Gli Scritti di Maria Valtorta

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48. Leçon n° 48 — Rm 14 et 15, jusqu’à la fin de l’épître.

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48. Capitolo 48

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48

16 novembre 1950.

Rm 14 et 15, jusqu’à la fin de l’épître.

«La charité doit être expliquée aussi à ceux qui sont faibles dans la foi. Et ceux-là devraient être maîtres en charité, à qui Jésus a confié le rôle de “pasteurs, maîtres, sel et lanternes”.

Il n’est pas donné à tout le monde de devenir pasteur, maître, sel et lanterne, ou champion de sagesse et de justice. De même qu’au firmament les astres ne sont pas tous aussi puissants que le soleil – quel malheur pour vous s’ils l’étaient! – de même dans l’Eglise militante ce n’est pas tout le monde qui est un géant de puissance ou, ce qui compte encore plus à cause de la valeur surnaturelle, et de sa durée: géant de la sainteté. Il y a des agneaux et des bergers, et les agneaux n’ont pas tous la même prestance physique. Certains sont portés à tomber facilement, d’autres à être distraits, d’autres à la somnolence. Il faut savoir les comprendre tous, les compatir tous, et les aider avec charité.

“Voilà que moi-même j’irai à la recherche de mes brebis (…) pour les conduire loin des lieux de grisaille et du brouillard (…). Je les conduirai sur leurs terres, aux paturages excellents (…). J’irai à la recherche des égarées. Je reconduirai celles qui auront été chassées. Je soignerai celles qui ont des fractures. Je ferai en sorte que les faibles puissent retrouver leurs forces” dit le bon Pasteur par la bouche d’Ezéchiel (Ez 34, 11-16). Et en Jean il dit: “Je donne ma vie pour que mesbrebis aient la Vie, et qu’elles l’aient en abondance”.

Mais en s’adressant aux mauvais bergers qui ne prennent pas soin de leurs brebis et ne leur apportent aucun secours, mais les exploitent et les oppriment, il dit: “Vous n’avez pas fortifié les faibles, ni soigné les malades. Vous n’avez pas soigné celles dont les membres étaient fracturés, ni ramené celles qui avaient été chassées. Vous n’êtes pas allés chercher celles qui s’étaient égarées, et vous avez exercé votre autorité avec rigueur et cruauté… Vous les avez nourris et désaltérées avec de la nourriture et de l’eau corrompus par vos pieds (Ez 34, 4 et 19). C’est pour cela que ma fureur s’est allumée contre les bergers… Malheur aux pasteurs-idoles qui abandonnent et oppriment leur troupeau… La verge de la Grâce, je l’ai prise et brisée, pour briser le pacte avec ceux qui ne sont pas restés fidèles comme serviteurs-pasteurs de mon troupeau”.

Voilà la façon dont la Sagesse s’exprime éternellement: avant, pendant et après son avènement. Charité, compassion, aide aux brebis et aux agneaux, c’est cela que le Christ vous a enseigné. Premier entre vous tous, il vous a montré tout cela par son exemple. La charité ne tolère pas que soit violée la liberté individuelle. Dieu lui-même respecte cette liberté chez l’homme, et s’en sert comme moyen d’épreuve, de récompense, ou de condamnation des êtres humains.

Personne ne sait comment Dieu conduit chacune de ses âmes. Personne n’est assez puissant pour pouvoir toujours juger avec justice. Il y a des créatures qui apparaissent rebelles ou coupables aux yeux de ceux que l’orgueil a rendus miopes. Pourtant elles ne sont ni rebelles, ni coupables. D’autres le sont vraiment, mais étant rusées en astuce, elles ont l’allure de justes. Elles font bien ce qui paraît à l’extérieur, et mal ce qui ne se voit pas. Elles paraissent justes, mais elles sont doublement injustes: elles simulent la sainteté et elles agissent mal.

“Ne jugez pas” vous a dit la Parole de vérité. Voilà ce quipour vous serait parfait. Mais si vous décidez de juger, humbles ou puissants que vous êtes, ayez au moin la sagesse de juger avec charité. Toujours. En effet, vous ne pouvez pas, à cause de vos limites humaines, pénétrer à l’intérieur de l’homme pour voir exactement le pourquoi de chacune de ses actions. Mais réfléchissez que rien n’est caché au Tout-Voyant de ce que vous faites contre votre prochain, même si vous accomplissez vos actions injustes dans le secret, et en secret vous prononcez vos jugements téméraires, insincères et contraires à la charité. Pendant que vous agissez et que vous parlez, Dieu vous voit et vous entend faire et parler, et il vous juge de façon juste et sans appel, car lui oui, il le peut vraiment.

