Os Escritos de Maria Valtorta

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33. Le 13 février

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33. Capítulo 33

PT Tradução a caminho

1944-02-13

Jésus dit:

«Ma pauvre petite étoile submergée sous la tempête de souffrance de son Jésus, cachée, éclipsée et anéantie derrière mon infinie douleur comme une petite étoile derrière le soleil; ma pauvre violette alourdie jusqu’à plier sous le sang de son Jésus, comme l’herbe que tu as vue baignée de ma sueur de sang dans le jardin, sais-tu ce que je t’ai fait? Je t’ai amenée à l’“amour de participation”, qui est la perfection de l’amour de fusion dont je t’ai parlé en automne.[1]

C’est le printemps maintenant, nous ne sommes plus en au­tomne… “car voilà l’hiver passé… sur notre terre les fleurs se montrent… Lève-toi, ma bien-aimée!”

L’amour de fusion est élevé. Tout en haut, au sommet de cette hauteur, se trouve “l’amour de participation”. Par le premier tu t’anéantis en ton Bien-Aimé, avec toute ta personnalité humaine. Par le second, tu prends la place de ton Bien-Aimé, tu l’entoures: il est l’âme, toi le vêtement de l’âme; dans ce vêtement, tu ressens les peines de ton Amour pendant que, en toi, il crie ses tortures spirituelles comme morales et te les fais connaître, tout comme la pensée porte à la connaissance de la chair les impressions de l’esprit, et tu reçois les impressions matérielles.

C’est l’amour de compassion, de com-passion[2]. En d’autres termes, c’est la Passion vécue par le Christ et par celle qui adore le Christ.

J’ai fait cela pour toi. Et si je t’ai introduite dans le “cellier”, où l’odeur du vin t’a enivrée au point de te faire tomber comme morte, sache, ma bien-aimée, que ce vin, c’est mon Sang. C’est lui qui emplit le cellier de ses effluves divins, descend avec mon Sang dans ton cœur et en suspend la vie pour une Vie plus haute; puis il monte avec mon Sang vers ta pensée et te donne des intuitions et des lumières qui ne sont plus terrestres mais surnaturelles, divines: car c’est moi qui parle dans ta pensée, et il n’y a pas en moi parole plus divine que celle que disent mes tortures en tant que Rédempteur.

“A son ombre désirée je me suis assise.” Cet arbre n’est pas le pommier chargé de fruits, mais ma croix d’où pend un unique fruit: ton Christ. Eh bien! J’en descends, j’en suis descendu, pour “te soutenir” par les fleurs de la charité, pour “te réconforter” par mes cares­ses, car “tu te languissais” d’amour compatissant.

Ma chère Maria, que je t’aime pour ton amour! J’ai savouré d’a­vance tes larmes quand tu as assisté à mes pleurs et entendu siffler les fouets, quand tu m’as vu tomber sur les pierres, ainsi que celles que tu verseras devant ma torture suprême et ma désolation ex­trême. Comme celles de tes âmes sœurs en amour de participation, elles furent plus douces pour moi qu’un vin plein de miel. Elles étaient dans le calice que l’ange m’a tendu pour atténuer l’amertume du ca­lice de mon Père, pour fortifier mon Humanité qui mourait en une cruelle agonie. Pour réconforter mon esprit abattu, cet ange de ma douleur m’a énuméré tous les noms de ceux qui allaient m’aimer, m’aimer totalement, au point de partager mes tortures; et le tien était parmi eux, ma violette, ma petite étoile, petit Jean[3], Maria, ma Maria. Merci, ô âme que j’aime!

J’aurais été et j’irais plus lentement pour t’introduire dans ma souffrance. Mais il est nécessaire d’accélérer les choses. Je le sais. C’est pourquoi il me faut précipiter tes connaissances, même si tu dois beaucoup souffrir d’être rapidement confrontée à elles en masse.

