Gli Scritti di Maria Valtorta

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21. Le 18 novembre 1947, à 9 h

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21. Capitolo 21

IT Traduzione in arrivo

1947-11-18

Jésus dit :

« Ecoute bien, car voici une grande leçon.

Le nom le plus approprié de la messe, comme vous l’appelez aujourd’hui, ou sacrifice de l’autel, est : “fraction du pain”. En effet, la messe a commencé le jeudi soir. C’est le souvenir perpétuel de mon amour qui surpasse l’heure et le moment. La Passion, la Crucifixion, la Mort furent l’heure et le moment historiques de mon amour : l’Eucharistie est le toujours de mon amour pour vous. Car la messe, c’est l’immolation du Christ, contemplée en relation à la consommation matérielle du sacrifice, avec les souffrances, les blessures, les coups, la crucifixion, ma mort infligés par les hommes et que j’ai subis avec résignation, en obéissance à la volonté du Père pour le salut du monde ; c’est aussi l’immolation aimante et volontaire d’un Dieu, du Verbe qui se rompt pour devenir pain, nourriture donnée aux hommes en s’humiliant plus encore que par la mort sur la croix.

Que ces mots ne vous paraissent pas injustes. Pensez à ceux qui me reçoivent parfois, en qui je descends, moi, le Dieu pur et saint. A la table de la Cène, j’ai commencé à m’unir avec des personnes sacrilèges, rebelles aux dix Commandements du Sinaï et à mes deux Commandements d’amour, en descendant en Judas. Depuis lors, ce sont des lèvres impures, encore chaudes de sensualité dépravée, qui ont accueilli le Saint des saints, le Pur des purs, le Très-Parfait, des lèvres qui blasphèment mon Père, des cœurs homicides, des êtres en qui tout est négation, hérésie, commerce avec les esprits infernaux, fièvre de concupiscence, toute cette boue de l’homme déchu, toute la fausseté des sentiments et des exhibitions calculées d’une foi qui n’est pas sincère. Seuls Dieu et ceux qui sont au Ciel avec lui connaissent les horreurs qui se passent à l’autel. Elles sont infiniment plus grandes que les vagues sacrilèges du vendredi saint…

La messe, c’est la fraction du pain. C’est le sacrifice eucharistique. Oui. Elle fait également mémoire du sacrifice du Calvaire. C’est pourquoi, à la table de la Cène, j’ai dit, en contemplant déjà mon Corps immolé et mon Sang répandu pour les hommes : [Mt 26,26-28] “Ceci est mon Corps et ceci est mon Sang, le Sang de la nouvelle Alliance éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.” Mais la messe est surtout le sacrifice de mon amour, le souvenir et la perpétuation de mon amour divinement, infiniment fou pour les hommes.

Et la fraction du pain — ou si vous préférez, la messe —, c’est celle que vous avez eue dans la vision de la Pâque supplémentaire[1], quand j’ai moi-même appris à l’évêque de l’Eglise du Christ et à l’évêque de Jérusalem — Pierre et Jacques, fils d’Alphée — comment la célébrer.

Après le repas des frères venait la consommation de mon Corps et de mon Sang, que, dans mon amour infini, je vous ai laissés en nourriture et en boisson de salut ; ce Corps et ce Sang que, par la grâce du Seigneur, mes prêtres peuvent demander au Ciel. Ce Corps et ce Sang ne peuvent être refusés à l’invocation du prêtre, pour transsubstantier le pain et le vin en Corps et en Sang de Jésus-Christ, donc en un vrai Jésus Christ vivant, complet, présent dans les espèces consacrées, transsubstantiées dans le saint Corps et le saint Sang, l’âme de Jésus et la divinité du Verbe de Dieu, qui ne fait qu’un avec le Père et avec l’Amour.

Venait ensuite l’agape fraternelle, avec tous les frères de la terre, avec les saints frères, entre les saints frères que l’amour mutuel rendait égaux, même s’il y avait des personnes plus importantes — les prêtres — et d’autres moins — les fidèles —, en union avec leur divin Frère, celui qui ne sait qu’aimer et qui demande amour et union avec ceux qu’il aime.

Il faut aussi garder à l’esprit que les apôtres, les diacres, les prêtres des premiers siècles de l’ère chrétienne devaient instruire les païens, qui étaient de véritables analphabètes de la religion sainte. Cette nécessité fit ajouter à la fraction du pain — si simple et si brève — des enseignements pour ceux qui aspiraient au christianisme, afin qu’ils puissent entrer dans le Bercail du Christ avec la connaissance du Pasteur et de la Sagesse, celle de la Loi de toujours et de la Parole du Maître. C’est ainsi qu’on introduisit la lecture des épîtres apostoliques et de l’Evangile. Mais au tout début, une prédication directe avait lieu à la place de la lecture, prédication qui reprenait le récit des temps anciens, ou des conseils des apôtres, ou encore une instruction sur les livres sapientiaux, ainsi que le récit oral de mes œuvres au cours des trois années de vie publique, de ma naissance, de ma mort et de ma résurrection.

Par la suite, le nombre des églises augmenta, tandis que celui des vrais témoins oculaires — les apôtres et les disciples — devenait insuffisant ; par ailleurs, la répétition des disciples — pleins de bonne volonté mais sujets aux limites humaines —, les variations involontaires de certains épisodes, les interprétations arbitraires faites dans une bonne intention mais… humainement, obligèrent les chefs du clergé à disposer de textes fixes à lire lors des assemblées. Cela leur permettait de les expliquer aux catéchumènes avant la fraction du pain et la récitation du Notre-Père, comme je l’avais fait moi-même à la première fraction, en présence des fidèles, lors de la seconde Pâque supplémentaire, après la consommation des espèces.

