Gli Scritti di Maria Valtorta

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108. Le 24 mars 1946

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108. Capitolo 108

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1946-03-24

Je l’ai tant attendu, dans l’espoir d’entendre les paroles de l’ange, si douces, si limpides et consolantes!

Mais je dois vous dire que, après votre départ, un ange – qui n’est pas le mien, me semble-t-il –, m’est resté présent constamment, et de manière visible. Je vous dis qu’il ne me semble pas être mon ange gardien car, alors qu’Azarias a l’habitude de se montrer à moi en se matérialisant avec beauté comme je l’ai décrit il y a quelque temps,116 celui-ci est complètement spiritua­lisé; il est d’une lumière extrêmement vive que seul un miracle de Dieu me permet de fixer; des êtres spirituels il possède la beauté incorporelle. Il ne se sert pas de ses pieds pour bouger, mais des deux lumières des ailes. Tout est lumière en lui: son visage, ses mains croisées sur la poitrine, son vêtement extrêmement blanc et immatériel… Je parle de mains, de visage, de vêtement, car nous autres, pauvres humains, ne pouvons que nous exprimer matériellement pour décrire ce que nous voyons. Mais cet esprit si beau, qui ne me quitte pas un instant et avec lequel mon âme entretient de continuelles conversations d’amour, ne possède que la condensation incorporelle de son esprit en forme de visage, de mains ou de vêtements pour se rendre présent à mon regard spirituel. Il est donc réduit au minimum nécessaire pour atteindre son but, ce qui implique qu’il me faut employer des termes impropres et très matériels pour parler de son visage, de ses mains ou de son vêtement. Bref, il m’apparaît de la même manière que l’ange de Gethsémani qui était “une lumière en forme d’ange”;117 Il ressemble à l’un de ceux que j’ai vus dans les chœurs du paradis… Oh! Lumière, lumière qui chante dans les azurs infinis du ciel… Il ressemble aux anges de Noël… pour les bergers… à l’un de ceux qui, au cours d’une des dernières nuits de mon exil à Còmpito,118 me portèrent à l’extase en me survolant tout en chantant des mélodies indescriptibles…

Je ne sais de qui il s’agit. Je sais que sa présence m’est un réconfort. Il m’est plus doux qu’un clair de lune pour le voyageur solitaire et perdu, et il m’apporte la certitude que je ne suis pas seule, mais que j’ai la meilleure des compagnies et des guides, et que je suis sur la meilleure des voies: celle de l’ange de Dieu, et sur la voie que les anges suivent: celle de Dieu. J’ignore qui c’est. Sa présence me comble de bonheur, mais il ne me révèle pas son nom.

Hier Marta est partie pendant six heures à Camaiore… Eh bien, j’ai eu beau rester seule dans ma chambre pendant trois heures sur six, j’étais si heureuse de cette présence angélique que j’en éprouvais même un mieux-être physique. Je me suis recueillie pour méditer et contempler, ce qui peut paraître de la somnolence aux yeux des autres, alors qu’il s’agit de ferveur de l’âme, et j’étais ravie de bonheur… Quelle paix…!

Mais voici Azarias qui apparaît et parle. Par conséquent, l’ange de lumière n’est pas Azarias… et, moi, j’écris.

Azarias119 s’agenouille alors pour écouter Gabriel qui, renforçant sa lumière, me salue ainsi: «Ave Maria!» Rien d’autre que «Ave Maria.» Puis il me dit une parole terrible – réellement terrible – et me donne un ordre. Quelle condamnation de ce qui le motive! Mais je l’emporterai dans ma tombe. «Il est bien plus terrible que le secret de Fatima, me dit l’archange, et ne doit pas être révélé parce que les hommes – même ceux pour qui il a été émis – ne méritent pas de le connaître.» Après cela, l’archange chante, en compagnie d’Azarias qui s’est relevé de sa génufle­xion: «Bénissons le Seigneur.» Je réponds: «Grâces soient rendues à Dieu», comme Azarias me l’a appris, et je dis avec eux: «Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit»… Il me faut maintenant porter aussi le poids angoissant de cette terrible connaissance…

Etant donné que l’archange m’a saluée d’un “Ave Maria”, je pense que ce doit être lui qui m’a parlé le 5 décembre. Vous sou­venez-vous de ce billet comprenant une règle pour Dora? Mais je ne demande rien… et je reste dans mon incertitude.

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Notes