Gli Scritti di Maria Valtorta

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167. Le 15 juin 1947

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167. Capitolo 167

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1947-06-15

Mon état de santé est très grave et je souffre énormément depuis quelques jours. Les poumons et le cœur refusent de fonctionner, une fièvre élevée et permanente me brûle, une toux violente et sèche me brise la poitrine, j’ai des moments de suffocation et de douleurs atroces…

Eh bien, je suis dans la joie, dans cette grande joie que j’éprouve quand je souffre plus que de coutume. En effet, lorsque je souffre comme ces derniers jours et que je suis entre la vie et la mort, l’Amour divin me fait savourer le miel des paroles sapientielles ou divines. Voilà, c’est ce que je savoure aujourd’hui.

Je lisais: «Le Règne de Dieu est au-dedans de vous.» Mon Seigneur me fait lire cette seule phrase et me plonge immédiatement dans la contemplation de ce royaume de Dieu qui est en moi. Aussitôt la joie – cette joie déjà paradisiaque des habitants du Royaume, de ceux qui possèdent le Royaume – m’enveloppe, me recouvre, me pénètre, me saisit. Le Royaume de Dieu, me suis-je exclamée, c’est le royaume de la joie véritable! Et je me suis mise à savourer cette joie puissante, forte, qui est “vitale” même pour une personne physiquement épuisée, tant elle ap­porte la perfection du ciel, cette perfection dont est exclu tout ce qui est douleur, faiblesse, faim, soif, sommeil, larmes; c’est pourquoi elle communique à celui qui la savoure, même au milieu des souffrances d’une maladie ou d’une agonie, un équilibre paisible, une joie, une volonté sereine de souffrir pour toujours plus posséder le Royaume en soi, ce Royaume que l’on obtient en faisant la volonté de Dieu.

Oui, c’est bien cela! C’est dit dans la grande prière: «Notre Père, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite.» C’est cela: pour que vienne son Règne, il faut faire sa volonté telle qu’elle nous est présentée par ce Père d’amour, qui veut que ses enfants sanctifient son Nom, non par des vaines paroles de louanges, mais par les œuvres, afin qu’ensuite ils se sanctifient à leur tour grâce à elles et possèdent la joie parfaite.

Mon âme réfléchit à tout cela et elle éprouve une joie com­plète, bien que dans ma chair ainsi qu’en tout et en tous ceux qui m’entourent, tout soit source de douleur… Mais la parole divine est du miel doux pour qui sait la savourer grâce à un don reçu de la bienveillance de Dieu.

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