Os Escritos de Maria Valtorta

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57. Le 25 mars

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57. Capítulo 57

PT Tradução a caminho

1944-03-25

Isaïe 7, 10-16.

Jésus[1] dit:

«Ce que, prudemment, mon Fils d’autrefois[2] a refusé de faire par sainte crainte de Dieu, en résistant à la tentation que je lui avais moi-même envoyée pour l’éprouver, voici que, vous, vous le demandez maintenant, non pas parce que je vous en tenterais, mais par un sursaut de votre esprit rebelle et guidé par les forces du Mal, à l’instigation de votre Ennemi que vous aimez plus que vous ne m’aimez moi, votre très-haut Seigneur au-dessus de qui il n’y en a pas d’autre.

Vous demandez un signe. Vous le demandez de votre cœur impur et de vos lèvres blasphématrices. C’est pourquoi la façon dont vous le demandez est dérision de ma puissance, négation de mon exis­tence. Vous me provoquez en exigeant que je me montre à vous par un signe parce que vous doutez de mon existence.

A l’époque de mon Fils aussi, les juifs lui demandèrent un signesur sa Nature pour le provoquer car, dans leur cœur, ils niaient qu’il fût le Fils de Dieu. Or l’unique signe qui les a rendus conscients de leur déicide fut celui qui est advenu après la mort de mon Verbe, châtiment impardonnable pour ceux qui avaient été sourds et aveugles aux prodiges et aux paroles de mon Christ.

Vous n’obtenez pas de signe de votre Dieu parce que je ne me manifeste pas à ceux qui me nient. A l’inverse, vous recevez de nombreux signes de celui que vous adorez en esclaves. L’Ennemi, lui, multiplie ses signes et vous, qui êtes maintenant tout proches du temps de l’adoration de la Bête de l’Apocalypse, vous vous laissez séduire et jugez que l’auteur de tels signes est plus grand que moi. Vous croyez même que lui seul existe. Vous dites: “Qui est Dieu? Qu’est-ce qu’il est?”, et intérieurement vous répondez, pour justifier votre iniquité: “Dieu n’existe pas.”

Je suis qui je suis. Je vous suis tellement supérieur qu’aucune manifestation de ma part ne serait comprise du monde actuel, qui est tombé dans les ténèbres et la stupidité les plus effrayantes. Ce que vous appelez progrès est en réalité votre régression vers les crépuscules des premiers temps, lorsque les hommes, après avoir perdu Dieu et son paradis, ne furent qu’à peine supérieurs aux animaux et atteignirent un état de corruption tel que je me suis décidé à exterminer la race que je méprisais.

La fin ressemblera au commencement. Le cercle se ferme par le raccordement des deux moignons ténébreux l’un à l’autre. Le nouveau déluge, autrement dit la colère de Dieu, adviendra sous une autre forme. Mais ce sera toujours de la colère. Fidèle à ma parole, je n’enverrai plus de déluge. Mais je laisserai les forces sataniques envoyer le déluge de la cruauté satanique.

Vous avez eu la Lumière. Je vous l’ai envoyée, ma Lumière, afin que la parabole de l’humanité en soit illuminée. Je vous l’ai envoyée afin que l’on ne puisse dire que j’ai voulu vous tenir dans le crépuscule de l’attente. Si vous l’aviez accueillie, toute l’autre partie du cercle qui unira le cheminement de l’homme, de son apparition à sa fin, aurait été illuminée par la Lumière de Dieu, et l’humanité aurait été enveloppée de cette Lumière de salut qui vous aurait con­duits sans secousse ni douleur à la Cité de la Lumière éternelle.

Mais vous avez repoussé la Lumière. Elle a brillé au sommet du cercle, puis elle est devenue toujours plus éloignée de vous au fur et à mesure que vous descendiez par l’autre chemin sans lui dire: “Seigneur, reste avec nous car le soir des temps approche et nous ne voulons pas périr sans ta Lumière.” A l’instar du cours d’une journée, vous, les hommes, êtes venus à la rencontre de la Lumière, vous l’avez reçue, puis vous êtes repartis dans les ténèbres. Quant à elle, ma Lumière, mon Verbe, elle est restée comme un soleil fixé sur son ciel où elle est retournée après que votre refus – et non la mort – l’y a repoussée.

Ma Lumière, mon Verbe, est demeurée le Maître de ce petit nombre de ceux qui l’aiment et l’ont accueillie en eux. Aucune ténèbre ne peut l’éteindre parce qu’ils défendent cette Lumière, cet amour, au prix de leur vie s’il le faut. Grâce à leur amour fidèle ils obtiendront la Vie en moi, car ils possèdent déjà mon Emmanuel et ont donc déjà Dieu en eux, cet Emmanuel que la Vierge, unie à moi, a conçu et enfanté. Il est l’unique signe donné par Dieu à la maison de David, au royaume de Juda, pour l’assurer de sa durée, qui aurait été éternelle si mon peuple n’avait repoussé mon Emmanuel.

Il est dit, dans la prophétie de mon prophète: “Il mangera du lait caillé et du miel jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.”

Lui, [l’Emmanuel], a toujours su distinguer le bien du mal grâce à sa sagesse, qui subsista en lui jusque dans sa condition d’Homme dans laquelle sa nature divine s’était anéantie sous l’exigence d’un amour si grand qu’il vous en était incompréhensible; c’est cet amour qui l’a poussé à s’humilier lui-même, lui l’Infini, dans la misère limitée d’une chair mortelle. Il n’avait nul besoin d’années pour parvenir à la pleine possession de la raison et de la faculté de discerner. Et si, pour ne pas forcer l’ordre des choses, il voulut suivre les phases ordinaires de la vie humaine sous cette apparence de l’incapacité de l’enfant, de la demi-incapacité de l’adolescent, il dissimulait les trésors de son infinie Sagesse.

