Os Escritos de Maria Valtorta

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143. Le 14 juillet

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143. Capítulo 143

PT Tradução a caminho

1944-07-14

Jésus dit:

«Ecoute-moi bien, ma fille, parce que la leçon de ce jour est très difficile.

L’homme, tout homme, porte en soi l’image que Dieu a conçue pour l’homme. Mais tous les hommes ne portent pas en eux la ressemblance de Dieu.

Il est dit: “Dieu fit l’homme à son image et ressemblance.” Com­ment peut-il donc se faire que certains en aient seulement l’image? Et comment peuvent-ils avoir l’image de Dieu s’il est incorporel, très pur Esprit, Lumière infinie et éternelle, Pensée agissante, Force créatrice, mais non pas corps?

Quelle ignorance encore chez les croyants! Une ignorance compréhensible et une ignorance incompréhensible.

L’ignorance compréhensible provient d’une instruction vraiment rudimentaire, d’une instruction religieuse qui s’arrête au b-a-ba de la foi; la cause en est l’éloignement de centres religieux ou bien – ce qui est très coupable de la part du fautif – de la négligence de ministres qui ne mettent pas toutes leurs forces à faire connaître Dieu à leurs propres agneaux; ce sont des pasteurs-idoles que je regarde d’un œil sévère.

Cette ignorance-ci ne ferme pas le ciel à ceux qui en pâtissent. En effet, je suis juste et je n’accuse pas une âme si je sais que son ignorance n’est pas volontaire. Au contraire, je tiens compte de sa foi et, si je vois qu’elle est droite et qu’elle porte cette petite lueur de connaissance de Dieu qu’on lui a donnée, je la récompense com­me si elle avait eu de grandes connaissances, à l’égal d’un saint docteur. Ce n’est pas de sa faute si elle sait peu de choses. Mais il est méritoire qu’elle sache tirer de ce peu de choses une force avec ces quel­ques idées cohérentes: “Dieu est. Je suis son fils. Ce qui me rend tel, c’est l’obéissance à sa Loi. C’est donc en obéissant que j’arriverai à posséder Dieu dans l’éternité grâce aux mérites du Sauveur qui m’a rendu la grâce.” L’Esprit de Dieu se substitue par des idées lumineuses pour illuminer le croyant que son pasteur néglige ou qui habite dans des régions où celui-ci vient rarement.

Mais il existe également une ignorance incompréhensible. Elle est le fait de ceux qui ne veulent pas s’instruire bien qu’ils en aient la possibilité, ou encore qui, une fois instruits, le négligent et redeviennent ignorants, car c’est ce qu’ils veulent par commodité. Oublier la Vérité est nécessaire pour ceux qui veulent vivre comme des bêtes.

Je maudis cette ignorance-là. C’est l’un des péchés qui attirent mon indignation sans pardon. Pour quelle raison? Parce que c’est un reniement de Dieu Père, Fils et Esprit Saint.

Un fils qui ne veut rien savoir de son père ou qui, bien qu’il le connaisse, veut l’oublier et y parvient, quel fils est-ce donc? Il est rebelle à la voix du sang, sans même parler des voix surnaturelles. C’est pourquoi il est inférieur aux animaux qui, aussi longtemps qu’ils sont soumis à leur père en raison de leur âge, lui obéissent et le suivent. Quelle rébellion peut donc être celle qui se tourne contre un Dieu qui est Père aussi bien par la chair et le sang que par l’âme et l’esprit, je vous le laisse imaginer.

Ils renient le Fils car, sans tenir compte du sacrifice de Dieu le Fils qui s’est incarné pour porter la Vérité aux hommes en plus de la rédemption, ils étouffent en eux toute voix de cette Vérité pour vivre dans leur mensonge.

Ils renient l’Esprit Saint parce que la Vérité est toujours liée à la connaissance, or ce sont les lumières de la connaissance qui permettent de comprendre les vérités les plus sublimes. Je l’ai dit: “J’ai encore bien des choses à vous dire mais, actuellement, vous n’êtes pas à même de les supporter; lorsque viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité tout entière… il recevra de ce qui est à moi et il vous le communiquera.”

