Os Escritos de Maria Valtorta

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57. Le 13 octobre 1945

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57. Capítulo 57

PT Tradução a caminho

1945-10-13

Hier soir à 23 h., je cherchais le sommeil et le repos; tout le monde dormait; c’est alors que Jésus m’apparaît, comme il m’apparaît toujours, en vêtement de laine blanche. Il tient dans la main droite un calice en métal long et assez étroit. Il s’avance du côté droit du lit. Il sourit, mais tristement. Pourtant, son sourire m’encourage, car je comprends qu’il n’est pas triste à cause de moi, et qu’il vient au contraire chercher auprès de moi quelque réconfort. Il pose sa main gauche sur mon épaule gauche et m’attire à lui, tandis que, de la main droite, il approche le calice de mes lèvres en disant: «Bois.» Le calice est rempli d’un li­quide qui ressemble à de l’eau pure. Je l’entrevois à l’instant où Jésus me le tend en me forçant à boire.

Je bois donc. Quel goût amer! Oh, c’est loin d’être le calice enivrant du jeudi de Pâques, rempli du Sang vivant de mon Seigneur, ce Sang doux et moelleux dont je n’aurais jamais détaché mes lèvres!54 Mais c’est une eau d’une amertume plus écœurante que tout médicament. Elle attaque la gorge, l’estomac, elle le remue de dégoût, elle fait monter les larmes aux yeux et elle dure comme le feu d’un acide brûlant.

Jésus m’en fait boire une gorgée seulement… puis il retire le ca­lice et m’explique: «C’est le calice que j’ai bu à Gethsémani. Mais moi, je l’ai bu tout entier, jusqu’au fond, et c’est là qu’il est le plus amer. C’est le calice que les fautes des hommes remplissent quotidiennement et qu’ils tendent ensuite au ciel afin que j’en boive toujours. Mais je ne peux plus boire autre chose que l’Amour infini. Alors voilà, je l’offre aux personnes généreuses, aux âmes de prédilection. Merci pour cette gorgée! Maintenant, je vais auprès d’autres âmes chères. Je te bénis pour le Père, pour moi et pour l’Amour éternel.» puis il s’en va, me laissant la bouche et l’estomac brûlés par le poison, et l’âme comblée de paix.

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Notes