Gli Scritti di Maria Valtorta

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123. Le 17 juin 1946

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123. Capitolo 123

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1946-06-17

Bouleversée, amère, doutant de tout et de tous – et même de la Voix bénie –, à cause du comportement des hommes vis-à-vis de “l’Œuvre”, je me sens décidée à résister à ce que j’en arrive à considérer comme une tromperie diabolique: je me dis en effet que, «si c’était lui, le Seigneur, qui dicte, il saurait protéger ses dictées». Et je bois le plus amer des calices…

Mais la Voix de Jésus, angoissée, insistante, pleine d’amour malgré son anxiété, m’appelle pour me dire:

«Maria! Maria! C’est moi. Comment peux-tu en douter? Même dans cette tempête, ton âme est-elle troublée? Non. Elle est en paix. Elle ne craint ni la mort corporelle parce qu’elle est en paix, ni le Seigneur. Elle ne le craint pas, parce que je suis la Paix. Je te l’ai dit au début des dictées: “Un signe que c’est bien moi, c’est la paix que je transmets.” Ah, Maria! Ma Maria! Ne délire pas! N’en viens pas à ne plus me reconnaître… Jean! Mon petit Jean! C’est Jésus! C’est ton Jésus qui t’appelle, qui souffre avec toi, qui pleure de te voir tellement rongée de douleur que tu n’arrives plus à me reconnaître. Maria, ma violette, mais ne vois-tu pas que c’est ton Rédempteur, ton Seigneur, ton Amour? Ma pauvre, pauvre fille! Et que devrais-je dire à ceux qui te mettent dans cet état? Pour ne rien dire de terrible, je garde le silence à leur endroit. Mais malheur à ceux à qui la Parole ne parle plus! Viens, ma pauvre fille, ici, comme ça, sur mon cœur, dans mes bras. Ici, comme un enfant apeuré. Ma Maria! Ma petite “voix” fidèle! Ne souffre pas. Ne résiste pas à ma parole. N’aie pas peur d’être trompée. Je vais si bien te consoler que je te persuaderai, que je te reconquerrai, toi qui, en ce moment, adores Dieu mais crains celui qui te parle. Je suis pour toi un père, une mère, un époux, un frère, un ami, un prêtre, tout. Je te l’ai dit. Voici l’heure à laquelle je suis tout, l’heure à laquelle tu en es venue – comme je te l’avais prédit – à rester avec moi seul, car les hommes ne peuvent suivre leurs victimes jusqu’à la croix, ils sont plutôt des tortures dans la torture de la victime.»

Puis il me prend, malgré ma réticence, et me console… Il était temps, parce qu’ils me font mourir en m’ôtant la paix qui con­siste à ne pas craindre…

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