Os Escritos de Maria Valtorta

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28. Le 25 août 1945 Onzième dimanche après la Pentecôte — Onzième dimanche après la Pentecôte

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28. Capítulo 28

PT Tradução a caminho

1946-08-25

Azarias dit:

«Quelle est la sainte demeure de Dieu? A cette question certains répondraient: “Le ciel”, d’autres: “L’Eglise”, d’autres: “Le cœur de l’homme”, et aucun ne se tromperait complètement, sans toutefois atteindre la réponse parfaite. Dieu habite les cieux, il est dans l’Eglise, il est dans le cœur des hommes qui sont dans sa grâce. Mais, pour être précis, Dieu est en lui-même. Sa demeure, c’est sa charité infinie, l’unique demeure qui, par sa perfection et son infinité, peut contenir le Parfait et l’Infini. Dans la charité tout s’opère, procède, se génère, se satisfait, se repose, s’apaise. La charité, c’est-à-dire lui-même, est la sainte demeure de Dieu.

La liturgie dit: “C’est Dieu qui fait habiter dans sa Maison les personnes d’un égal caractère”, ce qui signifie savamment que seuls ceux qui demeurent dans la charité habitent en Dieu. Cette idée se retrouve dans cette phrase de notre Seigneur Jésus: “Demeurez en moi et moi en vous… Si quelqu’un demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruits”, et dans celle de la divine prière: “Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi.” Ces mots, recueillis par l’apôtre de l’amour, résonnent dans son épître écrite si longtemps après la sainte Cène, quand, au seuil de l’au-delà et sans avoir besoin d’extase particulière, Jean contemplait déjà la “demeure de Dieu” qui s’abaissait pour accueillir celui qui avait compris l’amour: “Quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu… Dieu est amour… Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour, en nous, est parfait. A ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous: il nous a donné de son Esprit.”

Ces trois opérations récapitulent toutes les œuvres, tous leurs fruits, toutes les phases de la créature humaine qui, après un certain temps, fait retour à son origine pour l’éternité. “Celui qui aime est né de Dieu.” Quand une femme met un fils au jour, on dit: “Cet enfant est né de cette femme.” Né de. Cela signifie qu’il est sorti d’elle, de son sein. Elle l’a formé, revêtu de chair, doté de sang et d’organes, et pas seulement de ces choses matérielles. Elle a également imprimé en lui, sinon tout, du moins certaines des caractéristiques de son caractère et de son apparence physique.

La femme n’est qu’une créature imparfaite, et sa matrice est imparfaite. Mais Dieu n’est pas imparfait. Imaginez donc quels caractère et ressemblance il imprimera en ceux qui sortent de son sein. Toute âme est créée par Dieu, et prend du Père une première image et ressemblance. Mais, par sa volonté spontanée, toute âme peut, pour ainsi dire, retourner au Père et naître de lui une nouvelle fois. C’est cela la “recréation” de l’âme dont ont parlé les docteurs de l’Eglise.

Après ce que je viens de te dire, tu vois la profonde vérité des paroles de saint Jean: “Quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu.” Quiconque aime. En effet, si l’homme n’aimait pas Dieu, il ne chercherait pas à rentrer en lui pour renaître dans la pleine volonté divine.

Votre première naissance est voulue par vos parents. Dieu la sanctionne et l’ennoblit en accordant une âme à la matière, mais cette naissance est indépendante de votre volonté. L’Eglise, Epouse de Dieu, coopère à votre naissance en fortifiant la créature par la grâce baptismale puis par les autres sacrements. Mais seule la créature, parvenue en âge de comprendre et de vouloir, peut vouloir naître de Dieu en une seconde et plus parfaite naissance. Celle-ci s’accomplit grâce à l’amour pour Dieu et pour le prochain, parce que telle est la Loi.

Seconde opération: la cohabitation de Dieu en vous et de vous en Dieu par l’amour. Dieu descend habiter dans un cœur qui l’aime. L’âme monte habiter dans la demeure de Dieu, c’est-à-dire dans l’amour. C’est alors que “son amour, en vous, est parfait.” Tellement parfait que la distance entre le ciel et la terre, la séparation entre la créature et le Créateur disparaissent totalement: le fini et l’Infini, le rien et le Tout deviennent “une seule chose” comme l’a demandé votre très saint Maître.

Troisième opération: le don de l’Esprit de Dieu à la créature. L’Esprit de Dieu, c’est l’Amour. L’Esprit que Jésus appelle l’Esprit de vérité, le Consolateur, celui qui peut être reçu par ceux qui ne sont pas du monde, celui qui enseignera tout et fera se souvenir de toute chose sainte, celui qui procède du Père. L’Esprit saint imprime en celui qui le reçoit le caractère de “vrai chrétien”, c’est-à-dire de frère du Christ et donc de fils de Dieu.

L’introït dit que Dieu fait habiter dans sa demeure des personnes d’un égal caractère. Ce caractère est celui de l’amour. Jésus a dit: “Dans la maison de mon Père il y a beaucoup de demeures.” Mais pour les occuper on exige un unique caractère: celui de la charité.