Le fait d’avoir été puissants sur Terre ne vous évitera pas le jugement de Dieu. Au contraire: puisqu’il vous a été donné davantage, on vous réclamera davantage au moment où vous paraîtrez devant Dieu. Vous serez tenu de répondre de toutes vos actions, comme le reste du monde. Tous ceux qui ont été placés en charge d’autres brebis du troupeau du Christ, soit par charge soit par élection extraordinaire, ont intérêt à se souvenir que parfois une seule faute contre l’Amour, c’est à dire contre le Saint-Esprit, qui est Esprit de Sagesse, de Piété, de Justice et d’Amour, peut annuler tous les mérites d’une vie vécue dans la Loi. Dieu peut vous frapper sans délai après que vous l’ayez frappé dans un de ses serviteurs, ou dans une de ses œuvres d’amour. Il peut vous frapper, comme il a frappé Adam, tout de suite après votre faute d’orgueil. Et alors? A quoi vous auront servi les œuvres précédentes? Vos charges et vos élections, à quoi vous auront-elles servi? “Malheur à celui par qui le scandale arrive!” a dit Celuiqui a reçu du Père, dans ses mains transpercées, tout pouvoir de jugement. Bien qu’il soit la Miséricorde incarnée, il a clairement indiqué le sort qui attend celui qui scandalise les âmes avec des actions injustes.

S’il est vrai que pour une âme que quelqu’un aura conduitau salut il sauvera sûrement la sienne, il est vrai également que si une âme s’arrête, ou fait marche arrière dans son chemin vers la perfection, ou pire, si elle commet le péché de désespérer de Dieu, ou de la force de la prière, ou de la vérité des choses de sa foi, le responsable de ce scandale, c’est-à-dire celui qui aura causé cet arrêt, ce retour en arrière, cette chute, sera frappé d’un châtiment pour lequel il faudra sûrement une longue, très longue expiation purificatrice, si ce n’est le châtiment éternel.

Tout comme l’injustice commise contre un “petit” peut troubler son âme, le fait de voir des pasteurs, des lanternes, des maîtres, donner un exemple contraire à celui qu’ils enseignent, peut aussi troubler des esprits. Malheur à ceux qui sont intransigeants avec les “petits”, et les surchargent de poids à porter, tandis que pour leur propre moi à eux ils ont toutes sortes de condescendances! S’édifier réciproquement est un devoir pour tous, mais cela l’est mille fois plus pour les personnes qui sont placées plus en haut.

Ainsi dans le manger comme dans le boire, dans la façon de vivre, de s’habiller et de se loger, qu’on se souvienne toujours de la charité. Que l’on aie toujours la pensée tournée vers celui qui a faim et soif, celui qui n’a pas de quoi s’habiller, ni un toit pour s’abriter. Ni le manteau royal, ni l’habit décoré de pourpre et d’or, ne donnent le droit d’entrer au Ciel, mais la façon dont on les aura portés, oui. Il va être plus facile de voir l’habit des noces éternelles sur quelqu’un qui aura porté – avec résignation s’il fût pauvre, avec humilité par esprit de charité s’il fût puissant – un vêtement simple et modeste, que de voir le même habit de noces sur quelqu’un qui aura porté des vêtements de prestige pour le plaisir du luxe et de la pompe extérieurs, plus que par signes intérieurs de la miséricorde, tandis qu’il savait que sa conscience lui conseillait une façon de vivre différente.

Voici la raison de la condamnation: faire ce que la conscience déconseille de faire. Le faire en pleine conscience, et de propos délibéré, après l’avoir librement choisi.

Pour constituer un péché, une action mauvaise doit être accomplie avec pleine advertence. Haut placé ou non, que chacun examine son propre cas. Qu’il considère le pourquoi de ses actes, et le fasse de façon sincère, aussi sincère que le comportement du bistouri du chirurgien lorsqu’il met à nu les racines d’un mal, mêmes les plus profondes. Et s’il voit que l’action n’est pas bonne, qu’il la retranche de sa volonté pour l’empêcher de se reproduire. Qu’il ne se limite pas à cela, et s’il le faut qu’il utilise même la hache, la hache de sa conscience droite. Qu’il l’utilise dans son terrein, dans sa propre humanité, si la nécessité lui impose d’extirper les racines et même les sucs qui dans le cœur, dans la tête et dans l’esprit, favorisent la naissance de plantes non bonnes parce que produites en fonction de l’orgueil. Qu’il brûle tout dans le feu de la charité, dont la flamme reprendra sûrement de vigueur lorsque le terrain sera débarrassé de la froideur de l’orgueil et des mauvaises herbes engendrées par lui. Ces mauvaises herbes sontstériles, maléfiques, et gênantes car elles ont été semées par le moi excité par le grand Orgueilleux: Satan.

