Gli Scritti di Maria Valtorta

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171. Le 27 juillet 1947

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171. Capitolo 171

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1947-07-27

A peine la messe a-t-elle commencé que Jésus dit:

«Une leçon, une grande leçon, ma Maria.

Voici! Regarde…» (le sommet du Calvaire m’apparaît, jaune et dépouillé, avec la croix dressée portant la Victime, Marie et saint Jean à ses pieds. Plus bas, Jérusalem dans le soleil. Sur le Calvaire, la foule qui insulte…)

«Observe, mon âme tant aimée, que je ne me lasse jamais d’en­seigner, car je désire que tu connaisses tout de moi, autant qu’il est permis à une créature encore sur terre. Je veux que tu arrives à moi en étant instruite à mon sujet. Je veux en effet que tu connaisses Dieu avant que la mort ne t’emporte au Royaume de l’intelligence et de la connaissance.

Observe, mon âme: quel fut le prêtre, au Calvaire? On dit: “Jésus fut Prêtre et Victime”. C’est exact. Moi seul pouvais être prêtre pour moi-même, par ma volonté d’offrande, pour accomplir la volonté de mon Père. Aucune force humaine n’aurait pu me sacrifier, moi qui suis Dieu, si moi, Dieu, je n’avais voulu ce sacrifice.

Mais outre ce Prêtre spirituel – en réalité invisible pour le monde puisque j’avais alors l’aspect d’un prisonnier coupable et non d’un prêtre libre –, outre cette qualité mystique et incorporelle de Prêtre pour moi-même que seuls ma Mère et quelques rares autres âmes comprenaient, il y avait la personnalité bien réelle des prêtres qui sacrifiaient l’Agneau.

Or qui étaient-ils? Jean, peut-être? Ou l’un des disciples restés fidèles? Peut-être l’un des rares justes d’Israël? Non. Mes immolateurs – autrement dit les prêtres du rite perpétuel qui commençait, du rite saint d’adoration et d’intercession, du rite eucharistique et propitiatoire – étaient les juifs pécheurs, les faux prêtres, les pharisiens avides, les saducéens et les hérodiens pleins de haine et de la triple concupiscence, rebelles à Dieu, à l’Amour et à l’amour du prochain. Mes immolateurs étaient les Romains, du gouverneur aux légionnaires. Ce sont les pécheurs de mon peuple et les païens qui offraient l’Innocent divin et l’immolaient.

Pourquoi cela? N’était-ce pas inconvenant? Non, ce ne l’était pas. Cet événement n’était-il pas symbolique? Si, il l’était.

J’étais venu pour les grands malades, pour ceux qui étaient spirituellement imbéciles, sourds ou lépreux. Or qui va à la source du salut, la recherche, la fait jaillir et s’y plonge? Les personnes en bonne santé? Non, les malades.

J’étais venu pour les juifs et les païens, tous malades. Et ils accomplissaient le rite, eux, les malades, symbole de mon peuple universel qui allait recevoir vie et santé en se greffant sur moi, en buvant l’eau de vie éternelle qui jaillissait de moi, en se nourrissant de moi, le pain de vie éternelle; ils accomplissaient le rite, par l’obéissance obtuse du sujet romain aux lois de Rome, et par l’acharnement furieux du Temple et de la Synagogue. Ils servaient Dieu en croyant servir leurs propres intérêts ou ceux de l’empereur. Et puisque Dieu préférait l’obéissance des soldats aux ordres de Rome – autrement dit l’altruisme pour le bien de la patrie – à l’obéissance des israélites à leur égoïsme personnel, la lumière a pénétré sous la double cuirasse des boucliers et du paganisme et, faisant fondre le granit des cœurs païens, il le changea en terrain de Dieu. En revanche, elle n’a pas pénétré sous les vêtements légers des prêtres et des pharisiens, car ces vêtements recouvraient la cuirasse impénétrable de la haine et de l’égoïsme. Mais les prêtres furent juifs et païens.

Il en va de même de nos jours… Il faut prier pour eux, pour les païens et pour les prêtres d’aujourd’hui, afin que les païens actuels connaissent le sort heureux des païens d’alors, et afin que les prêtres actuels ne connaissent pas celui des prêtres d’alors. Que tous me fassent des offrandes, mais qu’elles soient fécondes pour leur âme, comme mon amour l’exige.

Mon âme, par ce mot de “prêtres” je ne vise pas seulement ceux qui ont reçu le caractère sacerdotal, mais tous les catholiques. Des catholiques en qui le sacerdoce est la meilleure part – au moins de nom et en raison du caractère qu’ils ont reçu par le sacrement de l’ordre –, mais aussi des fidèles, ces soldats aux ordres des chefs de mon Peuple que sont précisément les prêtres, de mon Vicaire au dernier prêtre perdu en terre de mission, inconnu, pauvre, seul, persécuté, mais surtout inconnu, oublié du monde, mais pas de moi qui me penche sur lui pour remplir sa solitude, restaurer ses forces, le revêtir déjà des vêtements des serviteurs-rois de l’Amour Roi.

La messe est terminée, Maria. Contemple-moi encore sur ma croix, et contemple Marie, ma Mère et la tienne, ainsi que Jean, ton frère. Nous t’aimons. Et nous voulons que tu sois un cierge allumé sur ce véritable autel qu’est le Golgotha.

Mais, mon cierge qui brûles et te consumes, ne reste pas seulement là où tu es à brûler au pied de la croix; viens, monte ici, sur mon cœur ouvert, pour être enflammée plus encore et rafraîchie en même temps, pour que nous apaisions les flammes de la haine du monde qui ne te comprend pas et ne t’aime pas, tout comme ce fut le cas à mon égard. Viens, brûle, bois. Surtout, aime-moi, toujours plus. Toi et moi. Nous seuls, moi tout à toi, toi tout à moi. Viens…»

Jésus s’adressait à moi du haut de la croix. Mais, à la fin de son discours, c’était un visage lumineux de Jésus déjà transfiguré dans la gloire qui apaisait ma peine initiale à la vue de son visage torturé et de la souffrance de Marie et de Jean. Lorsque je fus dans la joie de son étreinte, il acheva:

«Tu ajouteras ceci: une fois de plus, cette vision enseigne que la puissance de Dieu sait même se servir de personnes et de choses moins méritantes à bonne fin, et que la sagesse de Dieu peut transformer des personnes et des choses mesquines – si ce n’est plus, parfois – et en faire ses instruments pour atteindre un but de grâce, qu’ils aient en eux une inclination au bien, comme les apôtres, ou un esprit ennemi du Bien véritable, comme Saul de Tarse. En ce qui concerne ces derniers, il suffit qu’au toucher de la grâce réponde la docilité du cœur. Et je vous avertis une fois encore: ne demandez jamais à Dieu la raison de certains de ses actes (tels qu’appeler des pécheurs et des païens à devenir prêtres du sacrifice du Fils de Dieu) et ne jugez pas les instruments de Dieu sur les apparences, car le plus petit d’entre les hommes peut être élevé à devenir le “plus grand” des serviteurs de Dieu, si je le veux et s’il adhère humblement à ma volonté.»

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