Si l’on te répète ces mots déjà dits dans l’Evangile: “Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas?”, je réponds: “J’ai besoin de sa souffrance pour une grande œuvre.” Mais l’on pourra dire aussi: “Pourquoi n’as-tu pas commencé par les douleurs préparatoires ou du moins par la Cène? Pourquoi ne pas avoir terminé par la crucifixion?” A cela je réponds: “J’avais besoin que cette âme soit déjà baignée de ces larmes. Pour la rendre plus capable, pour qu’elle ait l’esprit plus clair, pour qu’elle soit plus purifiée pour voir le Mystère ineffable de ma mort pour votre salut.”

Les impurs et ceux qui sont attachés à la matière ne s’ap­prochent pas de l’autel – ou plus exactement ne devraient pas s’en approcher –. Mais s’ils peuvent encore s’approcher de vos autels parce que vous êtes aveugles et moi indulgent, seuls peuvent s’approcher de mon autel et assister à ma Messe ceux qui se sont purifiés par l’encens de l’amour et l’eau des larmes, et ont anéanti leur chair sur le bûcher du sacrifice pour ne laisser vivre que l’esprit.

Je suis donc ma propre méthode et non la vôtre, et je voudrais de votre part moins de pesanteur quand vous désirez obtenir certaines explications sur des détails tellement insignifiants qu’ils n’ont qu’une valeur de curiosité et non de révélation.

Laissez donc mon Jean[4] en paix. Cette âme, qui voit son Jésus torturé, ne peut se soucier et se préoccuper de veiller à observer si Caïphe à la barbe carrée ou en pointe, si Hérode est vêtu de rouge ou de jaune, si Pilate est grand ou petit – quand ce n’est pas préciser de combien de centimètres il est plus petit que moi! –, si la salle du Prétoire est longue ou non, carrée ou rectangulaire. Si vous voyiez la personne que vous aimez le plus être torturée, vous occuperiez-vous du premier venu qui passe? Non. Vous verriez uniquement l’être cher, ou bien vous fermeriez les yeux pour ne rien voir. Vous ne regarderiez pas l’habit d’une femme, la taille d’un passant ou le nez de tel autre.

Tenez-vous à votre place, ô hommes, tenez-vous à votre place quand les tortures d’un Dieu sont révélées. Cela vaut également pour les autres révélations.

Mon petit Jean me regarde moi, regarde Marie. Elle n’a aucun regard pour le reste. Si elle peut encore, au début d’une vision, décrire l’environnement ou la nature, une fois que ma Mère ou moi commençons à nous révéler, elle perd toute possibilité de voir ce qui n’est pas nous. Nous seuls, par souci de clarification pour vous, attirons son attention sur une donnée secondaire telle qu’un vêtement, un geste, un changement de lumière, le fond ou les contours de la scène. Sinon le “porte-parole” ne verrait rien d’autre que le Christ ou Marie, ou le saint dont il s’agit.

Voilà pour votre gouverne et pour la tranquillité de mon petit Jean, qui est déjà trop occupé, occupé au-delà de ses forces, pour en trouver encore d’autres dans le seul but de satisfaire d’inutiles curiosités. Cela lui serait d’ailleurs impossible.

Maintenant, viens, mon âme. Viens avec moi. Ferme les yeux au monde et ouvre-les là où je te le dis, puis regarde. Regarde et re­pose-toi. C’est maintenant la béatitude. Ce soir, je rendrai la vision plus claire et tu l’écriras. Ma bénédiction est sur toi.»

Aujourd’hui, la personne qui devait venir n’est pas venue.

A 12 h 30, quand j’ai été certaine qu’il ne viendrait pas, je m’en suis plainte doucement à Jésus: “Ah! Seigneur! Je n’ai eu aujourd’hui ni messe à la radio ni pain eucharistique pour ma faim spirituelle. Dire que je l’attendais tellement ce matin pour l’une et l’autre!” Il me répondit alors: “Peu importe. Baise ma main. L’eucharistie est chair mais aussi sang, or ma main est rouge de sang.”

J’ai donc communié ainsi… et je suis heureuse.

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Notes

  1. Le 11 octobre dans “Les cahiers de 1943”. ↩
  2. Comme en français, le terme italien “compassione” a également le sens de “souffrir avec”. ↩
  3. Pour “ma violette” voir la note 47; pour “petit Jean” voir la note 32. ↩
  4. Comprendre: petit Jean. ↩