Os Escritos de Maria Valtorta

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119. Le 26 mai 1946

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119. Capítulo 119

PT Tradução a caminho

1946-05-26

L’explication d’Azarias – qui viendra sûrement – est précédée ce dimanche par le sourire de la Vierge Immaculée, qui m’apparaît; elle porte le même vêtement blanc qu’à Lourdes et qu’à Fatima, mais sans ceinture bleue ni cordon doré. Un simple cordon aussi blanc que le vêtement lui tient lieu de ceinture, et le doux or de ses cheveux est visible, car elle ne porte ni voile ni manteau. C’est la Femme douce vêtue de blanc comme elle l’était souvent l’été à Nazareth, à cette différence près que, maintenant, son vêtement est plus splendide que toute étoffe terrestre: il ressemble vraiment à du lin de l’au-delà. Depuis hier soir, elle me réconforte et se sourit. Quand je souffre au point de ne pouvoir dormir – ce qui me permettrait de m’évader quelques heures des croix trop nombreuses qui m’oppressent –, je la retrouve, toujours présente, chaque fois que je sors d’un demi-sommeil interrompu, qui est l’unique repos de mon corps épuisé, exténué, puisqu’il ne peut se reposer dans un vrai sommeil. Sa blancheur, l’émanation pure de son corps glorifié et l’expression indescriptible de son visage rayonnent comme une étoile dans l’obscurité de ma chambre et dans mon cœur affligé. La nuit se passe ainsi, et la douce Mère est encore là le matin venu, puis au cours des heures de la journée qui suivent. Seule en sa compagnie, je la vénère par les mots muets de l’âme, et je ne demande rien parce que je sais qu’elle sait tout, parce que je sais qu’elle est ici pour me consoler, de sorte qu’il est inutile de demander: la Mère anticipe toutes les requêtes de ceux qu’elle sait être ses enfants… Les heures passent à penser ainsi…

Beaucoup diront: «Moi, j’aurais demandé ceci et cela.» Moi, si j’ai une demande latente au fond du cœur, ce ne peut-être que celle-ci: «Fais ce que tu sais être le meilleur.» Je ne demande rien pour moi, rien. Dieu sait ce qui est le mieux, et Marie de même. C’est pourquoi je dis: «Faites pour le mieux…», et ma paix est absolue: une paix qui plane au-dessus de tout ce que les hommes déchaînent par leurs méchancetés, leurs égoïsmes, leurs lâchetés, et leurs mensonges et tout ce qui est mauvais, en soufflant tout cela sur la petite mer de mon âme qui, d’elle-même, est paisible puisqu’elle reflète le ciel. Je pense: quel châtiment auront ceux qui troublent les âmes consacrées au service du Seigneur?

Marie la toute pure me répond alors:

«Ce que Jésus t’a expliqué dans de nombreuses dictées. Dans ton cas, tu as toi-même remarqué à plusieurs reprises que cela se vérifie. Il est inutile en effet de donner d’autre nom à ce qui advient à celui ou celle qui a manqué à sa mission auprès de toi ou t’a causé douleur et trouble. Ce nom, c’est celui que tu connais.

Ma fille, te souviens-tu de ce moment de triste paix où je te suis apparue en habit de servite et où je t’ai attirée contre moi, sous mon manteau noir, pour te protéger tout en pleurant les yeux tournés vers le nord?129 Je t’explique maintenant la signification de cette vision prophétique.

Même si je ne puis t’en donner les raisons, mon Fils t’avait placée sous la protection des servites de Marie, car tu ne peux rester seule, ma fille, avec ton grand trésor. L’Eternel m’avait accordé, à moi aussi, la protection d’un époux – inutile pour engendrer mais nécessaire pour me protéger –, au moment où le Trésor du ciel et du monde allait descendre en moi. Ma maternité divine aurait certainement pu s’accomplir sans Joseph. Mais la Sagesse de Dieu m’imposa un époux, premièrement à cause du scandale qu’aurait été une femme non mariée engendrant un fils, deuxièmement pour le signal qu’une telle maternité dans une femme innocente aurait donné à cet inlassable scrutateur des âmes qu’est Satan, enfin parce qu’un enfant a besoin de la protection d’un père. Toutes ces raisons me sont devenues claires à partir du moment où l’Esprit Saint descendit en moi en me rendant mère. Je compris alors la justice de mon mariage, que jusqu’alors j’avais accepté par simple obéissance.

