Os Escritos de Maria Valtorta

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30. Le 25 avril 1948

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30. Capítulo 30

PT Tradução a caminho

1948-04-25

Dans la nuit, j’ai prié, souffert et offert mes souffrances pour que Jésus me dicte ce qu’il m’a confié ces derniers jours. J’ai peur de ne pas savoir le répéter convenablement, et je crains plus encore que, si je le rapporte de vive voix, on ne le tienne pas pour un avertissement surnaturel. Jésus m’exauce et me dicte ce qui suit :

« Les ennemis sont tapis dans l’obscurité. Loin d’être vaincus, ils sont plus actifs que jamais pour se venger et pour nuire. On peut appliquer à l’époque actuelle une partie du sens de la prophétie d’Isaïe à Sobna [Is 22, 15-25] et dire que l’on doit faire ce que je veux, sans quoi il est certain que la prophétie s’accomplira, un jour plus ou moins proche. Cela dépendra si les membres de mon Eglise enseignante et militante font ma volonté, de mon Vicaire au laïc de l’Action Catholique, ou au laïc catholique qui appartient seulement à l’Eglise sans être membre d’aucune congrégation, association ou tiers-ordre, mais qui est animé des trois vertus théologales et de la “vie” qui se trouve dans les Commandements et dans l’Evangile.

[Mt 8, 25] Crier : “Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus” quand la tempête s’en prend à la barque de Pierre, cela peut obtenir un miracle une fois. Mais il ne faut pas abuser de ma miséricorde et attendre les secours de moi seul au moment où le naufrage est prévisible. Equipez le navire et le personnel naviguant pendant que vous en avez le temps et l’occasion.

Revenez aux méthodes des catacombes, comme je l’ai dit au petit Jean depuis le 20 novembre 1943.

Sortez de la niche creusée dans la pierre. Sortez-en pour agir avec humilité, effort et amour. Si vous ne le faites pas, aucune niche élevée, aucune tour de jaspe, de porphyre ou d’acier ne suffiront à vous sauver, lorsque l’Antéchrist, que vous n’aurez pas combattu avec les armes susceptibles de remporter la victoire et que beaucoup n’auront pas vaincu dans leur cœur, soufflera son vent contraire. [Is 22,18] Certains méditent dans leur cœur de “t’envoyer, ô Pierre, rouler comme une boule sur une grande place spacieuse, et de t’y faire mourir” — cette place, c’est celle de Saint-Pierre, du haut de laquelle toi, mon Vicaire (le Vicaire perpétuel depuis Pierre jusqu’au dernier Pape) parle et bénis, toi qui es le seul bon, le seul Pasteur d’amour, même en ces temps de loups d’horreur. Ils se mettront en marche pour le faire, en prenant la tête des dévoyés, des déçus, des ignorants, et des personnes déchristianisées par les démagogies, mais plus encore l’inertie, l’indifférence, un mépris stupide, un orgueil inutile, ou la lâcheté d’un clergé qui n’est plus lumière sur la montagne ni sel capable de donner du goût aux âmes. Ils y parviendront si vous dormez.

Si vous laissez le Christ être arraché du cœur des hommes, qui prendra votre place ? L’Antéchrist. C’est la loi. Et malheur à vous si cela se produit.

Une fois que l’avalanche s’est formée et mise en mouvement, rien ne peut arrêter sa course fatale. Seule une puissance qui la pénètre et la morcelle peut anéantir sa formation et sa course destructrice. C’est à vous, les prêtres, qu’il revient d’être cette puissance qui pénètre et brise l’avalanche qui s’est formée, car elle vous broiera si vous la laissez se mettre en mouvement. C’est aussi à vous de l’être, vous les catholiques au service de l’Eglise qui coopérez avec le clergé. Mais pas comme vous l’avez fait jusqu’ici.

