Os Escritos de Maria Valtorta

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186. Le 27 septembre

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186. Capítulo 186

PT Tradução a caminho

1944-09-27

… et la douleur me submerge. Je pense en effet à ma mère qui a eu peur de toi, Jésus, quand elle t’a vu… Pourquoi avoir peur de toi, Jésus?

Jésus dit:

«Pourquoi? Tu as beaucoup de “pourquoi” dans le cœur après cette dictée. Mais je commence par le dernier.

Ne pleure pas, ma petite voix, ma petite épouse. Ta mère est mieux que bien d’autres, même si elle n’a pas su me reconnaître tel que je suis: Miséricorde agissante, Amour et non pas Justice, Amour qui, pour absoudre de tout, demande uniquement l’amour et con­fiance. Mon amour et le tien ont ajouté leur juste part au poids d’amour nécessaire à l’âme de ta mère pour être rachetée. C’est un trésor que l’amour, sais-tu? Il acquiert tout, délivre de tout, rachète de tout. Ne pleure pas.

Pourquoi a-t-elle eu peur de moi? je suis venu à elle lui apporter force et lumière. Elle a eu peur parce que… Rappelle-toi ce que l’Evangile dit de mes disciples, eux qui étaient encore si imparfaits non seulement avant la Passion, quand ils me virent marcher sur l’eau, mais même après m’avoir reçu dans l’Eucharistie et avoir été sauvés par le Sacrifice qui devait, en leur rendant la grâce, rendre la vue à leur esprit et leur permettre de reconnaître la face de Dieu. “Ils eurent peur de Jésus parce qu’ils le prirent pour un fantôme, un esprit”, dit l’Evangile. Ta mère a eu la même peur. Elle m’a pris pour un fantôme, et un fantôme sévère.

Vois-tu, mon amie, à quelle erreur conduit une conscience troublée? Vois-tu comme tenir son âme dans l’amitié de Dieu est une promesse assurée de mort sereine?

En bon Maître, je venais lui tenir un langage capable de la purifier par une authentique contrition, capable de l’élever par une sain­te résignation, de lui procurer le salut immédiat par un jaillissement d’amour, le bain de toute une vie. Je venais par pitié pour elle et pour te rendre heureuse, toi. J’ai prodigué baisers et bénédictions à la vieille femme de la vision du blé.[1] A ta mère, je venais m’offrir moi-même, le Pain du ciel, pour lui donner un baiser d’amour ainsi qu’une bénédiction en guise de viatique. elle a eu peur parce qu’elle me connaissait trop peu. Ils sont trop nombreux, ceux qui me connaissent trop peu.

Toutefois, ne souffre pas d’amour filial. J’ai dit à la vieille femme:

“Je t’ouvrirai les portes, et avec toi à ton fils et au fils de ton fils.” Et à toi, je dis: “Je t’ouvrirai les portes et avec toi à ta mère et à ton père.” Peux-tu le croire? Peux-tu croire que mon amour peut t’accorder cela? Pour ta part, prie et aime. Tu n’es pas seule. Je suis avec toi et ceux qui t’aiment maintenant, en vérité et avec bonté, sont auprès de toi.»

J’avais si peur de l’avoir fait souffrir ces derniers jours… et tant de peine en pensant à ma mère…

Cela s’unit à la grâce de la fleur poussée sur le balcon de ma maison et que Marta m’a apportée, sans savoir quel geste elle répétait. C’est la première fleur qui me procure de la joie après six mois moins quinze jours que les fleurs les plus belles me laissent indifférentes.

Pauvre petite fleur, à moitié fanée, de géranium blanc, de ceux encore que ma mère regardait, de ceux qui ont poussé dans la terre de ma plate-bande, apportée presque entièrement par mon père! Une pauvre fleur, si belle pour moi!

Comme je comprends, Marie, ta joie de recevoir ce rameau d’amandier de ta maison! Marta l’ignore, elle n’a jamais lu les visions, elle n’en a jamais le temps, pauvre Marta toujours en mouvement, une vraie Marthe. Mais elle a réitéré le geste de Joseph offrant ce rameau en fleurs à la Vierge, son épouse.[2] Et Marta ignore qu’elle m’a procuré une joie plus grande que si elle m’avait donné un joyau.

La dernière fleur à m’avoir été chère fut la violette cueillie dans la pinède, toujours par Marta, et que j’ai conservée, ainsi que le myosotis d’une bonne amie. C’est un salut de Viareggio pour moi, qui devenais folle dans mon enfer. Cela me fait aimer de nouveau les fleurs. C’est la première à être de nouveau “une fleur”, et non une chose qui me faisait mal.

Beaucoup ne comprendront pas… Cela m’est égal. Je sens avec mon cœur, et j’aime avec mon cœur. C’est ce cœur qui sait se donner totalement à Dieu. S’il était froid, il raisonnerait, il soupèserait le sacrifice. Mais il ne raisonne pas et ne soupèse rien, précisément parce qu’il est le cœur qu’il est. Par conséquent…

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Notes

  1. Vision rapportée dans “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”. ↩
  2. Dans une vision rapportée dans “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”. ↩