Os Escritos de Maria Valtorta

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212. Le 24 décembre

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212. Capítulo 212

PT Tradução a caminho

1943-12-24

Jésus dit:

“Même un seul verset d’un psaume possède une lumière capable d’éclairer une grande voie.

Voici la différence entre le pécheur et le juste.

Le premier est un vampire qui prend et détruit, et qui ne rend jamais. Il détruit les œuvres de ses frères et sœurs et mes mérites. Il se nourrit de la communion des saints. Voilà comment il se nourrit. Non pour son esprit auquel aucune nourriture spirituelle ne peut servir puisque c’est un esprit mort. Il s’en nourrit pour sa vie, puisque les saints prient pour lui et détournent de sa tête les châtiments de Dieu. Tous, sauf le dernier, car Dieu est juste et donne selon ce qu’on a fait. Le Sang qui est le salut rend le jugement de sa condamnation, car par sa vie de péché, il se moque de mon sacrifice. C’est un parasite du corps mystique. Et il finit par mourir. Cellule morte de ce corps admirable. Tu sais que, dans votre corps, les cellules mortes sont le foyer d’atroces maladies. Il en va ainsi de ces cellules spirituelles qui se nourrissent du travail d’autrui sans générer aucune activité propre. Ce sont des gangrènes.

Le juste, au contraire, actif comme un dieu, produit sans cesse, à un degré inférieur, comme un dieu. Il est générateur de vie. Greffé au Christ, son Maître, il vit la Vie et la fait sienne, la multiplie de sa propre vie que, pour humble qu’elle soit, Dieu ne méprise pas, car il ne dédaigne pas les œuvres de ses petits, mais les accueille avec un sourire et les fait siennes. Riche d’une richesse inépuisée – puisqu’il ne dispose pas seulement de son activité, mais de cet incommensurable trésor que sont les œuvres du Christ et des saints – le juste éprouve de la compassion pour tous et donne sans avarice, et ses dons ne l’appauvrissent pas, car plus il donne et plus Dieu se transfuse en lui, apportant avec lui le fleuve de sainteté dont il est la source et l’embouchure et dont les vagues sont les innombrables mérites du Verbe immolé et de ses saints. Plus la sainteté s’accroît et plus la compassion augmente, car si la sainteté s’accroît, Dieu demeure en vous de plus en plus, et d’avoir en vous la demeure de Dieu signifie posséder la Charité.

Oh! bienheureux sort! Quand, au terme de sa vie, le juste montera au Ciel, les œuvres qu’il aura accomplies le précéderont, tapissant son chemin de lumières et chantant ses louanges; et devant son humble et bienheureuse stupeur, je dirai: ‘J’eus faim et tu me donnas à manger, j’eus soif et tu me donnas à boire, j’étais nu et tu m’habillas, infirme et tu me soignas, pèlerin et tu m’accueillis. Ce que tu fis pour tes frères et sœurs, c’est à moi que tu l’as fait et, surtout lorsque par ta douleur et tes actions, tu as fait d’un frère un saint, tu as ajouté une lumière à ma couronne de Roi éternel. C’est pourquoi tu régneras maintenant avec moi, ô mon enfant béni’!”.

Jésus dit:

“À ceux qui, en lisant humainement ces dictées, trouvent que je me répète, je réponds:

À votre entêtement dans l’erreur, j’oppose ma ténacité dans l’enseignement. Les bons maîtres ne se lassent pas de répéter une explication jusqu’à ce qu’ils soient sûrs que toute la classe a compris.

Dans une classe, tous n’ont pas la même volonté ou la même capacité de comprendre. Au contraire, les élèves qui unissent la volonté à l’intelligence sont l’exception. Ce sont les perles du maître qui le compensent des désillusions causées par tous les autres.

Je suis le Maître, et moi seul, qui en plus d’être le Maître suis Dieu et possède sa faculté de tout voir, sais qu’ils sont peu nombreux dans mon peuple ceux qui écoutent, comprennent, retiennent et appliquent ma Parole. Peu nombreux ceux pour qui l’amour est lumière intellectuelle et volonté. Ce sont eux qui, possédés par l’amour, comprennent et vivent ma doctrine et à qui il suffit de donner une explication une fois pour qu’ils en fassent une norme de vie. Les autres, abêtis par la faute ou rendus lents par la paresse spirituelle, je dois les instruire sans me lasser et toujours recommencer pour qu’un minimum de lumière et de doctrine puisse s’insinuer en eux et faire germer une petite plante de Vie.

Voilà la raison pour laquelle je répète de mille façons un seul savoir. Et avec ce résultat: ceux qui en ont le moins besoin, puisqu’ils font déjà un avec moi, accueillent ma Parole avec une hâte toujours renouvelée, comme si c’était chaque fois une parole nouvelle, et ne se lassent pas de la recevoir, puisqu’elle est pour eux nourriture et air dont ils ont toujours besoin, comme de la nourriture et de l’air naturels, jusqu’à la fin de leur arrêt ici-bas, au moment où ils viendront à la vie dans laquelle la contemplation de Dieu sera la synthèse de tous les besoins, sera tout. En revanche, ceux qui en ont le plus besoin s’en fatiguent et s’en détachent plus vite. Soit parce que cette doctrine est un aiguillon et un reproche pour eux, soit parce que leur imperfection spirituelle émousse leurs facultés, les rendant incapables de sentir leurs besoins et la beauté de ma Parole.

Mais je fais quand même mon devoir de Maître. Je serre sur mon cœur mes disciples fidèles pour qui ma caresse est déjà parole et, me consolant en eux, je poursuis ma tâche ardue de parler à ceux qui sont hostiles, inertes, faibles, distraits.”

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