O éternel Esprit de Dieu, qui nous aimes tant que, pour la gloire du Père, tu es descendu en des noces très pures engendrer le Rédempteur et qui, bien qu’égal à moi, es devenu mon procréateur, alors que tu procèdes de moi et du Père! ô éternel Esprit de Dieu qui, pour la gloire du Fils as propagé ton feu et le propages continuellement afin que la Parole soit comprise et que les créatures passent de l’état d’hommes à celui de dieux en vivant selon la grâce et selon la Parole! Mystère de notre Amour! Poème inconcevable que les élus ne connaîtront en plénitude qu’au paradis!

Je l’ai dit: “Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné; mais qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, cela ne lui sera pas pardonné.” De quel blasphème peut-il s’agir contre lui? Du manque d’amour qui s’explique par le refus d’accueillir la Vérité éclairée par lui.

Nous en revenons ainsi au début de la dictée.

L’ignorance très répandue chez les croyants engendre des idées erronées sur l’image de Dieu. Non pas l’image physique: Dieu, en tant qu’Esprit, n’a ni visage, ni taille ni structure. Mais l’homme a l’image que Dieu Créateur a conçue pour l’homme.

Le Puissant et l’Infini n’avait certainement pas besoin d’obtenir l’homme d’une évolution séculaire de singes. Le singe fut ce qu’il est dès l’instant où il fut créé et fit ses premiers bonds sur les arbres du paradis terrestre. L’homme fut ce qu’il est dès l’instant où Dieu le créa à partir de la boue et où il lui insuffla l’esprit, ce qu’il n’avait fait à aucune autre créature.

Sa ressemblance à Dieu se situe dans cet esprit éternel, incorporel, surnaturel que vous possédez en vous. Enfermé dans cette prison étroite et précaire qu’est cet esprit, un atome de l’Esprit infini, il attend impatiemment de vous réunir à sa Source et de partager avec elle liberté, joie, paix, lumière, amour et éternité.

L’image, quant à elle, persiste même là où la ressemblance n’existe plus. Physiquement, l’homme reste en effet le même aux yeux des hommes, même si, aux yeux de Dieu et des habitants surnaturels des cieux comme aux yeux des quelques élus de la terre, il apparaît sous son nouvel aspect de démon. Sous son véritable aspect à partir du moment où la faute mortelle le prive de sa ressemblance à Dieu, puisque l’esprit ne vit plus en lui.

L’homme sans la grâce, que la faute lui retire, n’est plus qu’un sépulcre où son esprit mort se putréfie. Voilà pourquoi, à la résurrection de la chair, les hommes auront beau avoir tous la même apparence physique, ils seront totalement dissemblables. Les bienheureux auront un aspect semi-divin, les damnés un aspect démoniaque. Alors le mystère des consciences apparaîtra extérieurement. Quelle terrible connaissance!

L’homme se rend d’autant plus semblable à Dieu qu’il vit davantage dans la grâce et accroît celle-ci – déjà infinie en elle-même – par les mérites d’une vie sainte. Il faut s’efforcer d’atteindre la perfection de la ressemblance. Vous ne l’atteindrez jamais, puisque la créature ne peut être semblable à son Créateur; mais vous vous approcherez, autant que cela vous est permis, de cette Beauté surnaturelle.

Je l’ai dit: “Soyez parfaits comme mon Père est parfait.” Je ne vous ai mis aucune limite à la perfection. Plus vous vous efforcerez d’atteindre cette perfection, plus les cloisons de l’humain tomberont comme un mur attaqué par des forces victorieuses, plus les distances diminueront, plus la vue augmentera ainsi que votre capacité à sentir, comprendre, voir et connaître Dieu.

Il vous faut cependant y tendre de toutes vos forces, de toute votre générosité, sans “regarder en arrière” pour voir ce que vous quittez. Sans jamais vous arrêter, sans vous lasser. La récompense justifie l’héroïsme, car elle revient à se plonger dans la jouissance de l’Amour, donc à posséder Dieu comme vous le posséderez au ciel.