Soyez-le, je le répète, comme au temps des catacombes. A cette époque, les papes eux-mêmes vivaient au milieu du peuple. Et je ne parle pas seulement du peuple chrétien. Ils vivaient même parmi les païens, ils se mêlaient à eux, ils gagnaient leur pain par diverses occupations manuelles ou civiles, couronnées, le soir venu, par la Fraction du pain, par l’assemblée des fidèles. On en trouvait dans les palais impériaux, dans les demeures patriciennes, aussi bien que parmi les tailleurs de pierre, les débardeurs, les tisserands, les foulonniers, les cultivateurs du petit peuple, ou encore parmi les médecins et les pédagogues. Et ceux à qui la naissance ou les revenus permettaient de ne pas avoir besoin de travailler, s’habillaient chaque jour de vêtements humbles pour accomplir des œuvres de miséricorde dans les quartiers les plus pauvres.

Tous annonçaient ma doctrine par la parole, et plus encore par l’exemple. Ils ne prêchaient pas à partir d’un texte fixe, ni selon des règles oratoires. Ils parlaient simplement à tel ou tel voyageur ou compagnon de travail. Tout leur servait à parler de moi, en insinuant doucement la connaissance de Jésus Christ et de l’Evangile, avec patience, avec amour et avec constance.

Ils ne craignaient ni les déboires ni les dangers. Ils entraient jusque dans les caves des cirques, jusque dans les prisons et les tribunaux — autrement dit là où ils risquaient d’être dévorés par une foule enragée comme des agneaux par les loups. Ils allaient y porter la Parole, les sacrements, les bénédictions aux chrétiens attendant le martyre, et y conquérir au Christ les âmes des païens.

Ils ne faisaient pas de démagogie politique, et surtout pas aux moments délicats de mécontentement populaire ou de changement d’empereur. Ils menaient une vie chrétienne, et cela seulement. Une vraie vie chrétienne. C’est ainsi qu’ils entraînaient les autres à les suivre sur leur route, ou plus exactement sur la mienne.

En vérité, on peut dire, comme l’épouse du Cantique des cantiques, que les païens couraient derrière eux, attirés par la bonne odeur du Christ que mes disciples — qui étaient vraiment d’autres Christ — laissaient dans leur sillage lorsqu’ils marchaient au milieu de la corruption et de l’erreur pour les chasser et instaurer le règne du Christ.

Tous ont christianisé de cette manière, qu’ils soient papes, évêques, prêtres, diacres, sous-diacres, assistés par des chrétiens, des personnes non consacrées, des soldats, des matrones, des sénateurs, des ouvriers, des enfants, ou encore des vierges.

En l’Italie et dans le monde actuel, une doctrine règne et ne cesse de s’affirmer, pire que les fausses religions païennes de l’Antiquité et que celles, encore plus fausses, d’aujourd’hui : car elle fait de l’homme un dieu, en abolissant tout respect de la Divinité, qui a pourtant été entendue de façon informe, mais entendue et vénérée par les païens et les idolâtres de tout temps et de tout lieu. Pour rechristianiser le monde, il faut mener cette vie-là, la vraie vie chrétienne, telle qu’elle était menée dans les premiers temps de l’ère chrétienne, d’après ce qu’on peut lire dans les Actes des Apôtres[1]. Les épîtres aussi en rendent compte, elles qui montrent clairement l’assistance apportée par les chrétiens aux apôtres et aux disciples évangélisateurs, et la vie du clergé au milieu du peuple (2 Co 11, 27 : 1 P 4, 7-9 et 5, 2-3 ; Jd 20-23), pour ne citer que quelques passages. Et lisez encore les actes des martyrs et des saints…

