Gli Scritti di Maria Valtorta

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2. Le 13 août 1943

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2. Capitolo 2

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1943-08-13

13 août 1943

Invocation à Marie pour la paix.

« En cette heure de ténèbres où une grande partie du monde pleure sur les ruines de sa patrie, tandis que maisons, affections et rêves sont brisés sous l’orage d’un châtiment mérité mais terrifiant, c’est avec la conscience obscurcie par les fautes et par la souffrance que nous invoquons le Ciel et toi, qui en es la Reine.

Que la lumière de la grâce descende nous éclairer pour nous permettre de comprendre ce qui est réellement nécessaire et nous donner la capacité de le demander. Qu’elle vienne instruire nos cœurs, qui ont perdu la science de la Vie et ne savent que pécher. Qu’elle vienne nous enseigner la prière et l’amour.

Nous avons un tel besoin d’aimer et de prier ! Nous ne savons plus le faire, en croyant vraiment en Dieu, en l’aimant de toutes nos forces et en aimant ceux qu’il nous a donnés pour frères. Nous ne savons plus aimer ni prier, et c’est la source de tous nos maux.

A la place du cœur, nous avons un nœud de haine et de péché. Notre âme, tel un oiseau pris dans les filets de l’oiseleur, ne sait plus s’élever vers le Ciel et agonise en mordant la boue de la terre.

[Jn 2, 1-11] O Marie, toi qui as obtenu que l’eau se transforme en vin dans les jarres, obtiens-nous le miracle le plus nécessaire : la conversion à l’amour de nos cœurs pétris de haine. Toi qui es la Mère de Dieu et la nôtre, extirpe en nous les tendances que nous tenons de Caïn.

Par la maternité divine, immaculée et virginale qui forme ta double couronne, sois une seconde fois Mère ; sois la Mère de cette pauvre humanité qui meurt sous l’étreinte du Vaincu sous ton talon, [Gn 3, 15] car il se venge de la défaite que toi, la Femme très forte, lui as infligée sur les hommes pauvres et aveugles que nous sommes.

Unis-toi une seconde fois à l’Esprit d’amour pour nous engendrer à nouveau à la vie de la grâce.

Si nous renaissons en toi, nous prendrons dans ton cœur la pureté que nous avons perdue et la charité qui nous rend enfants de Dieu. Alors nous saurons et nous pourrons élever encore notre cœur en une prière qui ne soit pas que des mots creux, mais un acte saint de foi et de volonté.

Apprends-nous à prier et à aimer, ô Marie.

Guide toi-même nos âmes et nos lèvres, Vierge sainte, pour demander cette paix dont tu es la Reine et la Trésorière, puisque tu es la Mère du Christ, qui est la Paix même.

Apprends-nous à demander et à mériter la paix qui rend les enfants à leurs parents, les maris à leurs épouses, les pères à leurs enfants, la paix qui nous rend bons et actifs, une paix qui unisse les peuples, actuellement divisés, sous le signe de ton Fils, qui nous a commandés de nous aimer comme des frères et qui, comme Frère, nous a aimés jusqu’à donner sa vie pour nous.

Paix, ô Vierge sainte ! A l’occasion de cette fête de ton Assomption, donne-nous la paix, ô Marie, afin que redoublent de foi ceux qui croient déjà en toi et qui t’aiment, non pas comme tu le mérites, mais dans la seule mesure de leur capacité à aimer ; et aussi afin que croient ceux qui ne te connaissent pas pour ce que tu es en réalité, ceux qui te nient et ceux qui ignorent ton existence.

Resplendis, ô Etoile du matin, sur ce ciel obscurci par les flammes et profané par les malédictions.

Chasse par ton sourire le cauchemar qui s’est étendu sur le monde et qui pousse les fils d’Adam à douter de Dieu.

Protège-nous, ô Reine, contre tous les pièges et défends la mission de ton Fils, venu apporter la paix au monde au prix de sa souffrance.

Tu nous as dit, un jour : “qu’il soit fait selon la parole de Dieu” [Lc 1, 38] et ces mots ont marqué le commencement du salut du genre humain.

Oh ! Arrache pour nous à l’Eternel la parole de paix, en souvenir de cette heure où tu t’es unie à la sainte Trinité.

Fais que les lèvres divines de ton Fils prononcent ce “fiat” béni et que, une fois qu’aura cessé le fracas des armes homicides, l’hymne qui célèbre la bonté du Seigneur et ta puissance s’élève devant le trône du Très-Haut et devant le tien, Vierge glorieuse. »

Franchement, je pensais ne pas pouvoir vous satisfaire.

Voilà ce qui est venu aujourd’hui. Je l’écris, mais je ne le retranscris pas, car je suis sûre que vous m’en donnerez une copie.

En ce qui concerne le reste de votre lettre, vous trouverez la réponse dans le cahier. C’est une bien belle réponse[1], autant pour moi que pour vous, et je crois qu’elle vous satisfera comme elle me satisfait.

Jésus, qui me regarde, écrasé sous le poids de la croix, veut alléger notre croix parce qu’il voit que nous ployons sous les tristesses de ces jours.

Mais, pauvre Jésus, il est bien triste lui aussi…

J’ai l’impression qu’à ma question angoissée : « Où vas-tu, Seigneur ? », il donne une réponse semblable à celle qu’il a donnée à Pierre : « Je vais mourir pour tous mes enfants qui ne savent plus mourir (avec foi, espérance et charité). »

Si je pouvais vous faire voir le regard de Jésus ! C’est une mer profonde de douleur… et on n’aperçoit pas le fond de sa divine peine.

Je vous remercie de votre lettre et de son contenu. Mais… ces billets qui me reviennent après avoir fait un tour par Viareggio… !

Cela suffit. Je m’arrête là, parce que j’ai un mal au dos épouvantable et que Jésus ne m’a pas épargnée aujourd’hui. Il m’a fait écrire je ne sais combien de temps…

Je prierai pour votre prédication. Mais je prierai aussi pour que les oreilles de vos auditeurs ne soient pas de simples ornements inutiles, mais le moyen d’amener la Parole dans les cœurs. Si cela ne se produit pas, c’est en vain que vous essaierez d’égaler les plus grands prédicateurs. Et si vous aurez le mérite de la prédication, les autres n’auront que le démérite d’être des… figures sans âme.

Priez pour la pauvre gribouilleuse de Jésus que je suis, et bénissez-moi.

Le 13 août 1943. Maria Valtorta

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Notes

  1. La bien belle réponse se trouve dans Les Cahiers de 1943, à la même date du 13 août. ↩