Gli Scritti di Maria Valtorta

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102. Le 29 août

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102. Capitolo 102

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1943-08-29

Jésus dit:

“Voyons ensemble ce point des Rois: ‘L’obéissance vaut plus que les sacrifices, faire attention est plus important que d’offrir le gras des béliers; car la rébellion est comme un péché de magie, ne pas vouloir s’assujettir est comme un péché d’idolâtrie’ (I Rois 15, 22).

L’obéissance. La vertu que vous ne voulez pas pratiquer. Vous nais­sez et, aussitôt que vous pouvez manifester un sentiment, c’est un sentiment de rébellion contre l’obéissance. Vous vivez dans la désobéissance. Vous mourez encore dans la désobéissance. Le baptême efface le péché originel, mais il n’élimine pas la toxine que laisse le péché.

Qu’a été au fond le péché originel? Une désobéissance. Adam et Eve voulurent désobéir au Père Créateur, aiguillonnés à ce déni d’amour par le suprême Désobéissant, qui devint démon pour avoir refusé l’obéissance d’amour au Dieu suprême. Ce poison couve dans votre sang, et seule une volonté constante de votre part le rend impuissant à faire un tort mortel à votre esprit.

Mais, ô mes enfants, qu’y a-t-il de plus méritoire que vous puissiez faire? Regardez bien.

Il est plus facile de faire un sacrifice ou une offrande, de pratiquer une œuvre de miséricorde que d’être constamment obéissants à la volonté de Dieu. Elle se présente à vous de minute en minute comme eau qui coule et passe, apportant d’autres vagues d’eau et d’au­tres encore. Et vous êtes comme des poissons plongés dans la volonté de Dieu qui vous glisse dessus. Si vous voulez en sortir, vous en mourez, mes enfants. Elle est votre élément vital. Et pas une goutte qui ne provienne d’une raison d’amour. Croyez-le.

Obéir, c’est faire la volonté de Dieu. Cette volonté dont je vous ai en­seigné à demander l’accomplissement avec le Pater Noster et que je vous ai enseigné à pratiquer par la parole et par l’exemple, jusqu’à la mort.

Ne pas obéir et se révolter, c’est commettre un péché de magie, dit le livre. En effet, que faites-vous en ne vous soumettant pas? Vous repoussez Dieu en repoussant sa volonté. Vous le répudiez en tant que père et Seigneur. Mais comme le cœur de l’être humain ne peut rester sans adorer quelque chose à la place du vrai Dieu que vous repoussez, vous adorez votre moi, votre chair, votre orgueil, votre argent; vous adorez Satan dans ses plus vives manifestations. Vous devenez donc idolâtres. Et de quoi? De dieux effroyables qui vous gardent esclaves, et esclaves malheureux.

Venez, venez, chers enfants de mon amour, venez sous le joug paternel qui ne fait point mal, qui n’opprime pas, qui n’avilit pas, mais qui, au contraire, vous soutient et vous guide et vous assure de parvenir au royaume bienheureux où il n’y a plus de douleur.

Le monde, qui veut désobéir, ne sait pas que cet acte d’obéissance suffirait à le sauver. Revenir au sillon que nous trace Dieu, suivre sa voix, obéir, obéir, retrouver la maison du Père qu’on a voulu fuir pour une chimère de fausse dignité, retrouver la main du Père qui bénit et guérit, retrouver le cœur du Père qui aime et pardonne.

Pensez, ô mes enfants, que, pour vous redonner la grâce perdue, deux Êtres très bons, très purs, durent consommer l’Obéissance suprême. Le salut du genre humain débuta, dans le temps, par le ‘fiat’ de Marie devant mon archange, et se termina par le ‘consummatum’ de Jésus sur la croix. Les deux actes d’obéissance les plus douloureux et les moins obligatoires, car moi et ma Mère étions au-dessus de la nécessité d’expier le péché par l’obéissance.

Nous, qui n’avons pas péché, avons racheté votre péché en obéissant. Et vous ne voudriez pas, pauvres enfants, imiter votre Maître et obtenir miséricorde par l’obéissance qui est une preuve d’amour et de foi?

Cette fleur spirituelle de l’âme est plus belle et plus appréciée que les églises elles-mêmes que vous m’élevez en remerciement, et que tout autre ex-voto, car cette fleur, née sur terre dans le cœur de l’homme, fleurit éternellement au Ciel pour votre gloire.”

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