La milice de l’Eglise, le clergé, devrait être pleinement saint, c’est-à-dire héroïque, désintéressé, humble, mortifié, pur, tout entier patience et amour, pour empêcher le discours insidieux des ennemis de l’Eglise d’être confirmé par votre manière de vivre, et pour ne pas donner l’occasion aux plus petits du troupeau d’être scandalisés et de se séparer du saint Bercail pour suivre des pasteurs infernaux. Intégrez donc les hommes les plus saints, les plus volontaires, les plus héroïques, prêts à toutes les renonciations, à tous les sacrifices, et jusqu’au martyre. Dispersez-les sur cette terre d’Italie, aussi incognito que le sont les éléments vitaux de l’air, que l’œil ne voit pas mais qui sont utiles à la terre, aux plantes, aux animaux et à l’homme. Il leur reviendra de bonifier cette terre, pour la coloniser ensuite, et enfin pour y semer la vérité et la justice à pleines mains.

Pourquoi chercher de lointaines terres de mission, si la vôtre en est une ? Il est écrit : [Mt 13, 57] “Nul n’est prophète en son pays”. En vérité, je vous dis que vous l’êtes moins que n’importe qui. Vous êtes des pasteurs borgnes, car vous ne voyez pas ce qui vous entoure, ni le moyen de circonscrire le mal.

Seuls les idolâtres, les païens, et même les chrétiens non catholiques vous paraissent meurtris par la grande blessure, et vous courez à leur suite dans le but de les guérir et de les rendre “vivants” en les greffant au Corps mystique. Mais ici, dans votre patrie, il n’y a pas seulement des membres coupés, des païens, des idolâtres. Il y a des sans Dieu, les antéchrists, les satans. Ne voyez-vous pas que, si leur nombre augmentait encore, ils frapperaient durement l’Eglise, la papauté, ils sépareraient les nerfs moteurs du grand Corps mystique en abattant les hiérarchies, pour désorganiser, susciter la peur et le désordre ? Cela provoquerait une longue et dangereuse paralysie, qui atteindrait tous les membres vivants dans le Corps mystique, ou qui attendent de lui la vie.

Quel retard apporté à la rédemption des païens ! Et que de pertes parmi les membres vivants si cela se produisait ! Moi, je vois…

J’ai dit : bonifier, coloniser, semer. Celui qui bonifie ne reste pas tranquillement à l’endroit où la terre est déjà prête à être ensemencée : il va là où les pierres, les plantes ou les eaux ont rendu la terre stérile, enchevêtrée, malsaine. Et il canalise, il rase, il brûle, il purifie. Après cela, il colonise, en d’autres termes il permet la vie civile là où il n’y avait qu’une zone sauvage. En dernier lieu il sème, plante, élève, rend la contrée fertile, belle, saine, alors qu’elle était auparavant aride et dangereuse. C’est ainsi que le désert se change en une région habitée et civilisée.

En vérité, une grande partie de la population est comparable à une zone sauvage. Mauvaise, mais pas toujours par une tendance de l’esprit. Haineuse, mais pas toujours par une tendance de l’esprit. Ennemie, mais pas toujours par une tendance de l’esprit. La plupart du temps, elle l’est par ignorance. Elle est mauvaise parce qu’elle ne connaît pas la vérité. Elle est haineuse parce qu’elle ne connaît pas la charité. Elle est ennemie parce qu’elle ne connaît pas l’Eglise.

Quand je parle d’Eglise, je ne pense pas à l’image qu’en donnent ses ministres trop souvent. Bien des fois, il vaudrait mieux qu’on ne la connaisse pas. Je dis plutôt que cette partie de la population ne connaît pas l’Eglise telle que je l’ai fondée, animée par mon esprit : l’amour, la fraternité, la paternité.

On n’entend plus — ou très rarement — cette exclamation des païens des premiers siècles : “Voyez comme ils s’aiment et comme ils sont vertueux ! Voyez comme ils nous aiment !” Si le monde d’alors est devenu chrétien, il le devait à cette constatation de ce qu’étaient le clergé et les chrétiens des premiers siècles. C’est par la constatation inverse que le monde d’aujourd’hui redevient païen, athée ou livré à Satan.

