Os Escritos de Maria Valtorta

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147. Le 16 mars 1947

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147. Capítulo 147

PT Tradução a caminho

1947-03-16

Douceurs et promesses du Christ béni.

Je note aujourd’hui ce qui fait ma joie depuis maintenant trois jours.

Pendant la nuit du 12 au 13, alors que je souffrais atrocement à cause de la polynévrite qui me perturbait également le cœur, Jésus se présenta à moi, son sacré Cœur découvert au milieu de la poitrine et tout entouré de flammes plus lumineuses que l’or. Il me dit: «Viens et bois.» S’approchant du lit de façon à ce que je puisse poser la tête sur sa poitrine, il m’attira à lui en m’appuyant la bouche sur la blessure de son Cœur, et serra son Cœur de la main pour que le sang en jaillisse abondamment. Et moi, la bouche appuyée contre les bords de la blessure divine, j’ai bu. J’avais l’impression d’être un bébé agrippé au sein de sa mère.

Pendant que j’étais en train de sucer, je pensais que j’allais sentir le goût du sang comme la fois où Jésus m’a fait boire à un calice rempli de son sang.146 Je me souviens encore de ce goût, de ce liquide un peu épais et gluant, de cette odeur caractéristique du sang vivant. Mais au contraire, dès la première gorgée qui me coula dans la gorge, j’ai ressenti une douceur, un parfum qu’aucun miel ni sucre ni rien d’autre qui soit doux et aromatisé ne peut avoir. Doux, parfumé, plus doux que le lait maternel, plus enivrant qu’un vin, parfumé plus qu’un baume. Je n’ai pas de mot pour décrire ce qu’a été ce sang pour moi!

Et les flammes? En m’approchant, j’avais bien un peu peur de ce feu. Je sentais de loin la vive chaleur de ces flammes vibrantes et, plus Jésus m’attirait à lui, plus j’avais l’impression d’avancer vers une fournaise ardente… or, moi, j’ai peur du feu! Je ne supporte pas la moindre chaleur. Mais quand ma tête s’est trouvée contre le divin Cœur, et donc enveloppée de flammes chantantes – car, en vibrant, elles émettaient comme des notes extrêmement mélodieuses, qui ne ressemblaient en rien au ronronnement et au sifflement du bois sur le foyer ni au rugissement des incendies dévorants –, je sentis les langues de flammes me caresser les joues et les cheveux, s’y glisser, et elles étaient douces et fraîches comme un vent d’avril, comme un rayon de soleil en un matin d’avril humide de rosée. Oui, c’était vraiment cela. Mon extase a ceci de beau qu’elle me permet de réfléchir, d’analyser, de penser à ce que j’éprouve, et de m’en souvenir ensuite; je ne sais si cela se passe de la même façon chez les autres personnes en extase. Donc, pendant que je savourais ces douces sensations, entourée des flammes du divin Cœur, je pensais que c’est au milieu de flammes semblables que se promenaient en chantant les trois jeunes gens dont parle Daniel: «Et il leur souffla, au milieu de la fournaise, comme une fraîcheur de brise et de rosée». Oui, c’était vraiment cela! La brise embaumée du matin, à la douce lumière du premier soleil!

Après m’avoir tenu longuement sur son Cœur, contre son Cœur pour que je boive, Jésus m’en détacha en tenant ma tête dans ses mains, levée vers lui qui se penchait sur moi; là, si je ne buvais plus à son Cœur et si je n’étais plus entourée de vives flammes, je buvais son haleine et ses paroles, et j’étais enveloppée du feu de son regard. Il me dit alors:

«Voilà ce en quoi tout feu, même celui du purgatoire, diffère de mon feu. Car le mien est un feu d’amour parfait, et il ne fait aucun mal, pas même pour faire du bien. C’est là le feu que je te réserve, et lui seul. Voilà ce qu’est mon amour pour toi: il est feu qui réconforte et ne brûle pas, lumière, harmonie, douce caresse. Et voilà ce qu’est mon sang pour toi: douceur et force. Voilà enfin ce que je fais pour toi, pour te dédommager des hommes: je presse mon sang pour qu’il jaillisse pour toi, comme le fait une mère de son lait pour son nouveau-né, toi, ma fille! C’est comme cela que je t’aime!»

Depuis ce moment-là, ces paroles et cette vision se répètent quotidiennement, et maintenant Jésus y ajoute toujours ces mots:

«C’est ainsi que nous nous aimerons à l’avenir. C’est cela que je te donnerai en récompense de ton fidèle service. C’est ton avenir tant que tu vivras sur terre. Ensuite viendra l’union parfaite.»

Ce matin, le Père Mariano s’est lui-même aperçu, quand il est venu m’apporter la communion, que j’étais plus loin de la terre que celle-ci ne l’est du soleil. J’étais en Jésus, en train de boire son Sang et de me réjouir au feu de son amour…

Il y a quelques jours aussi, le 14 mars précisément, jour de mon cinquantième anniversaire, je me disais – après avoir eu une vision dans laquelle Jésus, en route pour Jérusalem, marchait en chantant les psaumes, comme le font les pèlerins d’Israël –: «Comme ces chants me manqueront ensuite, quand l’Evangile sera fini! Quelle nostalgie du chant parfait de Jésus! Et de ses regards quand il s’adresse aux foules ou à ses amis!» Il m’apparut alors et me dit:

«Pourquoi dire cela? Peux-tu penser que je t’en priverai sous prétexte que ton travail sera achevé? Je viendrai toujours. Et pour toi seule. Ce sera même encore plus doux, parce que je serai tout entier à toi. Mon petit Jean, mon fidèle porte-parole, je ne t’enlèverai rien de ce que tu as mérité: me voir et m’entendre. Au contraire, je t’emporterai plus haut, dans les pures sphères de la pure contemplation, entourée des voiles mystiques qui forment une tente pour nos amours. Tu seras uniquement Marie. Aujourd’hui, tu dois encore être Marthe parce que tu dois travailler activement pour être le porte-parole. Dorénavant, tu contempleras seulement. Et tout sera beau. Sois heureuse, très heureuse! Je t’aime tant! Et tu m’aimes tant! Nos deux amours…! Le ciel qui t’accueille déjà! Que vienne la belle saison, ô ma tourterelle cachée, et je viendrai à toi au milieu du vif parfum des vignes et des vergers, et je te ferai oublier le monde dans mon amour…»147

Oh, il est impossible de dire ce que c’est!

«Je viendrai toujours. Pour toi seule. Et ce sera encore plus doux, parce que je serai tout entier à toi… Je ne t’enlèverai rien de ce que tu as mérité: me voir et m’entendre. Je t’emporterai plus haut… Jusqu’ici, tu devais aussi être Marthe, parce qu’il te fallait travailler activement pour être le porte-parole. Dorénavant, tu contempleras seulement… Et je viendrai à toi… Je te ferai oublier le monde dans mon amour.»

Paroles de Jésus pour moi, dites le 14 mars 1947.

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Notes