O union béatifique et possession merveilleuse! Elle est à vous, mes enfants fidèles. Venez et rassasiez-vous-en!»

Je me proposais d’écrire ce matin la suite de ma joie d’hier soir. Mais dès le point du jour Jésus a dicté, si bien que je le fais seulement maintenant.

Après avoir fait l’heure d’agonie avec Jésus au jardin des Oliviers, je me suis reposée tranquillement, en repensant aux belles mains de ma petite sainte.[1] En ce qui concerne son aspect, je ne pouvais penser qu’à ses mains, puisque je n’en avais rien vu d’autre. Comme une enfant, j’avais un grand désir de voir si elle est bien comme sur les portraits joints à son autobiographie. Mais je n’espérais pas la voir. Mais voilà que, comme un tableau s’éclaire tout doucement, elle s’est révélée. Après les mains, les bras m’apparurent, légèrement tendus dans ma direction comme pour m’embrasser, puis le corps et finalement le visage.

Oui, ses portraits lui ressemblent, surtout les premiers – car maintenant, retouches après retouches, on l’a presque défigurée –. Je trouve néanmoins qu’on lui fait l’ovale [du visage] plus rond qu’il ne l’est. Je la retrouve bien dans l’ovale amaigri de ses derniers instants. La raison en est peut-être que le visage spiritualisé que j’ai vu semblait se consumer dans la flamme lumineuse qu’il dégageait.

Elle souriait de la bouche et des yeux. Elle est très belle et jeune, avec deux fossettes aux coins de la bouche et deux yeux d’un gris tirant sur le bleu pervenche, fort beaux. Elle ne m’a pas semblé bien grande. Plus ou moins comme Paola,[2] mais elle paraît plus en raison de son long habit et de son maintien digne, pour ainsi dire royal. Elle n’avait ni manteau ni crucifix couvert de roses. Elle donnait l’impression d’être comme pendant ses occupations monastiques, portant seulement son simple habit marron foncé et la guimpe blanche sous son voile noir. Elle a réellement les mains plus longues que celles de Marie, mais très belles. Elle s’est laissée regarder avec un doux sourire et prier avec un sourire prometteur. Puis elle s’en est allée et il ne m’est resté que son souvenir, ainsi qu’un léger parfum dans l’air.

Je pense que bien peu de saints me sont apparus pour moi- même: saint Jean souvent. Saint Joseph une fois en janvier (dans la vision du paradis) et plusieurs fois au cours des horribles journées du 10 au 24 avril. Puis saint François une fois, ici, début mai,[3] me semble-t-il. Et maintenant sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Les autres, je les ai vus en vision, tous. Ah, non! Sainte Agnès aussi lorsqu’elle m’a dicté ses paroles.[4] C’est tout. Il paraîtra à certains que j’en vois beaucoup, mais ce n’est pas mon impression. En plus d’un an de… mission spéciale (pour ainsi dire) j’en ai vu, pour moi, seulement cinq: six, si j’y ajoute Nennolina.[5] Et ceux que je prie toujours: saint François et la petite sainte Thérèse, après plus d’un an de dictées, mais aucun des deux comme on les représente généralement.

Je suis très heureuse, savez-vous? Hier soir, pendant que je la regardais, je lui disais: «Un pétale, un seul pétale de tes roses pour m’assurer qu’il m’est fait grâce», et je n’aurais pas été surprise d’en trouver un réellement. Au lieu de quoi j’ai seulement senti un léger parfum de rose provenant de l’endroit où la sainte se tenait, après son départ.

Saint François et elle ont été mes maîtres quand je commençais à chercher Jésus. Des années durant, je n’ai pas eu d’autre guide qu’eux. Et, maintenant que je pense m’approcher de la fin, ou plutôt du début, je suis tout heureuse de les sentir près de moi. Ils vont m’aider à comprendre Jésus. La sérénité est encore en moi, bien que je souffre beaucoup physiquement.

