Os Escritos de Maria Valtorta

Esta obra ainda não foi traduzida para este idioma. Enquanto isso, é exibido o texto francês.

190. Le 1er décembre

FR

190. Capítulo 190

PT Tradução a caminho

1943-12-01

Marie dit:

“Du jour où j’ai porté le Fils en moi, j’ai vu toute chose d’un autre œil. Dans l’air qui m’entourait, dans le soleil qui me réchauffait, dans le rayon de lune qui descendait dans ma petite chambre pour me tenir compagnie pendant mes méditations nocturnes, dans l’éclat des étoiles, dans les fleurs de mon petit jardin ou des champs de Nazareth, dans l’eau qui chantait dans la fontaine que Joseph avait construite pour m’éviter la fatigue physique et morale d’avoir à sortir de ma solitude quasi-habituelle, dans les petits agneaux à la voix d’enfant, je voyais mon Seigneur, le Père de mon Fils, l’Époux de mon esprit virginal; je voyais surtout mon Enfant pour qui tout avait été fait. Ses yeux étaient ouverts en moi et je voyais avec les yeux de mon Dieu qui était mon Enfant.

Les vertus augmentaient en puissance en moi comme le flux d’une marée montante, et plus mon Enfant grandissait et plus sa perfection infinie pénétrait sa Maman, comme si la puissance qui se dégagerait de lui pendant les trois ans de son ministère se répandait en rayons d’éther spirituel pour me renouveler entièrement.

Oh! fille! Dieu dans sa bonté m’a fait saluer comme ‘Pleine de grâce’. Mais la plénitude fut en moi lorsque je ne fis qu’un avec mon Fils. C’est alors que mon âme, une avec Dieu, eut l’abondance des vertus de Dieu.

La Charité fut prééminente à ce moment-là. Si j’aimais avant, je surpassai ensuite l’amour de la créature, parce que j’aimai avec le cœur de la Mère de Dieu. Je brûlai. L’incendie est un voile de givre sur la campagne en hiver comparé à l’ardeur qui était en moi. Je vis les créatures, non plus avec une pensée de femme, mais avec l’esprit de l’Épouse du Très-Haut et de la Mère du Rédempteur. Ces créatures étaient les miennes.

Ma maternité spirituelle commença alors, puisque, non, il ne fut pas nécessaire que Siméon parlât pour que je connusse mon destin. Je savais, car je possédais la Sagesse en moi. Elle devenait chair en moi et ses paroles coulaient comme le sang dans mon être et affluaient au cœur où je les gardais. La vie future de mon Fils n’eut pas de secrets pour sa Maman qui le portait. Et si c’était une torture, car j’étais Femme, c’était aussi une béatitude pareille à celle de mon Enfant, puisque faire la volonté de Dieu et racheter les âmes pour réunir à Dieu ceux qui sont séparés de lui et obtenir l’annulation de la faute et l’augmentation de la gloire du Père, c’est ce qui fait le bonheur des vrais enfants de Dieu. Et mon doux Jésus et moi, sa Mère par la bonté du Père, sommes la souche de la famille.

Quand on aime réellement, on ne vit pas pour soi, mais pour les autres. Quand on possède Dieu, on aime parfaitement et toutes les autres perfections viennent derrière la charité. Même les sens humains se perfectionnent du fait que tout ce qui nous entoure acquiert une lumière, une voix, une couleur différentes et que surtout, tout porte un signe que seuls voient ceux qui possèdent Dieu: le sien, saint et ineffable; et il n’est pas nécessaire de prononcer des mots pour prier, puisqu’il suffit que notre regard se pose sur les choses créées pour que notre cœur s’élève dans l’oraison plus haute qui soit, la fusion avec le Créateur.

Chantons alors le Magnificat pour toutes les choses que le Créateur a faites pour nous, car, Maria, lorsque nous nous donnons à Dieu, Dieu fait des reines de nous et nous confie ses possessions, de sorte que même la plus humble d’entre nous peut affirmer: ‘Mon âme magnifie son Seigneur, qui a regardé sa servante pour laquelle il a fait de grandes choses, et mon nom dorénavant est «bienheureuse»!’.”

Nenhuma seção encontrada para este capítulo.