Os Escritos de Maria Valtorta

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220. Le 15 décembre

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220. Capítulo 220

PT Tradução a caminho

1944-12-15

Jésus dit:

«Beaucoup, et même trop de gens se croient permis d’élever la voix en mon nom pour s’adresser à leurs frères. Il est facile de donner des leçons. Mais il est bien plus ardu de jouer le rôle des élèves, il est vraiment difficile d’être un élève patient, il est même dangereux d’être un élève obéissant à tout donneur de leçons.

Ne sois pas surprise de ce que je te dis là. L’obéissance est sain­te. Mais l’on ne doit jamais être inintelligent. Davantage: il faut demander à l’Intelligence d’éclairer l’intelligence de chaque individu, de la guider: “Veni Creator Spiritus, mentes tuorum visita… Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere et de ejus semper consolatione gaudere…”[1]

Ne vous ai-je pas dit plusieurs fois à vous tous, par le biais de ce que j’ai enseigné aux apôtres et aux disciples, que vous auriez l’Esprit Saint comme Maître et comme Guide pour toutes les choses supérieures, ainsi que pour celles supérieures aux ordinaires? On prie trop peu cet Amour ineffable, cette Lumière divine, cette Intelligence parfaite, notre troisième Personne qui en crée et complète la Nature unique et trine.

Sais-tu, mon petit Jean, ce qui t’a valu une telle lumière? L’a­mour, oui, pour ton Jésus, mais également ton grand amour pour l’Esprit Saint. Tu l’as reçu par les mains de l’un de mes saints,[2] et il est venu en toi en plénitude et activement, trouvant en toi un terrain propice pour créer “le grand arbre qui s’élève jusqu’aux cieux et sur lequel les oiseaux trouvent refuge, réconfort et nourriture.” Les racines de cet arbre s’enfoncent dans le sol, autrement dit dans la connaissance humble et sincère de toi-même et de ton néant; il se nourrit d’humilité, unique humus vraiment favorable à cet arbre de sainteté, dont les frondaisons s’élèvent vers l’Amour, vers le Soleil qui réchauffe, et se ramifient dans un rayon toujours plus large pour devenir amour pour ses semblables.

En raison de ton amour pour l’Esprit Saint depuis ta première rencontre avec lui, il t’a aimée d’un amour tout particulier, il t’a protégée et formée, il t’a guérie de l’humanité, sauvée, guidée et élevée. Il t’aime. Tu vis dans le faisceau de sa lumière. Que cette certitude que je t’apporte te soit toujours réconfort et joie! Tu es vraiment fille de notre Trinité, car tu nous as aimés, nous le Père, le Fils et l’Esprit, trine et un, comme peu de chrétiens. Et tu es aimée d’eux. Tu es aimée d’eux.

Je te disais au début que s’il est facile de donner des leçons, il est bien plus ardu de jouer le rôle des écoliers. Pourtant, la plupart des gens jouent ces deux rôles, et le font mal. Tous veulent être professeurs. Or presque tous sont incapables d’être autre chose que de mauvais élèves. Un grand nombre, en effet, n’obéit ni aux hommes ni à la Parole que Dieu leur inspire; d’autres, au contraire, obéissent passivement aux hommes sans me consulter au préalable. Tu ne dois jamais agir ainsi.

En ce qui concerne les donneurs de leçons… Que d’Eliphaz, que de Bildad, que de çophar il y a sur la terre! Comme ils savent faire la grosse voix aux pauvres Job! Mais eux! Mais eux! S’ils se trouvaient dans la situation de Job, ils seraient plus terrifiés et pétrifiés qu’un poussin fasciné par un serpent.

Maria, te souviens-tu de mon parent Zacharie quand, en habit de docteur, il décrète qu’il est bon que Jésus grandisse à Bethléem et appuie sa thèse sur la perspective de l’éduquer lui-même?[3] Pour Jésus, Sagesse du Père, né humainement de l’Epouse de l’Esprit, être éduqué, avoir besoin d’être éduqué par un homme! Que d’Eliphaz, que de Bildad, que de çophar il y a sur la terre! En outre, ils veulent se substituer à Dieu!

Quant à toi – je t’adresse la phrase que l’on disait aux consacrés d’Israël au nom de Dieu – “marche devant moi, prends ma route et avance”.

Va en paix. Je suis avec toi.

Ecris l’heure de cette dictée: nous sommes le 15 décembre à 10 heures du matin. Prie pour le monde et espère. Je te bénis.»

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Notes

  1. «Viens, Esprit créateur, visite l’esprit de tes fidèles… O Dieu, qui as instruit le cœur de tes fidèles par la lumière de l’Esprit Saint, accorde-nous de discerner ce qui est bien selon le même Esprit Saint et de jouir toujours de sa consolation…» Extrait de l’hymne en l’honneur de l’Esprit Saint et de l’oraison de cette même fête, selon le Missel en vigueur à l’époque de l’écrivain. ↩
  2. Il s’agit d’Andrea Carlo Ferrari (1850-1921), cardinal et archevêque de Milan de 1894 à sa mort. Il fut proclamé bienheureux par Jean-Paul II en 1987. Il confirma Maria Valtorta le 30 mai 1905 (voir “L’autobiographie”, pp. 40-43). ↩
  3. Dans l’épisode “La visite de Zacharie” qui se trouve dans “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”. ↩