Os Escritos de Maria Valtorta

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187. Le 19 octobre 1947

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187. Capítulo 187

PT Tradução a caminho

1947-10-19

La nuit venue, Marie vient me rendre heureuse, après que je fus restée toute la journée d’hier avec la vision de la partie de Rome qui va de la basilique Saint-Paul à la campagne qui s’étend vers le sud, région sur laquelle j’ai vu tomber des roses le 5 mai; j’avais sur ma gauche la via Appia – l’un des rares endroits de Rome dont je me souvienne bien pour l’avoir vu lors de mon unique séjour de trois jours à Rome en octobre 1920, quand je suis allée visiter la tombe de saint Paul – et sur ma droite le Tibre qui coulait en direction de la mer. J’ignore pour quelle raison il m’a fallu garder sous les yeux cette région de la campagne romaine une journée entière… Jusqu’ici, il n’y a rien eu d’extraordinaire qui mérite que j’écrive ces mots.

Mais lorsque ma joie de voir marie est à son comble, l’archange saint Michel apparaît, toujours aussi imposant, beau à faire peur – si je puis dire –, tenant son épée étincelante à la main droite. A cet instant, la vision réservée à moi seule cesse et devient communication universelle.

Tout en désignant Marie, que son humilité virginale rend très belle – impossible de décrire sa grâce d’éternelle jeune fille… –, il crie: «Opposez cette arme qu’est Marie au grand Serpent qui avance!» Quelle voix puissante! Elle secoue l’atmosphère comme le tonnerre d’un coup de foudre harmonieux. Marie in­cline la tête en regardant la terre avec une infinie pitié… Et l’archange lance par trois fois ce cri puissant. L’archange défenseur est très sévère et impérieux… Après son troisième cri, suivi d’une pause, il se prosterne devant Marie et la vénère en disant: «Tu es la seule défense! Toi seule es victorieuse! Toi seule es l’espérance de salut contre le venin satanique. Mère de celui qui est sans égal, je te salue, ma reine.»

Il est encore prosterné lorsque, en un vol rapide, l’archange saint Gabriel descend sur terre, accompagné d’une lumière en comparaison de laquelle l’éclat de saint Michel est faible. Il tient un encensoir en or où brûlent des encens. Ses vêtements et ses cheveux ont des reflets blonds et blancs mais son aspect est spirituel, même si pour se rendre visible à mon humanité, il l’appesantit par une apparence humaine. Son visage dégage de la lumière, la joyeuse lumière du paradis. Tout en chantant – la voix de Gabriel est un chant très doux, indescriptible –, il vole autour de Marie et l’encense avec son encensoir, en disant: «Je te salue, Marie! Reine des anges, salut des hommes, amour du Dieu un et trine! Après Dieu, qui est comme toi, Marie? salut, Reine très glorieuse au ciel, remède contre toutes les maladies qui tuent les âmes et éteignent chez les hommes la foi, l’espérance et la charité. Je te salue, Marie!»

Quelle nuit bienheureuse! Je reste longuement à contempler la Vierge glorieuse et les deux archanges resplendissants et si différents, jusqu’à ce qu’un sommeil paisible (après tant de nuits de douleurs aiguës) m’emporte et dure jusqu’au matin; à mon éveil, tout me revient en mémoire, aussi frais qu’avant, et mon cœur est aussi comblé de joie que pendant la vision.

Une pensée angoissante se mêle toutefois à ma joie spirituelle intérieure; c’est cette phrase de saint Michel: «Opposez cette arme qu’est Marie au grand Serpent qui avance!» ces mots en rejoignent bien d’autres… Ils me font peur pour l’Eglise de Rome et pour nous, pauvres et faibles chrétiens du 20e siècle.

Pour indiquer le plus exactement possible l’endroit entre ciel et terre où j’ai vu se dérouler la vision de la vénération angélique de la bienheureuse Vierge Marie, je dirai que la tombe de Cécile Metella était dans mon dos, autrement dit derrière moi, à gauche (je tournais le dos à Rome), au nord-est de ce lieu, tandis que je voyais à ma droite le Tibre couler paresseusement vers la mer.

C’est aujourd’hui le troisième jour que, après avoir prié la Vierge de Tre-Fontane, j’ai reçu la grâce physique que j’implorais.

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