Gli Scritti di Maria Valtorta

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87. Le 14 août

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87. Capitolo 87

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1943-08-14

Jésus dit:

“Je t’ai dit[1] que tu es comme ça grâce à l’aide du Père[2]. Il ne doit en tirer aucun orgueil, et toi aucun abattement, et personne ne doit s’étonner de cette affirmation.

Je suis Dieu et je n’ai pas besoin d’intermédiaires, c’est vrai. Mais justement parce que je suis parfait en tout, dans l’intelligence comme dans l’amour, je sais combien cela vous est nécessaire pour vous encourager et vous faire sentir à quel point je vous aime. Ainsi, le fait de demander votre collaboration pour accomplir mes prodiges n’est pas un signe de faiblesse de ma part ou d’incapacité à opérer seul, mais une preuve d’amour et d’intelligence.

Je vous aime tant que je m’abaisse à demander votre aide. Je vous comprends si bien que je sais que cette requête vous encourage plus que toute autre chose.

Pour devenir aliment qui nourrit votre esprit, je n’aurais besoin de personne. Je demande néanmoins des mains sacerdotales pour opérer le miracle du pain qui se transforme en Corps de l’Homme-Dieu. Et il en est ainsi de l’élévation réciproque.

J’ai fondé une vraie société dont les membres vivent, dans ma pensée, l’un pour l’autre, dont l’un est le soutien de l’autre. Du plus grand au plus petit, vous avez tous une raison de faire partie de la splendide équipe de mon Église, une dans l’essence et trine dans la forme, comme son Roi et Pontife divin, à la fois Un et Trin avec le Père et l’Esprit.

La Communion des saints unit les catholiques du passé avec ceux du présent, les catholiques qui peinent avec ceux qui luttent et ceux qui jouissent du bonheur. Le ciel, la terre et le purgatoire s’entraident et se complètent mutuellement, et de la même façon, les membres de l’Église militante doivent s’entraider et se compléter mutuellement.

Oh! Sublime charité qui es née de mon cœur, déchiré par la trahison avant d’être déchiré par la lance, signe vivant de l’appartenance à moi! Si vous pouviez voir la valeur que possède, aux yeux des êtres célestes, l’amour que vous avez les uns pour les autres comme pour des frères et sœurs, selon mon commandement d’amour, personne d’entre ceux qui sont dotés d’intelligence ne voudrait ne pas aimer son prochain avec pureté, avec une vision spirituelle et une spirituelle ardeur. Ainsi s’aimaient mes premiers disciples et c’est leur façon de s’aimer qui a convaincu le monde de la vérité du Christ.

Mais maintenant... Le monde peut-il encore en être convaincu alors que la haine s’est substituée à l’amour et l’intelligence sert à nuire, la parole à mentir, le cœur à trahir, les mains à tuer?

Priez... Vous pouvez bien prier. Mais est-ce qu’une plante peut vivre appuyée contre un granit brûlant? Non. Elle meurt parce que sa racine ne trouve point le suc de vie. Ainsi meurt votre prière qui n’est pas nourrie par l’amour.

Et dire que ce serait la grande fête au Ciel si ce grand pécheur, l’être humain, revenait au Père qui l’attend pour le pardonner et le couvrir de dons!

Je vais portant la croix, ramassant les croix que Satan abat et que vous ne savez porter.

Le monde a rejeté l’Église et les églises tombent. Mais malheur à ce jour où le Fils de l’Homme n’aurait plus d’autels pour répéter le Sacrifice et plus de ciboires pour le Sacrement de mon amour.”

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Notes

  1. Dans la dictée du 13 août. ↩
  2. Le père Migliorini. ↩