C’est ainsi que nous nous aimerons à l’avenir. C’est ce que je te donnerai en récompense de ton fidèle service. Ce sera pour toi tant que tu vivras sur la terre. Ensuite, ce sera l’union parfaite.»

Ce matin, le P. Mariano s’en est aperçu: alors qu’il venait m’apporter la sainte communion, il a vu que j’étais plus loin de la terre que ne l’est le soleil. J’étais en Jésus, en train de boire son sang et de me réjouir dans le feu de son amour!

Même il y a quelques jours – précisément le 14 mars, mon cinquantième anniversaire – j’avais eu une vision dans laquelle Jésus allait en direction de Jérusalem en chantant les psaumes comme le font les pèlerins d’Israël, tandis que je me disais: «Comme ces chants me manqueront quand l’évangile sera fini! Comme j’éprouverai la nostalgie du chant parfait de Jésus! Et de ses regards quand il parle aux foules ou à ses amis!» Alors il m’apparut et me dit:

«Pourquoi dis-tu cela? Peux-tu penser que je t’en priverai parce que tu arrives au terme du travail? Je viendrai toujours, et pour toi seule. Ce sera encore plus doux parce que je serai tout entier pour toi. Mon petit Jean, mon fidèle porte-parole, je ne t’enlèverai rien de ce que tu as mérité: me voir et m’entendre. Je t’emmènerai même plus haut, dans les pures sphères de la contemplation, enveloppée dans les voiles mystiques qui feront une tente à nos amours. Tu seras uniquement Marie. Jusqu’à présent tu devais aussi être Marthe parce que tu devais travailler activement pour être porte-parole. Désormais, tu ne feras plus que contempler. Et ce sera si beau! Sois heureuse. Tellement heureuse. Je t’aime tant. Et tu m’aimes tant. Nos deux amours!… Le ciel qui déjà t’accueille! Que vienne la belle saison, ma tourterelle cachée. Et je viendrai à toi au milieu du vif parfum des vignes et des vergers et je te ferai oublier le monde dans mon amour…»

Oh! on ne peut dire ce que c’est!

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