Os Escritos de Maria Valtorta

Esta obra ainda não foi traduzida para este idioma. Enquanto isso, é exibido o texto francês.

20. Le 9 novembre 1947

FR

20. Capítulo 20

PT Tradução a caminho

1947-11-09

9 novembre 1947

Au sujet de Tre Fontane[1].

Le 5 mai, vision de Marie de Fatima. Les “Je vous salue, Marie” du Rosaire que je récite avec elle se sont changés en roses d’or, qu’elle lance sur Rome, aux endroits indiqués sur la carte que j’ai donnée. Je reconnais bien Saint-Pierre et le palais du Vatican grâce à la colonnade de la place Saint-Pierre, le Janicule grâce au monument élevé à Garibaldi — je suis surprise que des roses tombent sur cette colline ! —, la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs grâce à la mosaïque du Bon Pasteur. Les autres lieux de Rome sont, pour moi : des maisons, des endroits qui me sont inconnus. Je vois des fleurs descendre au-delà de Saint-Paul, si l’on regarde vers le sud (ou peut-être le sud-ouest), avec le fleuve à ma droite et la via Appia Antica à ma gauche, et derrière moi, mais à gauche, le mausolée de Cecilia Metella.

D’autres roses tombent ici et là en Italie — mais je ne comprends pas bien à quels endroits particuliers —, en Espagne et au Portugal (beaucoup à Fatima), une en Belgique, trois en Irlande, une près de Londres, et sur divers lieux du globe, comme je l’ai dit au père Berti.

La vision se répète le 8 mai.

Le 31 mai, je lis par hasard, sur un journal apporté par mes locataires, la nouvelle de l’apparition à Tre Fontane. Cela fait quelques lignes à peine dans la presse, mais je suis heureuse. Cela me paraît merveilleux que la Vierge soit apparue là. Je pense que cela devrait favoriser l’Œuvre.

Le 10 juin, mon cousin Giuseppe, qui est mon hôte, m’apporte la revue “Oggi”. Je la parcours, et j’y trouve le récit intégral de l’apparition. Je sursaute à la lecture de la phrase : « Je suis celle qui suis dans la Trinité divine. Je suis la Reine de la Révélation. » Marie m’a dit ces mêmes mots lors d’une de mes premières rencontres avec elle, et elles sont restées imprimées en moi, à l’instar d’autres phrases particulières, comme : « Je suis le résumé de l’amour des Trois [personnes divines] » ou encore « Le pardon est la vengeance de Dieu », toutes deux prononcées par Jésus-Christ. Je sens encore plus fortement que l’apparition à Tre Fontane n’est pas étrangère à l’Œuvre que Jésus attend des pères Servites de Marie si… (A ce moment-là, en juin, il y avait encore une condition, qui n’existe plus aujourd’hui, grâce à Dieu !).

Le 7 septembre [ou octobre ?], je vois la très glorieuse Vierge Marie au Ciel. La voix du Père éternel accompagnée d’un rayon de lumière divine me l’indique comme bienheureuse : « Voici celle en qui repose tout espoir de salut pour l’Eglise et pour l’humanité : la Mère de la Parole qui est Evangile. »

Le soir du 8 septembre — bien que ce soit la Nativité de Marie, je n’ai reçu aucune consolation spirituelle, ni vision ni rien d’autre —, mon ange gardien me dit : « Allume la radio. » J’obéis. Je tombe sur une chronique radiophonique de Tre Fontane. J’entends la foule chanter, prier, relater des miracles. Tout émue, j’offre à Dieu ma renonciation, qui me pèse énormément, à m’y rendre, ce qui me serait impossible. Cela me coûte au point que Marta me dit : « Qu’iriez-vous faire là-bas, puisque la Vierge vient si souvent ici, en vous apportant ses parfums et ses paroles ? » C’est vrai… mais quelle envie d’aller à Tre Fontane !

Les 12 et 13 octobre, je passe la nuit à Fatima avec Marie. Je vois les pèlerins en oraison à la Cova da Iria, baignée de lumière. Je prie avec eux, je contemple Marie, dont je suis très proche. A la venue de l’aube, elle me parle. Elle m’invite à beaucoup prier le Rosaire pour le Saint-Père, pour le clergé, pour la paix et pour l’Italie, car c’est la meilleure défense de la Papauté, du clergé, de la paix et de l’Italie. Elle ajoute que c’est l’une des raisons de son apparition à Rome. Un autre motif était son désir d’ébranler les personnes incrédules, indifférentes, hostiles et opposées au surnaturel, mais aussi celles qui ne croient pas à l’Œuvre, qui est “la gloire de son Fils et grâce à laquelle beaucoup trouveront le salut”.