N’est-il pas beau que j’aie eu la visite de Marie, Reine du Carmel, et de la petite sainte du Carmel en préparation de la fête du Carmel?

Je pense que, le 16 juillet 1897, la communion fut portée en viatique à la séraphique petite Thérèse et qu’elle fut saluée par ce chant que je fredonne souvent:

Toi qui comprends bien mon néant, ô Dieu,

Tu ne crains pas de t’abaisser jusqu’à moi…

Sacrement adoré! Dans mon cœur

Descends, dans mon cœur qui aspire à toi.

Je veux que ta bonté, mon doux Seigneur,

Me fasse après cela mourir d’amour.

Ecoute la voix de mon grand désir.

Descends dans mon cœur…

A cette époque, je n’avais que quelques mois: quatre. Il se peut que j’en aie maintenant quatre à vivre, à attendre la Vie. Mais n’ai-je pas les mêmes sentiments que Thérèse, bien qu’en plus imparfaits? La même soif de l’eucharistie, le même désir de mourir d’amour, la même unique espérance: Jésus?

Non par désir de louange humaine mais par amour de Dieu, je voudrais ressembler à la petite sainte. Je fais ce que je peux. Oh, non! Je ne me repens pas de m’être donnée à l’Amour, moi non plus je ne m’en repens pas. Je regrette seulement de m’être donnée trop tard et bien mal, et je suis désolée seulement de ce que l’Amour me consume si lentement.

Je n’ai pas de voix pour me faire entendre du monde. Mais si j’en avais une, je voudrais proclamer à tout le monde: «N’ayez pas peur de vous donner à Jésus, à l’Amour doux et miséricordieux. Il paie de retour notre don par de telles douceurs qu’aucun mot ne saurait l’expliquer. Toute comparaison n’est qu’un reflet de la lumière tremblotante d’un lumignon par rapport au grand soleil. Et, pour les petites âmes qui ont péché et retournent désormais à Dieu comme pour celles qui ne savent pas faire de grandes choses, il n’est pas d’autre voie à suivre pour rejoindre ceux qui n’ont pas erré ou qui ont su atteindre les sommets de la pénitence héroïque: se donner à l’Amour et le laisser agir… Qu’il fasse ce qu’il veut de nous et en nous. Il fera toujours bien plus que ce que nous ferions de nous-mêmes, fût-ce après des années de vie austère et généreuse.»

L’Amour! Quel Maître! quel initiateur! Quel purificateur! Je n’ai pour monnaie que mon amour livré à l’Amour. Grâce à elle, – non par mon mérite personnel mais grâce à la miséricorde de mon Amour –, je suis assurée de conquérir le ciel.

Je suis tout aussi sûre que les choses extraordinaires qui m’ar­rivent ne sont certainement pas pour moi de la monnaie de conquête, mais plutôt… de la contre-monnaie, car elles peuvent m’inciter à l’orgueil. Je dois donc les accueillir avec humilité, en reconnaissant réellement qu’elles ne sont pas destinées à moi-même, mais à tous. Je suis seulement le canal par lequel elles descendent et j’ai l’obligation de me sanctifier de plus en plus pour être digne de les recevoir sans les profaner par un contact impur. Par conséquent, c’est un don qui n’est pas sans risque.

En revanche, lorsque j’aime de toutes mes forces et que je me sacrifie par amour de l’Amour, oh! alors, je suis certaine de ne pas me tromper! cet amour sera plutôt l’absolution des imperfections que je peux avoir dans tous les domaines. Qu’il augmente, qu’il augmente, qu’il augmente pour devenir mon salut éternel.

Seigneur, je ne te demande pas la gloire des visions, mais la grâce de t’aimer toujours plus.

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Notes

  1. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dans la vision du 13 juillet. ↩
  2. Il s’agit de Paola Belfanti. ↩
  3. Pour la vision du paradis, voir le 10 janvier; pour saint François, voir le 1er mai. ↩
  4. Le 20 janvier. ↩
  5. Le 6 juillet. ↩