Prenez les plus saints d’entre vous et disséminez-les : ils seront comme des parcelles de levain dans un tas de farine. Disséminez-les : ils apporteront la vérité au milieu du mensonge. Disséminez-les : ils brilleront comme la lumière dans les ténèbres créées artificiellement par les dévots de Satan sur ordre de leur roi. Disséminez-les, ils mettront l’amour là où domine la haine.

Les temps d’exception réclament des moyens d’exception. Je les avais indiqués au petit Jean à partir de 1943. J’en ai fait mention à la fois dans l’Œuvre et dans d’autres dictées, parfois même récentes. Je les répète maintenant, non plus sous la forme d’un conseil, mais d’un ordre. Il vous faut beaucoup innover, si vous voulez sauver.

Ne soyez pas bloqués, enracinés, dans des habitudes qui se sont formées au cours des siècles, mais qui ne sont pas celles que j’ai données à mes apôtres et à mes disciples, et que le Paraclet a continué à conseiller à l’Eglise naissante pour favoriser son développement.

Le monde évolue. Pas en bien, mais il évolue. L’Eglise ne peut être statique : elle doit, non pas s’adapter à la mauvaise évolution du monde, mais se transformer pour être en mesure d’y faire face et d’y remédier. Seuls le dogme et la doctrine doivent rester immuables. Mais en ce qui concerne les moyens d’exercer son ministère, elle doit se mettre en adéquation avec les exigences du moment.

A une époque de trouble et d’action antichrétienne, ce qui suffisait en temps de foi, de paix, d’amour respectueux pour Dieu et son Eglise, ne suffit plus. C’est pourquoi je vous répète ce que David dit à Ahimélek : “Les vases de mes serviteurs sont purs ; si le voyage est profane, il sera sanctifié dans les vases.”[2] Cela signifie : “Prenez certains de mes saints serviteurs ; même si vous les envoyez dans des régions profanes, ce qui est saint ne sera pas profané ; au contraire, ce qui sera mis au contact de ce qui est saint — c’est-à-dire mon serviteur — sera sanctifié.”

L’essentiel est que le peuple revienne à moi.

Il est inutile de chanter que le Christ doit régner, dans des assemblées occasionnelles que l’on peut trouver provoquantes. Chantez ce règne du Christ par votre vie et vos œuvres, instaurez-le par une action patiente de maîtres d’amour et de médecins spirituels, parmi les ignorants, les fous, les malades spirituels. Soyez des médecins et des maîtres, non seulement pour les bons, mais pour tous. Comme je l’ai moi-même été.

Etre prêtre ne doit pas constituer une singularité qui soit source d’honneurs et épargne ce que les hommes ont à subir : le travail, la fatigue, la pauvreté, la faim. Moi, j’ai connu la faim, or j’étais Dieu. J’ai connu la fatigue, la pauvreté, le travail, or j’étais Dieu. J’ai vécu dans les dangers, je n’ai pas cherché à les esquiver, or j’étais Dieu.

Prenez les plus saints d’entre vous, et disséminez-les. Il faut que, en même temps, dans le silence et la discrétion, une armée mystique les soutienne par la prière, la pénitence, la souffrance. [Ex 17, 9-13] C’est celle des âmes mystiques, les Moïse sur la montagne, pendant que les Josué combattent dans la plaine et vainquent par la seule arme de l’Evangile et d’une vie authentiquement évangélique. Ils doivent lutter et remporter la victoire avec et pour l’Evangile. Agissez sans retard. Vous ne savez pas si cela vous sera encore possible dans quelque temps.

Pourquoi n’imite-t-on pas, sur cette terre de martyrs et de saints où se trouve le cœur de l’Eglise, ce qui se fait déjà dans d’autres pays, et avec fécondité, par amour de Dieu et pour défendre l’Eglise, la morale, la civilisation chrétienne, qui est toujours liberté et paix ?