J’avais alors vraiment fait précéder la prière du Notre-Père par la communion. Depuis des siècles, on fait le contraire. Vous pensez bien faire, et ce n’est pas un péché. Mais réfléchissez : qu’est-ce que le Notre-Père ? La prière de Jésus au Père. La prière divine que j’ai moi-même enseignée aux hommes. C’est la prière parfaite. S’il n’y avait qu’elle, et si elle était bien récitée, vous auriez tout ce qu’il vous faut, ô hommes, pour votre âme et pour votre corps, et vous donneriez à Dieu tout ce qui lui plaît, si vous viviez le Notre-Père.

Moi, j’ai dit : “Notre-Père”, et c’est à juste titre que je pouvais appeler la première Personne “Père”. Quant à vous… bien que Dieu soit un Père pour vous, vous pouvez le réciter beaucoup moins légitimement, car il est rare que vous reflétiez en vous et dans vos œuvres votre divine ressemblance avec le Père. Les péchés et les mauvaises inclinations défigurent en vous l’image du Père, parfois jusqu’à l’effacer complètement.

Et voilà : moi, je me transfuse en vous, je viens en vous, je m’assimile à vous, je vous déifie à mon contact, je viens dans les saintes espèces, et je suis en vous. C’est alors à juste titre que vous pouvez appeler “Père” le Père, puisque vous avez en vous le Fils du Père et votre Frère. Vous pouvez prier en sachant ce que vous dites. Vous pouvez offrir et implorer avec une puissance parfaite : je vous donne moi-même ma puissance en vivant en vous. Tout cela, vous pouvez le faire avec votre voix humaine unie à celle du Fils de Dieu, avec votre esprit enflammé par l’amour que je vous apporte par ma présence, et tel un autel sanctifié (je ne parle pas de ceux qui mangent le Pain du Ciel de façon sacrilège) qui chante et exhale ses parfums pour l’Holocauste qui resplendit au-dessus de lui : le Corps de l’Agneau de Dieu.

Cette prière est sainte, car elle est dite au moment où la Grâce — le Christ —, qui vient de transsubstantier les espèces en son Corps et son Sang, son Ame et sa Divinité, fait de son Corps et de son Sang votre nourriture. Les espèces eucharistiques se transforment en vous, en votre sang et en votre chair. Vous vivez de moi, jusque dans votre chair mortelle… Voilà pourquoi le viatique apporté aux mourants est toujours vie, même si parfois il n’allonge pas une existence qui s’achève. C’est aussi la raison pour laquelle, mon âme, l’Eucharistie est ce qui te maintient vivante. Je suis moi-même l’huile qui se déverse dans la lampe épuisée de ton corps et te maintient vivante. Je suis ton Médecin. Je suis celui qui te donne son sang. Je suis ton Seigneur qui veut que tu sois ma lampe, mon écho dans ce monde éteint, glacé, ténébreux, muet de voix bénissantes.

Les autres parties de la messe sont des assimilations, parfois nécessaires, provoquées par des hérésies apparues au cours des siècles et qu’il fallait combattre. Ces assimilations sont dues à des élans du cœur, certes tous bons, de mes serviteurs. La tendance propre à l’homme à amplifier, à alourdir et à embrouiller les choses les a conduits à faire des ajouts et à amplifier, alourdir et même embrouiller, surtout pour les petites âmes, la si belle et si simple Fraction du pain initiale et l’assemblée des catacombes si divinement inspirée. Mais leur intention était de m’honorer, d’aimer et de faire aimer, de sorte qu’ils ont fait une œuvre bonne, bien qu’elle ne soit ni nécessaire ni utile au rite sacramentel.

Ce sont les superstructures des temps de paix religieuse. Vous croyez ne pas vivre des temps de paix religieuse sous prétexte que vous êtes calomniés et méprisés, ou parce que quelques prêtres tombent sous la furie d’un fils de Satan ? Vous ne savez rien ! Quand viendront les temps prophétisés, ceux qui seront croyants et connaîtront les temps actuels pourront dire : “Ils étaient en paix, mais pour nous c’est une guerre atroce.” Les superstructures ne seront plus possibles. Elles ne résisteront pas à la catapulte des satans. Et les fidèles n’auront pas le temps de les reconstruire lorsqu’elles seront tombées.

Mais il restera l’essentiel, l’immuable : la fraction du pain, l’assemblée des fidèles, parce qu’elles proviennent de moi et de l’Esprit Saint qui a inspiré les apôtres. Or ce qui vient de nous est éternel.

Voilà la leçon.

Tu donneras ces feuilles au nouvel Isaac[2] telles qu’elles ont été écrites sous ma dictée, en te réservant de les copier plus tard, dans les directions. Tu lui diras de les taper à la machine et de t’en envoyer la copie depuis Rome afin que tu la transcrives, ou que tu l’unisses aux “directions”. Il verra ainsi que je l’aime, et que lorsque je te fais une dictée et que je te donne la force de me suivre — ce que je ne fais pas toujours pleinement pour des raisons insondables —, tu n’en perds pas un mot.

Et maintenant repose-toi dans ta double ardeur : d’amour pour moi, et de fièvre pour toi. Sois en paix, mon âme. »

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Notes

  1. La Pâque supplémentaire qui est décrite au chapitre 636 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé. ↩
  2. Dans L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, Isaac est l’un des bergers de la Nativité, devenu plus tard disciple. C’est le surnom donné au Père Berti, tout comme Lazare, le frère de Marthe et de Marie, était la figure attribuée au Père Migliorini. ↩