Gli Scritti di Maria Valtorta

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38. Le 20 février

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38. Capitolo 38

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1944-02-20

Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas eu aujourd’hui d’autre con­tem­plation que celle de la croix avec mon Jésus qui regarde vers le bas, vers le pied de son échafaud; il regarde Marie et Jean qui regardent Jésus, en haut. Ils me tournent presque le dos.

Elle s’est éclairée en moi alors que j’écoutais la messe retrans­mise par la radio française, plus précisément au moment du Sanctus. Elle était si nette et si parlante pour l’esprit, que je me suis dit que la messe vue de cette manière est céleste.

L’enfer des bombes a suivi[1]… Mais pas même cette terreur n’a réussi à chasser la vision que j’avais. Elle a duré toute la journée.

Je puis donc vous dire que Marie porte son vêtement habituel d’un bleu très foncé qui la recouvre entièrement, et que celui de Jean est violet pâle, avec un manteau couleur noisette clair.

Je vois de biais le visage très pâle de Marie, pâle jusqu’aux lèvres de sa bouche, marquée par un pli douloureux. Elle paraît avoir plus de soixante ans tant la douleur la défigure, elle qui n’a encore que cinquante ans à la mort de son Fils.

Egalement de biais, je vois Jean dont le beau visage juvénile est voilé par une profonde douleur, pâle lui aussi et comme vieilli en quelques heures. Seuls ses longs cheveux blonds, à peine un peu plus clairs que ceux de Jésus, sont toujours les mêmes, bien coiffés et soyeux; ils luisent, avec des reflets d’or.

Face à moi, en revanche, je vois Jésus: tout est exposé, ses con­tusions et ses blessures, son visage déjà marqué par la mort qui approche, complètement défiguré par rapport à ce qu’il était avant la Passion. Je remarque que la croix est très haute. Les pieds de Jésus sont au moins à deux mètres du sol.

Je ne vois rien d’autre. Il me semble que c’est le moment où Jésus confie Jean à sa Mère.

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Notes

  1. C’est la période de la Seconde Guerre Mondiale. ↩