Gli Scritti di Maria Valtorta

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118. Le 13 juin

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118. Capitolo 118

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1944-06-13

Depuis hier soir à 18 h, j’ai la vision d’un Cœur resplendissant. On dirait de l’or liquide, de l’or devenu verre précieux et illuminé à l’intérieur par une forte lumière. Des rayons intenses s’en échappent et l’entourent comme une magnifique auréole. Ce cœur bat impétueusement, comme lorsqu’une émotion ou quelque sentiment profond le bouleverse. En lettres d’un or encore plus éclatant et plus clair, on lit à l’intérieur le sigle: I†HS.

Mais ce cœur, dont la forme et le mouvement sont en tout ceux du même organe humain, m’apparaît comme une hostie vivante qui rayonne dans son ostensoir en or; en effet, les éclairs lancés par les rayons l’arrondissent, pour ainsi dire, dans sa pointe et tout spécialement parce que, là où s’inscrit le sigle saint, il semble y avoir une grande hostie, très lumineuse, qui vit dans la chair, lumineuse elle aussi, du Cœur divin, comme si elle était l’âme de ce Cœur béni.

Je récite les prières de l’après-midi, dites en commun, de cette manière, en ayant les yeux de mon âme fixés sur ce Soleil d’amour qu’est le Cœur du Christ… et je me propose de faire mes dernières offrandes pendant que les autres dînent, parce qu’il m’a été impossible de les faire durant la journée, pour une raison ou pour une autre.

Mais à peine étais-je seule que, pendant que j’enlevais les livres et les travaux posés sur mon lit pour m’y mettre, je fus soudainement prise par une attaque cardiaque si forte que j’ai bien cru partir dans l’autre monde. Et je ne pouvais rien faire… sinon dire à Jésus: «Prends cette souffrance que tu me donnes à la place de celle que j’avais, moi, l’intention de te donner.» J’ai souffert ainsi des heures durant.

Je souffre encore aujourd’hui, encore maintenant. Mais je vois toujours le Cœur rayonnant et j’en suis soulagée en toutes choses hormis la chair, qui est un véritable et absolu supplice.

Hier soir, je croyais vraiment mourir et pour ne pas mourir seule, j’avais posé devant moi, sur mes genoux légèrement fléchis, mon Jésus, la Vierge de Fatima et Gemma.[1] J’aurais aussi voulu saint Joseph, mais je ne pouvais pas bouger pour le prendre. Je tenais le chapelet ainsi que celui de Notre-Dame des Douleurs, et j’avais l’impression d’être comme entourée des meilleurs infirmiers qui soient. Je gardais les yeux fixés sur Jésus, Marie et Gemma; quand j’ai senti la morsure devenir plus vive et le cœur ralentir ses battements jusqu’à les suspendre quelques secondes, j’ai pensé: «Cette fois, je m’en vais», et je les regardais encore plus, je les appelais. Non pas pour être préservée de la mort, mais pour mourir dans un acte d’amour, pour que mon dernier mot et mon dernier regard soient pour eux. En Gemma se trouvaient tous les saints. Entre Jésus et Marie je plaçais également saint Joseph, et tout était en ordre.

Puis Jésus dit:

«Ton esprit a vu juste. Mon Cœur est eucharistie vivante. D’où vient l’amour? Du cœur. Qu’est l’Eucharistie? L’amour. Il s’ensuit que, lorsque vous pensez à l’Eucharistie, vous pouvez vous dire: “Voilà le Cœur du Cœur de Jésus.” Et lorsque vous pensez à mon Cœur, vous pouvez vous dire: “Voici la matrice au sein duquel l’Eucharistie s’est formée.”

Mon cœur! C’est l’Hostie qui s’est immolée même au-delà de la mort, voulant être rompue même après avoir tout souffert pour être, non seulement martyrisée par la trahison, l’abandon et la torture, mais aussi offensée au-delà de la vie pour livrer les dernières gouttes qui se trouvaient encore dans les cachettes d’un martyr saigné à mort.

L’Hostie a été hostie quand elle n’était encore que Pensée, et elle devint Chose pour être Hostie.

Je ne t’en dis pas plus, car tu ne peux écrire davantage. Aime mon Cœur de tout ton cœur, jusqu’à son dernier battement. Parmi les tortures de sa maladie, que ton cœur amoureux m’aime moi, qui suis le Cœur de Dieu.»

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Notes

  1. Il s’agit probablement de sainte Gemma Galgani, vierge de Lucques (1878-1903), pour laquelle l’écrivain avait une grande dévotion. ↩