Gli Scritti di Maria Valtorta

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195. Le 19 octobre

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195. Capitolo 195

IT Traduzione in arrivo

1944-10-19

Jésus dit:

«Maintenant, je vais te parler.

Je ne t’ai montré qu’un ange, un simple ange. Non pas un séraphin, ni un chérubin ou un archange. Un ange, je dirais même le plus petit pour t’amener à comprendre combien il est banal dans les armées qui exultent au ciel. Or tu as vu comme sa lumière, qui donne un corps incorporel à son essence toute spirituelle, a obscurci la lumière de tous les astres réunis.

Par le désir de ma Pensée, j’ai appelé un ange et il est venu de la sphère céleste la plus lointaine; or, entre le moment de mon appel et celui où il est arrivé à mes pieds, il ne s’est pas écoulé cette fraction de temps que vous appelez seconde de minute.

J’ai voulu cela pour te montrer combien ceux qui croient être savants parce qu’ils connaissent les dogmes – pas toujours exacts et jamais complets – de la science humaine et se figurent posséder des océans de lumière, de vérité et de beauté, n’en connaissent qu’une particule. Encore est-elle unie à bien des scories.

Tu as dit: “Que de mystères là-haut!”

Oui, ma petite étoile de ton Maître. dans cette création, la vie ne s’arrête jamais, et elle ne s’arrêtera pas avant que je ne dise: “Assez!” Alors je modifierai, comme dans ma Pensée, les aspects et les lois que j’ai donnés à la vie depuis des millénaires.

Il y a la vie de l’espace qui, par sa légère solidité, facilite et soutient la course et le poids des astres; par sa composition et sa température glaciale, il en permet le perfectionnement vers ce maximum que j’ai établi pour toute vie. Ici, l’on obéit à ma volonté. Il y a la vie des astres et des planètes qui forment des nébuleuses – qualifions-les de fœtus d’astres en formation dans ce grand sein qu’est l’air spatial –; elles se solidifient lentement, se nourrissent comme des bouches voraces d’enfants en prenant aux vies déjà formées du gaz et des métaux comme un enfant tire sa nourriture et sa boisson du sein de sa nourrice. La course inlassable de toutes ces vies stellaires permet ce flot de molécules, gaz et métaux qui embrasent les nébuleuses; au contact de ce feu, elles se fondent dans le noyau initial et se condensent toujours plus, jusqu’à ce que la flamme devienne feu, et le feu astre. Il y a aussi des unions et des naissances, des naissances et des unions tout comme des morts d’astres d’une grande longévité qui, en se désagrégeant en une ultime convulsion de vie, servent de noyau à d’autres vies latentes dans le grand fleuve de Galatée. Il n’y en a pas une qui n’ait une mission d’amour pour vous également, malgré votre éloignement. Vous êtes à des milliards de kilomètres, mais plus loin encore puisque vous ne savez pas “voir” avec un regard d’enfant de Dieu.

Je t’ai montré cette poussière d’astres. C’est une poussière en comparaison de la splendeur de mon ange. Mais, ma petite fille à qui je soulève des voiles du mystère pour te faire oublier la terre et aimer toujours davantage ma Patrie, quel nom devrions-nous donner à ceux qui ne sont grands qu’en orgueil et qu’on appelle: hom­mes? Pourrais-je leur dire: “Regardez”? Non, ils ne verraient pas. Ils ne croiraient pas même si, par quelque miracle de puissance, je les faisais voir. Ils ont mâché le pain et le fruit de l’orgueil et de la science humaine. Elle les rend fous. Je leur ai livré et je leur livre encore des pages de vérité et de sainteté. Mais elles sont trop nombreuses à tomber au sol comme de pauvres fétus de paille. Les “hommes” – donnons-leur le titre nobiliaire selon leur conception – ne se soucient guère de ces paroles.

Le mot “homme” devrait signifier: “enfant de Dieu, fait à l’i- mage et à la ressemblance du Père en ce qui concerne les pensées, les affections, les actes, les impulsions, les désirs”. Voilà ce que sont des enfants. A l’opposé, “homme” veut dire actuellement “l’animal le plus orgueilleux, le plus vide, le plus cruel, le plus léger, le plus con­traire à Dieu”. Il se croit tout, mais n’est rien. Et cela parce qu’il n’est plus “enfant de Dieu”, mais seulement “homme”. Où est l’âme de l’homme? Qui en possède encore une?

Ma fille, laissons ces malheureux à leur triste sort et cherchons à les en arracher par l’amour. Il n’y a guère que l’amour qui puisse ce que rien d’autre ne peut plus faire. Mais il a beau être “puissant”, il est souvent rendu impuissant parce qu’il butte contre un orgueil qu’aucun assaut du Bien ne parvient à ébranler. Ils se prennent pour des “dieux” parce qu’ils ont sur les lèvres le mordant du fruit du savoir humain. Adam ne meurt pas. Il renaît en chacun, y apportant sa tendance. Or Adam s’est perdu pour avoir voulu connaître, et con­naître pour devenir “dieu”.

Viens. Que le pain et le fruit de la Vérité et de la Sagesse soient donnés aux enfants de la Lumière, aux enfants de Dieu, car elles ne sont pas seulement destinées à ce qui est uniquement inhérent à Dieu, mais aussi à ce qui se trouve dans l’univers, puisque tout provient de Dieu.

Aspire au ciel. Là, il n’y aura plus de dissonances entre ceux qui te côtoieront et toi. Là, il n’y aura plus d’opposition entre ton désir et ce que tu possèderas. Là, tu te reposeras, bienheureuse, en fête. Là, tu me possèderas. Si le fait de me posséder au milieu des contraintes de ta condition de femme vivant sur la terre te procure la joie qui t’exalte, imagine ce que ce sera de me posséder sans plus aucune limite!

La vie passe. Le ciel vient. La douleur meurt. La béatitude demeure. Ceux qui m’ont aimé et servi seront les étoiles éternelles quand tout astre sera mort à la fin de la création. Mes étoiles…»

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