Gli Scritti di Maria Valtorta

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238. Le 5 septembre 1949

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238. Capitolo 238

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1949-09-05

Je suis si accablée par tant de combats, si fatiguée, si épuisée de devoir toujours lutter contre les ennemis de l’œuvre – épuisée physiquement aussi – qu’il me semble n’être plus bonne à prier, plus généreuse, plus rien de bon. Et je le dis à Jésus.

Il me répond: «As-tu donc quitté la voie de l’immolation que tu as prise depuis tant d’années? Regrettes-tu donc d’avoir demandé la croix, le sacrifice, la souffrance pour l’amour de Dieu et des autres? Ta condition d’infirme toujours plus malade de par ta propre volonté te répugnerait-elle? Est-ce que par hasard tu ne crois plus à la puissance de la souffrance par amour? Est-ce que tu ne veux plus offrir ton holocauste quotidien? Ton amour pour moi se serait-il refroidi, à la suite de quelque perte de confiance en moi? Veux-tu par hasard changer de sort, guérir, profiter de la vie, mener la même vie que 98 % des hommes? N’aurais-tu plus envie de réparer continuellement – dans un amour continuel et fidèle pour moi et mon Eglise – pour toutes les fautes que les âmes commettent, en particulier les âmes sacerdotales et consacrées? Est-ce que le découragement de cons­ta­ter la marée croissante de fautes contre les vœux, le sacerdoce et la religion te suggère que c’est inutile et qu’il vaut mieux ne plus souffrir? Réponds!

– Non, Seigneur, rien de tout cela. Je désire souffrir, maintenant que la souffrance est totale et pleinement connue, comme lorsque je t’ai demandé de m’accepter en hostie sans savoir jusqu’où la douleur pourrait aller. Je veux t’aimer et souffrir pour t’apporter des âmes et te rendre heureux.

– Et alors? Crois-tu que ce sont les prières mécaniques, comme un son d’instrument chargé, qui ont de la valeur pour moi? Laisse tomber ce qui est clinquant au lieu d’être de l’or, les phalènes qui ne sont pas flamme, les feux de paille: ce sont autant de cendres que le vent disperse. Mais vis sur ton bûcher qui te brûle et brûle devant mon trône; ses flammes harmonieuses recouvrent à mes yeux les laideurs et les blasphèmes. Du moins, elles essaient de les recouvrir. Car je suis Dieu et je vois… mais si je souffre à cette vue, ton amour me console. Sois en paix, en paix. C’est l’amour qui compte. Et tu as de l’amour pour moi, pour nous qui sommes au ciel. Tu aimes de tout ton être, de toutes tes forces et de toute ta volonté. Par conséquent, tu aimes parfaitement et tu nous rends heureux. Quand tu dis: “Je t’offre mes souffrances de ce jour pour tes intentions les plus chères”, cela a plus de valeur que mille prières faites avec un cœur plein d’égoïsme.»

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