Os Escritos de Maria Valtorta

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202. Le 14 décembre

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202. Capítulo 202

PT Tradução a caminho

1943-12-14

Marie dit:

“Il y a certains actes de générosité particulière dont la fragrance émane uniquement des âmes qui ne font qu’un avec mon Seigneur et dont le parfum n’est apprécié que par Dieu ou par ceux qui vivent déjà dans le Royaume de Dieu.

C’est un acte de générosité que de savoir renoncer à la liberté et de s’enfermer dans un couvent, s’interdisant ces joies humaines que Dieu a permises et que mon Fils a bénies, parce qu’elles font partie des desseins créateurs et elles perpétuent, par l’entremise des créatures, l’œuvre du Créateur.

Source éternelle de nouveaux esprits, le Père crée les âmes dans le Ciel. Graines destinées à produire des graines, elles se revêtent d’une chair et, devenues mâle ou femelle, elles créent sur terre, par l’union de deux chairs en une, de nouvelles robes pour les nouvelles âmes qui vont descendre sur la terre pour la peupler de créatures de Dieu.

Il n’y a pas de joie plus grande, après celle d’aimer le Seigneur, que d’être mère d’un enfant à soi et de dire: ‘Je t’ai formé, je t’ai porté et nourri, je t’ai donné mon sang et mon lait, tes chairs sont les miennes et ma pensée est à toi car tu es la pensée et le but de ta maman’.

Il y a une maternité plus haute, mais elle n’est déjà plus humaine et elle est déjà comprise dans la grande, incomparable, première joie entre toutes, d’aimer le Seigneur, car c’est l’amour total envers notre Seigneur très saint qui nous fait aimer les créatures au point de devenir des mères pour elles, prêtes à leur donner la vie à travers notre douleur et dans le but d’accroître la gloire de l’Éternel en augmentant le nombre des citoyens du Royaume.

C’est un acte de générosité que de vous offrir en victimes pour le monde. Un acte de grande générosité puisqu’il vous rend semblables à mon Jésus, Victime innocente, sainte, consumée par l’amour. Mais il y a une générosité encore plus grande: la générosité héroïque dans son héroïcité générale.

Dieu, qui est grand d’une manière inconcevable pour vous, compense les âmes généreuses par des torrents de délices. Il se communique à elles dans des contacts spirituels. Il donne des lumières qui sont des paroles et des paroles qui sont des lumières. Il donne des formes de vitalité qui sont un repos et le repos sur son cœur qui est vitalité. Il se fait le soutien de l’âme généreuse et s’unit à elle lors­qu’il voit que la générosité de la créature a été si violente qu’elle n’a pas mesuré ses forces, de sorte qu’elle fléchit, comme mon Fils, sous un poids exorbitant, auquel elle ne se refuse pas, mais dont elle demande qu’on la décharge un instant pour pouvoir se relever et avancer jusqu’au sommet, car elle sait que c’est dans le sacrifice total qu’elle atteindra la joie.

Eh bien, l’héroïcité de l’héroïcité dans le sacrifice, c’est quand une créature pousse son amour au point de savoir être généreuse jusqu’à renoncer même au réconfort d’avoir l’aide et la présence sensible de Dieu.

Maria, j’ai éprouvé cela. Je sais. Je peux t’instruire dans cette scien­ce du sacrifice. Car il ne s’agit plus d’un simple enseignement, mais d’une Science. Celui qui parvient à ce point n’est plus un écolier; il est enseignant dans la plus difficile des sciences: celle de savoir renoncer, non seulement à la liberté, à la santé, à la maternité, à l’amour humain, mais aussi au réconfort de Dieu qui rend supportables toutes les renonciations et, ce qui plus est, les rend douces et désirées. On boit alors l’amertume que but mon Fils et l’on connaît la solitude qui enveloppa mon cœur du matin de l’Ascension à mon Assomption. C’est la perfection de la souffrance. Et pourtant, Maria, j’étais heureuse dans ma souffrance. Ce n’était pas de l’égoïsme en moi, mais uniquement charité brûlante.

Tout comme j’avais su, par degrés ascendants, accomplir toutes les offrandes et toutes les séparations, toujours gardant à l’esprit que l’offrande et la séparation qui le transperçaient, lui, accomplissaient la volonté de Dieu, mon Seigneur, et augmentaient sa gloire; et comme j’avais su par la suite me détacher de mon Fils au moment où il préparait sa mission, au moment de sa prédication, de sa capture, de sa mort, de sa sépulture – choses dont je connaissais la brève durée – ainsi je sus sourire et le bénir, sans tenir compte des larmes du cœur, à la première aube du quarantième jour de sa vie glorieuse, quand, sans témoins comme au matin de la Résurrection, il vint me donner son baiser avant de monter au Ciel.

Moi, Mère, je perdais le Fils dont la présence me donnait une joie ineffable. Mais moi, la première à avoir cru en lui, je savais que pour lui se terminait son passage en un monde ennemi qui, s’il ne pouvait plus lui nuire, car les embûches humaines ne pouvaient désormais plus l’atteindre, ne cessait pas pour autant de lui être hostile.

Que les Cieux s’ouvrissent pour accueillir dans la gloire le Fils qui revenait au Père après la douleur. Que le trin Amour se réunît sans plus de séparations. Que vinssent à me manquer la lumière et la respiration, car le monde n’était plus habité par mon Jésus et l’air n’é­tait plus sanctifié par son souffle. Qu’après avoir été ‘Fils de l’Homme’, il redevînt ‘Fils de Dieu’, revêtu de sa gloire divine pour l’éternité: ce fut mon dernier Fiat!, et il ne fut pas moins prompt et moins généreux que celui de Nazareth.

Toujours ‘fiat’ aux volontés de Dieu. Soit qu’il vienne à nous pour devenir une partie de nous, soit qu’il se détache de nous pour monter préparer notre demeure dans son Royaume. L’entourer d’amour quand il est avec nous, vivre d’amour en regardant là où il est, pour lui rappeler que sa servante l’aime et attend son sourire d’invitation pour mourir dans un élan de joie qui est le début lumineux du jour éternel et resplendissant du Paradis. Après l’avoir accueilli, servi, écouté pendant qu’il est avec nous, vivre sans diminuer l’amour d’un seul degré parce qu’il n’est plus visiblement présent à nous.

Offrir cette renonciation pour sa gloire et pour les frères et sœurs. Afin que notre solitude se transforme en eux en divine compagnie et que le silence, qui est notre faiblesse, se transforme en parole pour beaucoup qui ont besoin d’être évangélisés par le Verbe.

Nous avons nos souvenirs, Maria. D’autres n’ont rien. Nous avons la certitude qu’il travaille à préparer notre demeure. D’autres voient le temps comme un fleuve dont l’embouchure est le néant. Je dis ‘nous’ puisque je t’unis à mes pensées d’alors.

Donnons, donne – et avec toi, les âmes généreuses qui désirent atteindre aux sommets de la générosité – cette renonciation aussi, si elle t’est demandée, pour que ton trésor soit le trésor de beaucoup d’autres, pour que les indigents de l’esprit soient revêtus de cette Lumière et les analphabètes de l’esprit de cette Science, Lumière et Science qui, une fois qu’elles ont été infusées, ne cessent de vivre et d’agir, et que la Bonté a accordées à ses bien-aimés pour en faire ses élus.”

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