Gli Scritti di Maria Valtorta

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202. Le 8 décembre 1947

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202. Capitolo 202

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1947-12-08

Je me plains de ne pas pouvoir voir passer Marie Immaculée, portée en procession… ce sont ces privations – ne pas pouvoir prendre part aux rites de l’Eglise – qui me font sentir le poids de mes infirmités… Dans dix jours, il y aura quinze ans que je ne mets plus le pied dehors, que je ne vais plus à l’église, que je ne vois plus les cérémonies… Marta peut apercevoir quelque chose du balcon, moi rien… Toute seule sur mon lit, je me plaignais ainsi intérieurement, pendant que j’entendais s’approcher les chœurs des voix qui chantaient des hymnes à Marie…

C’est alors que Marie vint à moi: vivante, vraie, comme à Lourdes… Ce fut l’une des extases les plus fortes et les plus complètes que j’aie jamais eues. Le monde autour de moi était totalement aboli. Marie toute seule chez Maria toute seule… J’ai reçu bien davantage que si j’avais vu passer une statue…

Je suis revenue à la… – comment dire? – connaissance de ce qui fait le monde près d’une heure plus tard, je pense, car à sa venue il faisait encore jour alors qu’il faisait pleinement nuit à son départ. J’avais le visage baigné de larmes. Je ne m’étais pas rendu compte que je pleurais de joie pendant que je la priais pour l’Eglise, le saint-père, l’Italie, l’ordre des servites de Marie, le clergé dans son ensemble, ainsi que pour les personnes qui me sont les plus chères, ni pendant que je récitais – tout en la vénérant et en la contemplant – les quinze mystères du rosaire devant elle, qui est si belle, si douce, si lumineuse, si bienheureuse… Mais c’étaient des larmes de joie… ça ne fait pas mal. C’est un épanchement du cœur qui se liquéfie de joie en ces heures de contemplation et de don céleste…

Qu’elle était belle! Qu’elle était belle! Quelle joie, quelle paix elle a laissées dans mon cœur! Qu’elle en soit bénie! Et avec elle son Fils qui m’accorde ces baumes dans ma grande souffrance.

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