Os Escritos de Maria Valtorta

Esta obra ainda não foi traduzida para este idioma. Enquanto isso, é exibido o texto francês.

192. Le 15 octobre

FR

192. Capítulo 192

PT Tradução a caminho

1944-10-15

Quand j’ai reçu la communion, Jésus m’a dit:

«Je veux que toutes les dictées et les visions appartiennent à l’ordre des servites de Marie. Je veux que cet ordre s’en serve pour son bien et pour la prédication. Je veux que tu sois défendue, protégée et aidée par l’ordre. Toute seule, tu resterais cachée, car ceux qui rient de toi, te calomnient ou te détestent sont trop nombreux. Ce n’est pas sans raison que je t’ai donné la possibilité d’entrer en contact avec cet ordre, que tu évitais, et auquel il t’a été presque imposé d’appartenir.[1]

La nature et la mission de l’ordre des servites de Marie sont conformes à la nature et à la mission qui est la tienne et dans laquelle je t’ai voulue. Tu étais, sans le savoir, déjà fille de Notre- Dame des Douleurs et par conséquent choisie pour en connaître les tourments, depuis que, petite fille, tu pleurais sur moi qui étais transpercé et mort.[2] Je t’ai formée ainsi parce que c’est à cela que je t’avais destinée. Je ne fais rien sans but.

L’autre ordre que tu as choisi n’a pas l’ouverture nécessaire pour accueillir le don de Dieu. Il devrait cependant l’être, puisqu’il a compté dans ses rangs des saints et des saintes qui sont des modèles de manifestations surnaturelles. Mais, chez lui, le rationalisme éteint trop de lumières. Il y a trop de science là où mon François voulait seulement de l’amour, et l’amour du Dieu crucifié.

C’est pourquoi je répète que je veux que tu sois une lumière qui se diffuse dans l’ordre des servites de ma Mère, et que cet ordre te soit donné comme protection.

Pour écarter tout doute sur ces mots, je précise: que ce qui est destiné à ta parenté et à Marta reste chez eux avec l’obligation morale et spirituelle de l’utiliser pour eux seuls, sans le prêter à qui que ce soit, pas même un instant. S’ils devaient connaître la lassi­tude et le doute, qu’ils détruisent par le feu ce qu’ils possèdent, et qu’ils indiquent par écrit que cela doit être fait à leur mort, mais qu’ils ne transmettent à personne les copies. Voilà pour ce qui concerne les copies. L’original appartient et appartiendra toujours à l’ordre des servites de Marie s’ils en prennent soin comme d’un don que je leur fais.

Voilà ce que je veux, moi qui suis celui qui possède et offre ce don.»

Tard le soir, j’ai cette vision qui me console et me peine tout à la fois:

Sur un pré d’herbe et pas entièrement plat, mais légèrement ondulé entre deux coteaux qui l’enserrent, la Vierge m’apparaît. Elle est vêtue d’une manière fort curieuse. On dirait un petit frère servite, très jeune et beau, mais qui porte les cheveux longs à la manière des femmes. Sa longue tunique noire est serrée à la taille par une cein­ture noire; toutefois, je ne vois pas de rosaire. Peut-être est-il recouvert par le manteau. Sur la tunique, une étole descend jusqu’à terre par-devant et par derrière; elle porte en outre le grand manteau noir très ample, serré au cou et qui, lui aussi, descend jusqu’à terre. Il semble être d’une étoffe robuste, mais légère. J’ignore le nom de cette soie opaque que les femmes aussi utilisent pour leurs vêtements de deuil.

Je suis une femme et cela peut sembler étrange. Mais je me suis toujours si peu souciée de mode et de vanités que je sais à peine distinguer le coton de la laine, la laine de la soie, la soie du velours, sans pouvoir différencier davantage les qualités des diverses catégories.

Bref, la Vierge porte un grand manteau du même genre que celui de la statue de saint Philippe Benizi qui se trouvait dans l’église de Viareggio et comme vous en mettez vous-même, l’été, quand vous m’apportez la sainte communion. Ce manteau est ouvert devant, si bien que je vois l’habit. Mais, si elle le voulait, la Vierge pourrait s’en envelopper complètement, tant il est ample. Elle a la tête découverte: c’est une fleur très pâle qui émerge de tout ce noir. Le voile, noir comme tout le reste et de la même étoffe que le manteau, est noué sous la gorge et sur la poitrine, mais il retombe derrière la tête et pend comme une capuche sur les épaules, au-dessus du manteau, formant ainsi un vêtement assez semblable à celui – dont j’ignore le nom – que vous portez sur les autres.

Jamais je n’ai vu la Vierge ainsi vêtue. En noir, oui, la fois où – en janvier si je ne me trompe[3] – elle cueillait ou rejetait les âmes des prêtres. Mais il s’agissait alors d’un vêtement noir, pas de cet habit-ci.

Mais ce qui me peine, c’est l’expression de son visage. Tournée vers le nord, elle regarde donc dans cette direction et a l’aspect d’une personne qui a beaucoup pleuré et pleure encore dans son cœur. Elle ne fait pas un geste, elle ne dit pas un mot. Elle regarde vers le nord avec une tristesse infinie. Elle est encore plus pâle qu’à l’accoutumée, peut-être parce qu’elle est tout de noir vêtue et si mélancolique.

Soudain, elle tourne les yeux vers le couchant et me voit. Je suis près d’elle, rendue immobile par son aspect. Elle a une ombre de sourire. Elle soulève son manteau du côté gauche en étendant le bras et m’attire dessous, puis elle me tient tout contre elle; complètement recouverte par le manteau noir, je ne vois plus rien d’autre que l’étoffe noire de son habit et la ceinture de cuir noire.

Elle continue à se taire. Elle soupire de peine. Rien d’autre. Que veut-elle dire? Pour moi rien de déplaisant – pour moi en tant qu’âme –. Elle m’aime, je me sens donc en sécurité. Mais elle est triste. Pourquoi? De quelle peine souffre la Mère dans son habit de servite? Est-ce que cela signifie un deuil dans la famille des servites de Marie, ou bien quelque malheur spirituel encore plus grave qu’une mort?

Il y a tant de choses que je voudrais savoir! Des choses qui concernent des visions ou des sons entendus. Depuis que j’ai appris que les clochers de S. Andrea et S. Paolino ont été abattus, je pense au glas qu’ils ont sonné si distinctement dans les derniers jours du mois d’août.[4] La date se trouve dans les cahiers que vous recopiez. Je voudrais vraiment savoir s’ils ont bien été détruits ces soirs-là…

Aujourd’hui, marta est revenue…[5] et elle m’a appris que la maison à gauche de la mienne ainsi que d’autres à droite, devant et derrière ont été atteintes par les derniers coups de canon. Elle me raconte comment celle du coin a été touchée. Je me rappelle avoir rêvé et souffert, en février, pour cette raison et vous l’avoir dit. Je m’étais ensuite calmée parce qu’un éclat avait atteint la maison qui faisait le coin, un petit éclat de défense antiaérienne, et je pensais que mon rêve était achevé. A huit mois de distance, il s’est au contraire vérifié dans ses moindres détails.

Seigneur, pourquoi me donner tant de choses inhabituelles, à moi qui ai une telle peur de ce qui n’est pas ordinaire?

Nenhuma seção encontrada para este capítulo.


Notes

  1. En tant que tertiaire. ↩
  2. Dans l’“Autobiographie”, pp. 24-25. ↩
  3. Le 17 décembre, dans “Les cahiers de 1943”. ↩
  4. Le 25 août et le 29 août. ↩
  5. De Viareggio. Voir la note 139. ↩