Gli Scritti di Maria Valtorta

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143. Le 31 janvier 1947

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143. Capitolo 143

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1947-01-31

A 5 h 45 ce matin, Jésus me dit, après que je l’eus prié et supplié de tempérer sa sévérité – je pourrais même dire, et ce serait plus approprié: son dédain – et de me répondre, ne serait-ce que pour ma paix personnelle, à propos des fameux “trois mois” qui heurtent les examinateurs:

«Tu modifieras la première période de la vision du 28 mars 1944144 par ces mots: “Les deux époux se dirigent tout d’abord vers le Temple par des rues déjà noires de monde du fait de la proximité de la solennité pascale. Joseph laisse les deux ânes dans une écurie après les avoir nourris puis il va adorer le Seigneur en compagnie de Marie.” Cette correction leur montrera avec plus de précision que Marie partit chez sa cousine pendant l’octave pascale, pour être auprès d’elle lorsque Zacharie s’absentera d’Hébron pour “se présenter devant la face du Seigneur à la fête des Azymes, comme tout mâle y est tenu” (Dt 16, 16), soit environ un mois après l’Annonciation. Au sujet de ce laps de temps passé à Hébron, je te dis, à toi – et précisément parce que c’est toi, mon petit Jean, qui souffres pour la justice –, que quarante-huit plus quarante font quatre-vingt-huit, soit deux jours de moins de quatre-vingt-dix, qui font trois mois.»

En ce qui concerne le péché originel (dictée du 5 mars 1944, fascicule 2 Q, p. 55) et les dictées de Jésus et de Marie dans le Pré-évangile à la suite de l’Annonciation (p. 69ss jusqu’à la p. 74 incluse), Jésus dit:

«La leçon sapientielle est si claire et exhaustive, à même d’instruire les ignorants et de convaincre ceux qui – n’ayant aucune foi ou bien peu à cause de leur rationalisme ou pour quelque autre raison –, ne se satisfont plus de fables, qu’il n’y a pas le moindre iota à ajouter ou à supprimer. Seule un aveuglement volontaire peut ne pas reconnaître la sage vérité contenue dans cette dictée. Tu joindras à ce point la dictée du 5 mars 1944, pour qu’ils aient sous les yeux la leçon tout entière; s’ils sont humbles, ils en comprendront la vérité.»

Je me permets de répéter à Jésus, qui est présent et si bon, une question qui me fut posée par un père servite; j’ignore de qui il s’agit précisément, mais il me semble que ce doit être le Père Berti et je ne sais si c’est par une initiative personnelle ou sur la suggestion d’autrui. Cela concerne la descente de Jésus aux enfers que j’ai retrouvée par hasard à la date du 15 janvier 1944, et qui semble avoir heurté quelqu’un.

Il me répond… C’est alors qu’arrive la lettre du Père Berti qui me demande d’écrire une note à présenter au saint-père. A peine cette lettre m’était-elle apportée que Jésus, tout sourire, tout lumineux, me dit: «Ouvre-la et lis-la.» Je le fais, encore stupé­faite comme chaque fois que les paroles de Jésus correspondent à ce qui arrive. Jésus me dit en souriant: «Voici pourquoi je te satisfais précisément maintenant, après quatre mois, et pour ce Père, auquel je t’ai déjà dit que tu pouvais communiquer ce passage-ci. Quant aux autres, tu sais à qui tu dois les transmettre, quand et comment. Maintenant écoute-moi, je vais t’en rappeler le principe.»

Jésus dit:

«Tu rapporteras ce qui suit au Père Berti, maintenant que tu sais que c’est lui qui te l’a demandé:

Dans la dictée du 15 janvier 1944 à ma Maria, j’ai dit: “Lorsque j’y suis descendu pour tirer des limbes ceux qui attendaient ma venue, cette horreur m’a fait horreur et, si ce que fait Dieu n’était immuable parce que parfait, j’aurais voulu le rendre moins atroce, car je suis l’Amour et j’ai souffert devant une telle horreur.” Je voulais parler des différents lieux d’outre-tombe où se trouvaient les défunts pris en général et appelés “enfer” par opposition au paradis, où se trouve Dieu.

Lorsque, dans ma surabondance de joie après que le sacrifice eut été consommé, je pus ouvrir les Limbes aux justes et tirer du purgatoire une foule d’âmes, j’ai frémi d’horreur en contemplant en esprit que seul le lieu de damnation ne connaissait ni rédemption ni transformation de l’horreur. Mais je n’y suis pas entré. Il n’était ni juste ni utile de le faire.

Vous vous étonnez que j’aie pu faire sortir une foule d’âmes du purgatoire? Pensez donc: si une messe peut délivrer des âmes du purgatoire et leur sert toujours à abréger et adoucir leur purification, que n’aura pas été le sacrifice réel de l’Agneau de Dieu pour elles? Moi, qui suis Prêtre et Victime, je leur ai appliqué mes mérites et mon Sang, et cela a blanchi les étoles pas encore complètement purifiées par le feu blanc de la charité purificatrice.

Envoie-lui ceci, accompagné de ma bénédiction.»

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Notes