Gli Scritti di Maria Valtorta

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119. Le 16 septembre

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119. Capitolo 119

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1943-09-16

Jésus dit:

“Ce n’est pas au sens où tu l’entends. L’heure de la paix et du pardon viendra pour vous Italiens aussi; l’heure viendra où vous rétablirez votre alliance avec le Seigneur après avoir été entre les mains de Satan qui vous a maltraités comme si vous étiez un écheveau de fil entre les mains d’un fou furieux. Mais les paroles de Joël (2, 18-32) ne sont pas dites en particulier pour tel ou tel autre peuple.

Elles sont pour mon peuple, pour le peuple du seul, vrai, grand Roi, du Seigneur votre Dieu, Unique en Trois Personnes, Créateur et Rédempteur du genre humain. Cette période de bien-être dont parle Joël est l’annonce anticipée de ce dont parle Jean dans son Apocalypse beaucoup plus tard.

Après les terribles guerres que Satan aura apportées à la Terre à travers son messager des ténèbres, l’Antéchrist, viendra le temps de la trêve pendant laquelle, après vous avoir fait la preuve sanglante des dons que peut vous faire Satan, je chercherai à vous attirer à moi, vous comblant de mes dons.

Oh! Mes dons! Ils seront votre douceur! Vous ne connaîtrez pas la faim, les massacres, les calamités. Vos corps, et encore plus vos âmes, seront rassasiés de ma main; la Terre semblera naître, par une seconde création, toute neuve dans ses sentiments, qui seront de paix et de concorde entre les peuples et de paix entre Ciel et Terre, car je répandrai sur vous mon Esprit, lequel vous pénétrera et vous donnera la vue surnaturelle des décrets de Dieu.

Ce sera le règne de l’Esprit. Le règne de Dieu, celui que vous demandez – et vous ne savez pas ce que vous demandez parce que vous ne réfléchissez jamais – dans le ‘Notre Père’. Où voulez-vous que le règne de Dieu arrive sinon dans vos cœurs? C’est là que doit commencer mon règne sur la Terre, grand règne, mais qui reste limité.

Ensuite viendra le Royaume sans frontières ni de temps, ni d’espace. Le Royaume éternel qui fera de vous des habitants éternels du ciel, puisque, et c’est naturel, je parle à ceux qui sont mes sujets et non aux réprouvés qui ont déjà leur effroyable roi, Satan.

Votre Dieu opérera tous les prodiges pour attirer le plus grand nombre de vivants, car je suis Dieu de miséricorde, de pardon et d’un amour si infini que, quoi que vous fassiez pour en étudier et en comprendre l’étendue, vous ne le pourrez pas. Ce que vous croyez être l’infinité de mon amour pour vous est comme un petit caillou de la grève d’un ruisseau par rapport à toute une chaîne de montagnes dont la base divise les continents et les cimes se perdent dans les nuages.

Mais crois-tu que tant de prodiges d’Amour et tant de lumières de l’Esprit convertiront les hommes à leur Dieu Éternel? Détrompe-toi. Si j’avais pour les pauvres animaux dénués de raison les mêmes sollicitudes que j’ai pour vous dans vos besoins corporels – seulement celles-là – ces mêmes animaux me loueraient, dans leurs langages informes, du lever au coucher du soleil; et s’ils savaient où me trouver, ils partiraient de tous les coins du globe pour venir remercier leur Tuteur bienfaisant. Mais pas les êtres humains.

La quasi-totalité d’entre eux resteront totalement sourds aux voix et aux dons spirituels, et presqu’entièrement sourds aux dons corporels; au lieu de reconnaître ma bonté et de m’aimer par reconnaissance, ils profiteront du bien-être que je leur donnerai pour descendre toujours plus dans l’abîme qui leur plaît où, telles d’immondes bêtes, ils se vautrent dans un bourbier, en attendant ce qui séduit les neuf-dixièmes de l’humanité: la convoitise, la luxure, la fraude, la violence, le vol, l’hérésie, la superstition et autres corruptions des sens et de l’esprit, si horribles qu’il semble impossible aux justes qu’elles puissent être vraies; mais elles le sont, et elles font rougir les Cieux et soulèvent notre Divinité d’un mouvement d’indignation.

Ni les largesses paternelles, ni les signes terrifiants du ciel ne pourront faire des vivants de cette époque des enfants de Dieu. Et alors viendra mon grand et terrible jour.

Pas un jour de vingt-quatre heures. Mon temps se mesure d’une autre façon. Je l’appelle ‘jour’ parce qu’on travaille le jour, et en ce temps-là, je ferai mon œuvre. J’effectuerai la sélection ultime des vivants sur la Terre. Et elle se fera durant le dernier déchaînement de Satan.

On verra alors ceux qui ont en eux le Royaume de Dieu et ceux qui ont le royaume de Satan. Car ces derniers commettront, par la bouche, par les actes et surtout par un cœur impie, les derniers affronts à ma Loi et les sacrilèges extrêmes envers Dieu; et, pendant que l’ultime bataille secouera la Terre d’une indicible horreur, les premiers s’accrocheront à ma Croix, invoqueront mon Nom qui sauve; et ma venue en tant que Juge ne les frappera pas de terreur, mais, au contraire, les fera jubiler, car les fidèles sont ceux qui sont sauvés, ceux que Joël appelle les ‘restes’, c’est-à-dire ceux qui restent au Seigneur après les rapines de Satan.

Bénis, bénis, trois fois bénis pour l’éternité sont mes enfants. L’éternel Paradis est à eux. Unis aux fidèles du Seigneur de tous les temps, ils posséderont Dieu dont la possession est la béatitude éternelle.”

Étant donné qu’il semblait ce matin que Jésus me laissât me reposer, après avoir dit comme d’habitude le ‘Veni, Sancte Spiritus’, j’ai ouvert la Bible au hasard. Je suis tombée sur le chapitre 2 du livre de Joël, et précisément sur les versets 18-32.

Je donnais à ces paroles l’interprétation dont rêve de toutes ses forces mon cœur d’italienne. Mais Jésus m’en explique une signification beaucoup plus élevée... et Maria, le petit âne, l’écrit, se disant que seul le Seigneur est sage.

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