Gli Scritti di Maria Valtorta

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201. Le 13 décembre

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201. Capitolo 201

IT Traduzione in arrivo

1943-12-13

Jésus dit:

“Je parle à vous, mes chères victimes, qui avez besoin d’un ange consolateur, comme j’eus moi-même, pour vous exhorter à souffrir, car, si mon esprit enflammé de charité tenait à faire la volonté de mon Père, je n’étais pas dépourvu des terreurs et des révoltes de la chair face à la souffrance.

Vous aussi, petits Jésus, vous n’ignorez pas la dualité de l’esprit et de la chair. L’esprit crie: ‘Il faut s’immoler pour obtenir le salut’ et la chair gémit: ‘Pitié! Je veux vivre et ne pas souffrir’. Mais je viens à vous et je vous donne ma Parole afin de fortifier votre chair aussi pour la douleur.

J’ai pitié de votre chair aussi, car lorsqu’elle est un instrument de rédemption, lorsque l’esprit de Dieu la possède et la pousse à son gré, comme un brin d’herbe que le vent agite de son baiser, elle n’est pas une matière répréhensible, mais une matière sainte qui connaîtra la gloire dans mon Royaume.

J’ai sanctifié la chair aussi en la rachetant par ma doctrine et mon Sang. Et celui dont la vie est fidèle à ma doctrine et qui ne se moque pas de mon Sang, mais grâce à ce Sang se perfectionne à mesure qu’il se purifie en lui, celui-là rend sainte sa chair aussi et agréable à Dieu.

C’est la nappe de votre autel. L’autel, c’est l’âme sur laquelle l’esprit s’immole. Mais chaque autel doit être recouvert de lins purs pour être prêt à devenir une table mystique. Une chair pure, sacrifiée, enrichie par la douleur, est la nappe qui recouvre votre autel, nappe d’une blancheur éclatante, lisse, ornée, sur laquelle le Prêtre éternel ne dédaigne pas de venir pour accomplir le rite avec l’hostie de votre esprit.

Ne vous attendez pas, ô chères victimes, à la gratitude et à la com­préhension du monde.

‘Vous êtes dans le monde et le monde ne vous connaît pas, car vous n’êtes déjà plus de ce monde’. Vous voyez qu’en cela vous êtes semblables à votre Maître.

Vous vous immolez pour le monde ‘et le monde vous regarde en hochant la tête et en vous couvrant de railleries’ et en vous frappant de ses armes perverses. En cela aussi, vous êtes semblables à moi.

Le monde cherche à vous attirer dans des pièges dangereux ‘par des interrogations sournoises qui semblent des louanges, mais qui sont des inquisitions aptes à leur mettre dans la main les pierres pour vous lapider’. Répondez au monde ‘par le silence et la patience’ et s’il insiste dans sa méchante inquisition – pour se persuader, en se sentant justifié de le faire, et vous persuader vous-même que ce que vous dites est un blasphème – répondez: ‘Je fais ce que veut mon Père. Mes œuvres sont manifestes; je n’agis pas dans l’ombre pour nuire. J’agis dans la lumière de la vérité. Si vous pensez que j’agis mal, faites-m’en la démonstration; si vous ne le pouvez pas, parce qu’il n’y a pas de mal dans ce que je fais, pourquoi me frappez-vous?’. Même si le monde vous tue, je vous donnerai une double vie, puisque vous serez martyrs deux fois: du monde et de l’amour.

Ne vous lassez pas d’être des victimes. Que les injures et les ingratitudes du monde, bien qu’elles soient des coups de bélier contre un coche fragile, ne vous poussent pas en dehors de la voie pourprée du sacrifice – ma voie – laquelle se raccorde à la voie royale de la gloire et conduit votre esprit à la joie de ma demeure.

Ne dites pas: ‘Tout est inutile’. Lorsqu’il semble que la semence soit tombée dans un sol stérile parce qu’elle ne bourgeonne pas tout de suite en tendres feuilles, c’est qu’elle pousse des racines profondes pour produire ensuite une tige plus robuste, donnant un jet d’épi grenu. Mais ce sont vos pleurs qui doivent arroser les mottes arides, et votre sang, sang des veines ou sang de l’esprit, c’est-à-dire l’holocauste total, qui doit nourrir la poussière sans sucs pour en faire une terre féconde.

La prière est comme l’eau qui s’évapore sous les rayons du soleil et s’élève pour ensuite descendre nourrir la terre. Votre prière – et toute votre vie est une prière – s’élève, sous la poussée de l’amour, vers mon trône, et fait des demandes pour vos frères et sœurs. Moi qui vois, et je ne me trompe pas, je la bénis et la renvoie à ceux qui sont dignes de la recevoir. Et si parmi vos frères et sœurs, il n’y a que des ennemis de l’amour, c’est-à-dire des ennemis de Dieu et de vous-mêmes, votre prière, que ma bénédiction a transformée en une ‘grâce’, revient vers vous et vous comble de biens célestes.

Ne vous lassez pas d’appeler ‘frères’ ceux qui vous traitent en ennemis. Les petits Jésus n’ont que des ‘frères’, même si les autres ne sont capables envers eux que de haine ennemie. Laissez les inconscients, et ceux qui n’ont que la conscience de Satan, accomplir leur œuvre. Vous, accomplissez la vôtre. Je veille et je juge et je donne à chacun selon son mérite.

Je vous ai parlé ainsi pour vous faire perdre vos illusions quant aux satisfactions humaines de votre vie de victimes. Moi, la Victime suprême, je n’ai jamais reçu, en trentre-trois ans de vie, autant d’injures que pendant les quelques heures qui vont du Gethsémani à ma mort. Mais ce furent précisément ces heures qui firent de moi le Rédempteur. Souvenez-vous-en.

Pour l’instant, vous ne devez espérer qu’en moi pour votre réconfort. Une fois l’épreuve finie, vous aurez la béatitude de lire dans le livre de la Vie les noms de ceux que vous aurez sauvés, et d’attendre, serrés sur mon cœur, leurs remerciements, alors que, rachetés par ‘notre’ souffrance, ils entreront dans la Paix.”

“Je ne parle pas pour satisfaire une curiosité superstitieuse ou mê­me simplement humaine. Je ne suis pas un oracle païen et je ne veux pas que vous soyez des païens. Je ne t’enlèverai donc pas la joie de ma Parole, mais je limiterai ma Parole à des points qui touchent uniquement à l’esprit, sans faire de parallèles entre lui et les évènements présents ou d’un avenir rapproché.

Cette lacune restera comme un avertissement pour beaucoup et durera aussi longtemps que je le voudrai. Mais si on devait faire un usage non spirituel de ton travail, je t’ordonnerai d’écrire pour toi seule et, au cas où tu n’obéirais pas, je t’enlèverai la Parole.

L’être humain corrompt tout ce qu’il touche. Ton Jésus est inquiet et sévère aujourd’hui. Pas avec toi, pauvre âme, mais avec ceux dont le cœur et l’esprit ne sont pas droits.”

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