Le 19 octobre, je contemple la vision — qui se produit entre ciel et terre — des archanges saint Michel et saint Gabriel, toujours au même endroit, entre le Tibre et la via Appia Antica, où j’ai vu tomber les roses, au mois de mai (voir la carte que j’ai donnée au Père Berti).

Saint Michel crie trois fois, en désignant la Vierge glorieuse :

« Opposez l’arme qu’est Marie au grand Serpent qui avance », et il la salue avec vénération par ces mots : « Toi seule est défense ! Toi seule est victorieuse ! Toi seule est espérance de salut contre le poison de Satan. Mère de celui qui n’a pas d’égal, je te salue, ô ma Reine. »

Puis saint Gabriel descend. Radieux, il encense Marie et dit de sa voix musicale :

« Je te salue, Marie ! Reine des anges, salut des hommes, amour du Dieu un et trine ! Après Dieu, qui est comme toi, Marie ? Salut à toi, très glorieuse Reine dans le Ciel, remède à toutes les maladies qui tuent les âmes et éteignent la foi, l’espérance et la charité des hommes. Je te salue, Marie ! »

Le 23 octobre, je reçois la dictée de notre Seigneur Jésus-Christ sur l’Année Sainte.

Le 24 octobre, je vois le symbole de la place de Marie en Dieu : le Triangle incandescent de la sainte Trinité, dans lequel se trouve Marie. Et la voix du Père éternel dit : « C’est ainsi qu’est Marie en nous. Que les savants en théologie comprennent ce que cette vision veut dire, et ce qu’elle contient au sujet du pouvoir et du savoir de Marie, à qui tout l’Amour se donne, toute la Sagesse se révèle et que toute la Puissance se plaît à exaucer. »

Enfin celle de ce matin, 9 novembre, à 10 heures, après que j’ai écrit ce qui précède. C’est mon ange gardien qui parle. Il me dit :

« Le très-haut Seigneur a voulu te faire comprendre le sens des paroles de Marie à Tre Fontane. La Vierge se trouve dans l’étreinte de la sainte Trinité, je pourrais même dire qu’elle y est contenue, et cela dès avant que le temps ne soit. Elle fut le Tabernacle de la Trinité, puisqu’elle a renfermé en son sein le Père, le Fils et l’Esprit Saint en portant le Fruit béni de son sein virginal, Jésus, en qui était l’unité du Verbe avec le Père et l’Esprit Saint. Marie est donc l’amour de Dieu un et trine, la Révélation est son trésor, elle en est la Reine douce et bien-aimée, dispensatrice de la Sagesse, et elle donne la Parole. Elle est l’Epouse et la Mère de la Sagesse et de la Parole, la Source virginale qu’un Dieu féconde et qui donne les fleuves de l’Eau vive, qui est vie éternelle pour ceux qui y boivent. »

C’est ainsi que j’ai, moi aussi, compris quelque chose, à savoir : c’est ainsi que j’ai pu transmettre aux savants ce que j’avais compris grâce à la vision du 24 octobre mais que je ne savais pas expliquer par mes mots. J’ignore si je vous ai dit ce que vous, père R., vouliez savoir. Mais je n’ai fait que copier mes récits à partir de ce que je vois et qui me semble être en relation avec Tre Fontane. Mais si vous parveniez à avoir cet endroit (sous votre garde), faites une belle, très belle statue de Marie… Parce que la Vierge est vraiment très belle. Souvenez-vous que je possède une image qui s’approche (autant qu’il est possible à l’art humain) de la beauté et de la ressemblance de Marie.

Mais je vous en prie, ne me demandez pas d’écrire beaucoup. C’est désormais un effort supérieur à mes forces… que Dieu soutient uniquement aux moments de dictée et de vision. Ensuite, pour tout le reste, c’est une pauvre femme exténuée qui s’épuise à écrire, et avec une écriture aussi incertaine…

Nenhuma seção encontrada para este capítulo.


Notes

  1. Tre Fontane : d’après une ancienne tradition, c’est là que saint Paul a été décapité. Sa tête aurait rebondi trois fois sur le sol, et à chacun de ces emplacements une source aurait miraculeusement jailli, d’où le nom de « Trois Fontaines ». Le 12 avril 1947, la Vierge y apparut à un protestant extrémiste, Bruno Cornacchiola, qui était prêt à poignarder le Pape. En 1982, elle lui apparut de nouveau pour demander que l’on élève une maison-sanctuaire en l’honneur de la Vierge de la Révélation. ↩