Si les haut placés sont forts, qu’ils soutiennent avec piété ceux qui sont faibles. Qu’ils le fassent après s’être débarassés des sottes aspirations de l’orgueil, en reconnaissant que Dieu coopère bien plus que le moi pour faire d’un homme un saint. S’ils ont été aimés par Dieu de façon extraordinaire, qu’ils le bénissent. Qu’ils ne s’imaginent pas être les auteurs absolus de leur propre sainteté. Qu’ils ne méprisent pas celui qui n’est pas aussi saint qu’ils le sont eux-mêmes, ou qui tel apparaît à leurs yeux.

Le Christ était absolument parfait et saint, puisqu’il était Dieu, et que sa nature d’Homme était sans le moindre péché, ni héréditaire, ni volontaire. Or le Christ n’a jamais méprisé personne. Et pour la compassion qu’il a toujours démontrée envers les misères humaines, il a pu conduire au salut un grand nombre de personnes.

Le Christ a fait des nombreux et puissants miracles. Il a répandu des fleuves de sagesse, mais ce qui a attiré le plus de personnes à lui, donc au Salut et à la Vie, ce fut d’abord sa miséricorde, ensuite sa justice et son impartialité avec tout le monde.

Tout en cherchant le bien véritable des âmes et la gloire de Dieu le Père, et non sa propre satisfaction, Jésus-Chist s’est attiré le mépris, l’insulte, les rancœurs, les haines, les vengeances. Mais de cette façon Il a pu conduire beaucoup d’âmes à la Vérité et à la Vie.

Sa conduite a été un exemple pour les Juifs et pour les Gentils, et lui-même a amené le salut à tous ceux qui n’ont pas repoussé volontairement la Lumière venue pour les conduire à la Vie et pour les reporter à l’état de fils de Dieu.

Ministre pour les circoncis, et Berger unique, éternel, universel, qui ne regroupe pas uniquement les brebis de sa Bergerie, mais aussi “celles qui n’étaient pas de son enclos”, pourqu’elles soient elles aussi sous le guide d’un seul et unique Berger. Et il a regroupé et accueilli les Gentils aussi bien que les Juifs afin que tous puissent glorifier Dieu pour sa miséricorde.

Or, les Gentils l’ont glorifié. Ils ont glorifié Dieu le Père qu’ils ont finalement connu, son Fils très Saint, et l’Esprit qui procède des Deux premiers. Ainsi ils sont entrés dans l’enclos du Christ pour faire partie de son troupeau. Ainsi ont été réalisées les prophéties, là où il est dit que Dieu a donné son Verbe afin qu’il soit l’“alliance” des peuples et la lumièredes nations; afin que les aveugles voient, et pas seulement avec leurs yeux matériels; et afin que tous les prisonniers du paganisme abandonnent leur prison. Dieu a donné son Verbe pour qu’il ouvre les sources d’eau vive, l’eau qui donne la Vie, pour qu’il donne à tous ceux qui en veulent la Parole qui est vie, pour que les nations qui ne connaissaient pas le Seigneur accourent vers lui, pour que ceux qui observent sa Loi puissent devenir Fils de Dieu, et pour que puissent le devenir tous ceux qui, en vivant dans la “Maison de prière pour tous lespeuples de la Terre”, c’est-à-dire dans l’Eglise du Christ, semaintiennent fidèles à l’étroite amitié nouée avec lui.

C’est cela que le Seigneur a réalisé, pour sauver chaque homme déchu par la faute d’Adam. Il a porté la Lumière et la Loi aussi aux Gentils. Il a distribué ses dons surnaturels pour aider l’homme à vaincre la loi de la chair qui le rend enclin au mal, et pour l’aider à suivre la loi de l’esprit, car c’est elle qui lui rend accessible la sphère surnaturelle et le transforme d’être raisonnable en créature divinisée. Celui qui vit dans la fidélité aux dons de Dieu, reçus grâce aux mérites du Christ, et qui demeure fidèle à la doctrine enseignée par le Christ, mérite que l’on dise de lui ce que dit le psalmiste: “Vous êtesdes dieux et fils du Très-Haut”.

Comme cela était dans la pensée de Dieu, destiné à tous les hommes.

Comme cela aurait été si Adam n’avait pas péché.

Comme il est possible que cela soit pour un nombre illimité de créatures, grâce au sacrifice du Christ qui a tant aiméles hommes jusqu’à donner sa vie pour eux.

Comme il sera jusqu’à la fin des siècles.

Et tous ceux qui auront aimé le Christ, des gens de tout temps et de toute nation, auront la vie. Le Christ est pour euxla Cause de leur Salut éternel».

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