Os Escritos de Maria Valtorta

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87. Le 4 mai

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87. Capítulo 87

PT Tradução a caminho

1944-05-04

Après une nuit d’agonie physique à faire frémir ceux qui savent si bien prêcher la résignation et la sérénité – quand ils ne sont pas eux-mêmes dans la situation de ceux à qui ils prodiguent la bonne pa­role! –, j’entends la voix de Marie. Je ne la vois pas. Je l’entends. Mais le miel du paradis descend aussitôt en moi.

Marie dit:

«Entre frères et sœurs, des rigueurs, des incompréhensions et les larmes qui s’ensuivent peuvent survenir. Le frère le plus âgé se prévaut de son aînesse pour se montrer exigeant envers les plus petits. Mais une bonne mère n’est jamais rigide, incompréhensive, sourde à la souffrance de ses enfants. Son cœur de mère se fend devant les larmes du premier de ses enfants comme du dernier. Son sein sert d’oreiller à la chair de sa chair, au premier-né aussi bien qu’au dernier. Ses mains se joignent en supplication pour l’enfant qui souffre de la sévérité d’un de ses frères, et elle n’aura pas de paix tant qu’elle ne verra pas l’aîné calmé et le plus petit consolé.

Cela vaut pour une mère de chair et de sang. Mais moi, je suis la Mère. Vous n’êtes pas nés de ma chair et de mon sang, mais de mon esprit uni à Dieu en des noces éternelles, et de ma douleur.

Mon enfant, tu m’as entendu dire: “Je serai une louve pour défendre l’enseignement de mon Fils.”[1] Mais tout comme je serais devenue louve, moi, la Brebis du Seigneur, pour ce qui a trait à l’hé­ri­tage de mon Jésus, je sais m’élever, telle une mère qui défend sa progéniture, contre tout ce qui peut s’en prendre à l’une de mes créatures pour la tuer.

Je te défends, Maria. Ne pleure pas. Tu es sous mon manteau. Ferme les yeux pour ne voir ni la rigueur de Dieu ni la férocité des hommes. Ne dis rien. Ne bouge pas. Tu ne le pourrais pas, ma pauvre enfant, sans accroître ta souffrance, sans augmenter ta résistance.

Il t’a été dit de faire à tout le moins une petite prière aride, aride en ce qui concerne ton acceptation du sacrifice. Non. Ce serait de l’hypocrisie inutile et tu t’empoisonnerais l’âme plus que les événements ne l’ont fait. Je veux encore moins que cela. Je veux seulement que tu t’abandonnes à moi.

Dors sur mon sein. Tu guériras. Tais-toi. Je parlerai pour toi. Aime-moi. Je suis ton réconfort. Je suis la Mère. La Mère des Douleurs. De plus, tu n’es pas loin de ressembler à mon Jésus quand on le déposa, mort, sur mon sein. Mais tu ressusciteras, mon enfant, parce que je le veux.»

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Notes

  1. Voir, dans “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”, la prière de Marie à l’aube de la résurrection, vol. 10. ↩