Gli Scritti di Maria Valtorta

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216. Le 28 décembre

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216. Capitolo 216

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1943-12-28

Marie dit:

“Les premiers pleurs de mon Enfant frémirent dans l’air huit jours après la Naissance. Ce fut la première douleur de mon Jésus.

Il était l’Agneau et, en tant qu’agneau, il fut marqué du signe du Seigneur pour qu’il lui fût consacré: Premier-né, selon la loi divine et la loi humaine, entre tous les vivants.

Sa consécration à Dieu le Père avait déjà eu lieu au Ciel quand il s’était offert comme réparateur de la faute et rédempteur de l’humanité en changeant sa nature spirituelle en celle d’Homme, Verbe fait Chair par désir d’amour.

Victime déjà placée sur la pierre du céleste autel, Victime sainte et sans défaut, il n’avait pas besoin d’autres consécrations, toujours imparfaites comparées à sa sublimité. Mais telle était la Loi et personne, en dehors de ceux à qui Dieu avait révélé la nature de mon Fils, ne savait que l’Enfant de la femme de Galilée était le Saint, l’Oint du Seigneur, l’éternel Pontife, le Rédempteur et Roi. La Loi devait donc s’accomplir pour ce mâle premier-né, né au Seigneur et offert à lui selon sa volonté.

Les fils d’Abraham étaient tous circoncis, mais le signe sur les premiers-nés était vraiment l’anneau qui les unissait à Dieu et les consacrait à l’autel. Ceux qui n’avaient pas au préalable déjà subi pour le Seigneur ces épousailles mystiques ne pouvaient être offerts à notre autel. Les premiers-nés hébreux étaient deux fois saints, par leur circoncision et par leur offrande au Temple. Et l’Innocent qui pleurait sur mon sein après avoir versé les premières gouttes de ce Sang qui est pardon était infiniment saint.

Si ceux qui assistèrent au rite avaient eu l’esprit vivant, ils auraient compris quelle Mmajesté se cachait derrière ces chairs d’enfant, et ils auraient adoré Dieu apparu parmi les humains pour les amener à Dieu. Mais alors comme aujourd’hui, les humains avaient le cœur encombré de choses pratiques et non de religion, d’intérêts et non de détachement du monde, d’égoïsme et non de charité, d’orgueil et non d’humilité. Le visage de Dieu n’apparut donc pas à leurs yeux, bril­lant dans les chairs de l’Innocent.

Pour connaître Dieu, il faut faire de sa recherche le but de la vie. Il se révèle alors sans plus de mystère, ou plutôt avec l’élément de mystère que, dans sa sagesse, il juge bon de garder pour ne pas vous réduire en cendres par sa splendeur: sache-le, Maria, la vision de Dieu comme il est – et comme il n’est donné de le voir qu’au Ciel, car au ciel, il n’y a que des esprits que la sainteté aura rendus aptes à contempler Dieu – cette vision est d’une telle puissance que seule notre nature faite à la ressemblance de Dieu peut la supporter, tout comme un fils peut toujours voir la puissance et la beauté de son père sans se sentir effrayé et abattu.

C’est au Ciel, au-delà de la vie humaine, que l’homme assume sa vraie ressemblance à Dieu, c’est alors qu’il peut le fixer et accroître sa propre splendeur à la splendeur divine, sa béatitude en contemplant l’Amour qui vous aime.

Le Sang de mon Fils, en coulant, appela un cortège pourpré d’au­tre sang innocent.

Les pieds du Christ fouleraient corporellement l’âpre sol de la Palestine, rendu encore plus hostile à sa marche par la méchanceté de la volonté humaine qui alliait aux ronces et aux pierres du chemin sa rancœur, les embûches, la trahison et le crime.

Le Roi des Juifs et le Roi du monde n’a pas eu de doux et précieux tapis sous les pieds. Même au moment de son bref triomphe humain – si humain que, étant le fruit de l’exaltation de la foule pour le présumé roi des Juifs, pour celui qui redonnerait du lustre au peuple hébreux, tomba comme un coup de vent qui ne gonfle plus la voile et se mua en ouragan – même alors, il n’eut que de pauvres vêtements et des branches d’olivier, hommage des pauvres, sous son encore plus pauvre monture.

Mais ce que les humains ne voyaient pas, l’Homme-Dieu le voyait sur la Terre et Dieu le voyait au Ciel; et lorsque mon Christ retourna au Ciel, après son martyre, pour recevoir l’étreinte du Père, ses pieds transpercés volèrent lestement sur un précieux tapis de pourpre vive qu’avaient laissé, comme un saint sillage allant de la Terre au Ciel, les premiers martyrs de mon Fils – les petits innocents – lorsqu’ils étaient tombés comme des javelles de blé, fauchées par le moissonneur, et comme des prés de boutons de fleurs coupés à foin, empourprant de leur sang la voie du Ciel.

Toute rédemption a besoin de précurseurs qui la préparent. Et non tant par la parole que par le sacrifice. La Rédemption, désormais commencée, eut à son aube le sacrifice de l’innocence assassinée par la férocité, et à son midi le sacrifice de la pénitence tuée par la luxure pour qui la pénitence est un reproche.

Le Sang du Golgotha tomba entre ces deux sangs héroïques pour vous enseigner que c’est entre l’innocence et la pénitence que le Rédempteur se pose et que le Sang du Christ appelle votre sang à la gloire de la souffrance pour le sanctifier et sanctifier le monde, par l’union de votre sang au Sang très saint de mon Fils.”

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