1944-04-18
9. J’étais hier soir dans la plus grande désolation pour avoir vu se briser jusqu’à la petite lueur d’espoir qu’il me restait et que je cherchais à rendre inébranlable en l’entourant de foi et d’une prière douloureuse mais constante. C’est alors que le Rédempteur m’est apparu dans son vêtement de dérision devant Hérode, déjà flagellé et couronné d’épines, les mains liées. Il s’avançait vers moi en me regardant fixement, douloureusement. Le Rédempteur! Auparavant, je l’appelais, avec une douce affection: Jésus. Maintenant, je l’appelle: Seigneur. Je l’appelle: Dieu. Je l’appelle: Rédempteur. Ce sont de beaux noms. Mais trop “d’étiquette”. Et l’appeler: Jésus avec la même confiance qu’avant, je ne le peux plus. Il n’a pas parlé. Il me laisse dans la torture sans m’apporter le moindre réconfort. C’en est trop! Rien ne me donne la paix. Je sens que ma raison vacille.