Eh bien, ma fille, Jésus t’avait accordé une protection à toi aussi. Cette protection-là. Ne cherche pas à savoir pourquoi ce fut celle-ci et non une autre. Autant se demander pourquoi le douzième apôtre fut Judas de Kérioth et non, par exemple, l’un des saints et humbles bergers. Eh bien, moi, je t’ai accueillie sous le manteau noir des servites; je pleurais dans cet habit parce que je voyais – tu peux deviner où se portait mon regard – que l’on enfreignait trop les décrets de mon Jésus sur “L’Œuvre”, sur son instrument et sur la manière dont l’un comme l’autre étaient traités. Afin que tu ne sentes pas un trop grand vide là où Jésus t’avait placée pour une raison particulière et toujours adorable, je t’ai attirée contre moi, sur mon cœur, pour te faire sentir la protection de la Reine de l’ordre et des enfants de cet ordre qui, à la suite d’une vie parfaite, sont au ciel avec moi, et je t’ai protégée de mon manteau pendant que je pleurais pour ceux qui manquaient à leur devoir.

Ma fille, ne te décourage pas. Souviens-toi de ta Mère même en ces circonstances. Comme tu ressembles à ta Mère lorsque, étrangère à Bethléem et portant la Parole incarnée, elle frappait aux portes en vain pour réclamer aide, hospitalité, pitié! Elle demandait davantage pitié pour la Parole qu’elle portait que pour elle-même, pauvre femme lourde de sa maternité et fatiguée par la longue route… Notre Jean dit bien la vérité sur ces rejets, sur cette lenteur à comprendre, sur ces tiédeurs ou ces froids quand il s’agit d’accueillir la Parole: “Le Verbe, la Lumière, brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point comprise… Le Verbe était la vraie Lumière… et le monde ne l’a pas reconnue. Il est venu dans son propre bien et les siens ne l’ont pas accueilli”. Et pour ne pas l’accueillir, lui, ils ont repoussé aussi celle qui le portait et qui, aux yeux d’Israël, n’était qu’une pauvre femme à qui “il était impossible que Dieu se soit donné”. C’était par conséquent un escroc, une menteuse qui cherchait par cette supercherie à obtenir des protections et des honneurs immérités.

C’est toujours comme ça, ma fille bien aimée. Nous sommes mal vues, persécutées, méprisées, incomprises, parce que nous apportons la Parole que le monde refuse d’accueillir. Fatiguées et affligées, nous allons de cœur en cœur en demandant: “Par pitié, accueillez-nous! Pitié pour vous-mêmes, et non pour nous. Car nous, dans ce don que nous vous faisons, nous portons certes notre fardeau, notre croix de créatures, mais nous y trouvons aussi notre paix et notre gloire d’âmes, et nous ne demandons rien de plus. En revanche, nous sommes tourmentées et pleines de zèle pour la Parole, la Parole que nous portons afin qu’elle soit donnée à tous ceux pour qui elle nous a été remise, car elle est Vie…” A Bethléem, après que la gloire du Seigneur s’est manifestée par la Résurrection et que son enseignement se répandait dans le monde, nombreux sont ceux qui auraient voulu avoir accueilli celle qui portait la Parole pendant cette nuit glacée de Casleu afin de pouvoir dire: “Nous l’avons reconnue.” Mais il était trop tard! Le temps de Dieu vient et passe. Et les regrets tardifs ne réparent pas l’erreur. Cela devrait être rappelé à qui de droit.

Quant à toi, ne t’afflige pas. Aux yeux de Dieu, tu es justifiée comme je l’étais, moi, pour donner le jour au Roi des rois dans une grotte fétide. Ce n’est pas nous qu’il faut blâmer de ne pas honorer dignement le Verbe qui se répand, mais ceux qui nous empêchent de l’honorer publiquement. L’encens de notre amour et de notre adoration secrète suffit à remplacer tout autre honneur qu’on refuse de rendre au Verbe déposé en nous. Souris, ma fille, et espère: rappelle-toi que le Tout-puissant peut même susciter des fils à Abraham à partir des pierres, et qu’il ne te laissera pas sans le réconfort et l’aide de directeurs spirituels prêtres; il suscitera pour cette tâche la personne appropriée, de la même manière qu’il t’a accordé ton maître angélique au moment pro­pice, pour ton plus grand réconfort…»

Plus glorieuse et plus douce que jamais, Marie resplendit lorsqu’elle reçoit le salut d’Azarias, dont la lumineuse présence paraît bien pâle par rapport à la Vierge éclatante de lumière. Azarias, toujours agenouillé, les bras croisés sur la poitrine, la tête inclinée devant Marie comme s’il était devant un autel, parle alors.130

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Notes