L’un aura sa place au ciel pour avoir été directeur spirituel sur la terre, un autre parce qu’il a été disciple, un autre pour sa souffrance, ou bien pour sa sagesse, sa prédication, une vie cachée, les uns en restant dans le monde en tant que bons citoyens, bons fils, bons maris ou bons pères, les autres au contraire en renonçant à tout par vocation monastique. Mais tous ceux qui demeurent dans la demeure de Dieu: enfants ou vieillards, riches ou pauvres, savants ou analphabètes, doivent posséder un seul caractère: celui de l’amour qui “prend patience, rend service, ne jalouse pas, ne plastronne pas, ne s’enfle pas d’orgueil”, l’amour qui aime son prochain comme son frère et ne fait pas aux autres ce qu’il ne voudrait pas pour lui-même, l’amour qui réfrène les concupiscences, favorise la foi, soutient l’espérance; comme un arbre puissant, il crée une multitude de branches qui sont la force, la justice, la prudence, la tempérance, l’humilité, l’obéissance, la sincérité, grâce auxquelles celui qui possède cet amour peut entrer dans la Jérusalem céleste d’où sont exclus les peureux, les incrédules, les odieux, les homicides, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres et les menteurs et où rien d’impur ne peut pénétrer.

Enfin, mon âme, l’amour à lui seul met le démon en fuite, parce qu’il est lumière alors que le démon aime les ténèbres, parce qu’il est la sagesse qui dément les paroles trompeuses de Satan, parce qu’il est vérité – or le Mal la hait –, enfin parce que l’amour est Dieu, et Satan ne supporte pas de le voir.

Tout trouble que l’Adversaire peut créer par le souvenir des fautes passées, par la suggestion de tentations présentes, est aboli par l’amour qui est miséricordieux et surpasse les mérites et les désirs des créatures qui l’aiment, en accordant même, outre la libération du Malin et de ses ruses, ce que la créature humble et amoureuse n’ose présumer obtenir par sa prière.

Jésus t’appelle “petit Jean”. Aujourd’hui, je voudrais t’appeler “petit Paul”. Non pas Saül, mais Paul, parce que tu n’as jamais été comme Saül. La charité t’a foudroyée avant l’âge de la raison, qui marque le début de la responsabilité de ses actes, afin que tu restes ignorante de l’esprit du monde, afin que tu ne voies rien d’autre que la splendeur joyeuse dans laquelle ton Seigneur se révélait toujours plus à toi, afin que tu sois morte au monde et le monde à toi. Car l’Esprit qui n’est pas du monde t’avait prise toujours et pour toujours, comme toi-même tu l’as pris pour ta vie.

Mais c’est par la volonté de Dieu que tu es devenue un petit Paul. Et voici la volonté de Dieu: que tu transmettes à tes frères l’Evangile que tu as reçu. Le Seigneur t’est apparu, à toi comme à Paul, à toi qui n’es ni un apôtre ni un maître, à toi qui, selon les hommes, es entre tous la plus petite par ta science et par ton grade; tu es un instrument utile uniquement par le mérite de ton amour qui n’a jamais refusé à Dieu de le servir; tu as désiré être consumée dans le service pourvu que tes frères aiment le Seigneur. Or c’est précisément pour ces deux dernières raisons que le Seigneur t’est apparu. Tu l’as vu et entendu, tu le vois et tu l’entends, tu le verras et tu l’entendras encore ici-bas et au ciel.

Alors, petit Paul, redis avec le grand Paul ses mots sincères, humbles et reconnaissants; que ce soit le terme de cette méditation dominicale avant de tourner les yeux de ton esprit vers celui qui, une fois de plus, se présente à toi pour te rendre bienheureuse, pour t’enseigner et te transmettre les leçons destinées aux âmes.

“C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n’a pas été stérile, mais plus que tous les apôtres, j’ai travaillé, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi.”

Cette reconnaissance des œuvres de Dieu en toi n’est que justice, c’est le salut de l’humilité qui sait ce qu’elle a fait et comment elle l’a fait: par le mérite de la grâce de Dieu qui a voulu que tu sois ce que tu es! Et tu l’honores. Honore-le toujours pour ne pas devenir un Caïn qui ne reconnaît à Dieu ni le mérite ni le droit de ses richesses, ni la beauté des fruits de ton âme.

Honore-le par tes biens, par les prémices de tout ce que tu auras, en offrant tout à Dieu qui te donne tout, pour qu’il répande ces trésors sur ceux pour qui ils ont été donnés, en abattant les barrières levées par l’envie qui est vivante par elle-même et en beaucoup d’hommes. Ne crains pas que leur effusion sur toi ne puisse jamais cesser. Plus tu donneras plus tu obtiendras, parce que les trésors de Dieu, les fleuves de la Sagesse, sont intarissables, et parce que les fruits persistent encore sur les branches, et que déjà la plante se pare de nouvelles fleurs qui demain seront de nouveaux fruits.

L’arbre de la Vie se pare de fleurs, de feuilles, et ne cesse d’amener à maturité ses fruits pour ceux qui l’aiment et le servent, pour ceux qui répondent avec bonne volonté aux désirs de la grâce de Dieu.

La grâce de Dieu te protège et te soutient contre ceux qui voudraient se réjouir de ta chute pour faire taire la voix de la conscience qui leur reproche bien des choses: en premier lieu, leur manque de charité, ensuite la façon dont ils ont fait fructifier le don de Dieu.

Mais toi, tu pries pour eux, pour tous, afin qu’ils aient la charité qui est l’origine de toute vertu et du salut.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit.»

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