Cependant, cette parole prophétique signifie qu’il allait se nourrir d’humilité et de discrétion jusqu’au moment où, son heure venue, il deviendrait le Maître d’Israël, le Maître du monde, mon Témoignage, le Défenseur de la cause du Père. Tel une flamme sortie du boisseau, il allait briller de toute la puissance de sa Lumière et de sa nature messianique, faire preuve de douceur envers les bons et de sévérité envers les mauvais, secouer, irriguer, féconder les cœurs, donner à l’homme – et non pas à lui-même qui n’avait guère besoin d’un tel don – la faculté de discerner le bien et le mal, enfin lever tous les doutes et les manques de clarté à ce sujet.

Il est venu porter la Loi à sa perfection et vous la rendre plus claire par son enseignement, que son exemple permettait de suivre. Il est venu, et il a tant aimé le Bien et repoussé le Mal qu’il a accepté de mourir afin que le Bien triomphe dans le monde et dans les cœurs, et que le Mal soit vaincu par son sang divin.

Pour mon Christ parvenu à l’âge d’homme, il n’était plus question de lait caillé et de miel, mais de vinaigre et de fiel. Ce vinaigre et ce fiel de la dernière heure furent précédés d’un vinaigre et d’un fiel métaphoriques pendant ses trois années de vie publique sans cesse contrecarrée par ses ennemis et rendue difficile par la pesanteur de ses amis et disciples.

Les lèvres de mon Christ sont encore affligées par le fiel et le vinaigre de cette engeance arrogante. Le Père est lui aussi affligé par la douleur de son Fils. Sa peine se change en colère contre vous, hommes qui n’avez plus d’esprit fidèle à votre Dieu. Le sacrifice qui se répète sur les autels de la terre ne contribue plus à votre salut. Mais de même que, du Golgotha, le sang du Fils est retombé sur ceux qui le tuaient, en criant vers moi sa douleur et en provoquant ma punition, il re­tombe aujourd’hui sur vous, qui êtes hypocrites et blasphémateurs, négateurs et vicieux, haineux à l’égard de Dieu et de l’homme votre frère, et il vous marque à feu et à sang pour la condamnation.

La terre hurle comme une créature effrayée par les monstres qui l’habitent; l’univers frémit d’horreur à la vue des crimes qui couvrent la terre; moi, votre Dieu, je tremble de colère divine devant votre corruption charnelle, intellectuelle et spirituelle. Ni la pitié et la prière du Sauveur ni celles de la Vierge et des saints n’apaisent ma colère.

Vraiment je dis, comme aux temps de Moïse: “Celui qui a péché contre moi, c’est lui que j’effacerai de mon livre et si je venais ne serait-ce qu’une seule fois parmi vous, je vous exterminerai.” Vraiment, je dis que je ne parle comme à un ami qu’aux enfants qui me restent, car leur fidélité a trouvé grâce à mes yeux; je leur montrerai mon Bien et j’aurai pitié d’eux. C’est même en vous témoignant encore plus de bienveillance qu’à mon serviteur Moïse – puisque mon très saint Fils vous a apporté sa clémence et a instauré le règne de la clémence – que, sans attendre le jour de votre venue au ciel, je ferai briller sur vous la face de mon Christ, ô mes enfants qui m’adorez avec un saint respect et un amour filial.

Aimez-la, car celui qui l’aime m’aime. Aimez-la, parce qu’elle est votre salut. L’Etoile ne s’est pas levée pour Jacob seulement, mais pour tous ceux qui aiment Dieu de toutes leurs forces. Et l’Etoile-Christ, après les combats de cette terre, me les conduira au ciel où une place vous est préparée, pour vous, les bénis pour lesquels mon Verbe n’a pas pris chair en vain et pour qui mon Christ n’est pas mort inutilement.»

Après tellement de temps, j’ai donc de nouveau entendu la voix du Père. Je croyais que c’était Jésus, qui me faisait sentir depuis ce matin qu’il avait à me parler sur ce passage d’Isaïe; il ne l’avait pas expliqué en novembre, quand le Maître m’avait commenté les prophètes.[3] Mais c’était le Père éternel. J’en suis tout heureuse, bien que la dictée soit sévère pour l’humanité en général.

Veuille le Père augmenter sans cesse mon amour pour lui, de sorte que je parvienne moi aussi au ciel.

Après avoir écrit cette dictée, je me suis reposée; c’était le 26, à deux heures du matin. J’ai revu la Mère, non pas en vision, mais comme si elle était vivante dans ma chambre. Cela fait très longtemps que je ne l’avais vue ainsi pour moi toute seule, et j’en étais bien chagrinée. Je me suis endormie en la sentant toute proche de moi, comme une maman, et je me suis réveillée en souriant encore à sa douce présence, qui continue encore.

Comme elle est belle! Plus on la regarde, plus elle est belle, et plus on l’aime!

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Notes

  1. C’est en fait le Père éternel qui parle, comme on le voit à la fin de la dictée. ↩
  2. Il fait référence à Acaz, roi de Judas. ↩
  3. Voir “Les cahiers de 1943”, en particulier à partir du 11 novembre. ↩