Vous attendez tout de moi et de Marie ? Vous devez vous aussi vouloir votre bien, et celui du monde entier. Ne vous laissez pas enivrer par les victoires temporaires. Que les Moïse sur la montagne prient, souffrent et offrent pour le clergé missionnaire en Italie et pour leurs assistants catholiques. Que ces prêtres missionnaires et leurs assistants catholiques œuvrent dans leur patrie, afin que l’Evangile, l’Eglise, les sacrements servent de contre-poison, de vie, de lumière, de vérité, et soient répandus là où ils ne vont pas, pour ceux qui ne viennent pas à vous — ou, s’ils viennent, ils ne comprennent pas —, pour les pécheurs, et même pour les antéchrists, parce qu’ils sont “dans l’ignorance”.

Au jour du jugement, c’est à vous que je demanderai, plus qu’à eux : “Pourquoi m’avez-vous laissé être persécuté ?”

Car, en vérité, permettre par tiédeur, par peur ou par orgueil, que l’ignorance de moi et de ma vérité demeure et que l’erreur s’enracine, cela revient à me persécuter. Ni plus ni moins que les personnes qui le font sans malice, ou parce qu’on les y incite, ou encore parce qu’il leur est impossible de réagir à cette incitation à cause de leur incapacité à distinguer la vérité du mensonge. Cette incapacité est une conséquence de leur méconnaissance de la vérité ; elles sont tenues dans l’ignorance par les serviteurs de Satan, qui veut en faire des armées d’esclaves, des masses passives, délirantes de haine, ivres de fausses illusions, trompées par d’habiles mensonges, à utiliser contre le Christ et l’Eglise enseignante et militante.

Ne permettez pas que cela arrive. Allez, descendez, mêlez-vous à ces foules qui meurent, spirituellement, de faim, et distribuez-leur le pain de la vérité. Ma Parole est vérité et vie. Allez. Enseignez. Aimez.

J’ai dit qu’instruire les ignorants, réprimander les pécheurs, pardonner les offenses, c’est faire œuvre de miséricorde. Agissez ainsi là où c’est le plus nécessaire, là où il est le plus difficile de se vaincre et de vaincre.

Que chacun prenne sa croix, la porte et l’élève, après avoir travaillé et souffert, sur les nouvelles positions reconquises au Christ, comme le font les soldats pour la gloire de leur patrie. Un prêtre est un soldat du Christ, et la gloire de mon Règne dans le monde doit être son but suprême.

Elevez mon signe dans le cœur des hommes, et Satan fuira loin d’eux. C’est cela, et rien d’autre, qui vous sauvera. Car c’est une arme spirituelle et efficace. Satan et ses serviteurs sont vaincus, non par des partis, des paroles ou des actes humains, mais par ce qui est surnaturel.

Faites ce que je dis, et je serai avec vous.

[He 12,25] Mais je dirai avec Paul : “Prenez garde, ne refusez pas d’entendre celui qui vous parle ; car si les fils d’Israël n’ont pas échappé au châtiment quand ils ont refusé d’entendre celui qui les avertissait par un oracle sur la terre, à plus forte raison nous n’y échapperons pas non plus, si nous nous détournons de celui qui nous parle depuis les Cieux.”

Cela fait bien longtemps que tout cela a été dit à mon instrument. Mais en raison de la dureté de cœur de beaucoup, j’avais ordonné la destruction de la dictée à vous donner en temps et en lieu. Cette dictée-ci ne répète pas tout. Une grande partie reste dans le cœur de mon instrument, pour que vous n’en veniez pas à le haïr. D’autres, plus aptes que lui à réagir à vos jugements, auront ce qui n’a pas été révélé. Mais ce que j’ai dit est suffisant. Et je l’ai dit maintenant que les événements et les méditations sur ce qui pouvait vous arriver vous ont rendus plus enclins à écouter un conseil de sagesse et de charité divine. »

Il ajoute pour moi d’autres considérations, mais il ne m’ordonne pas de les écrire, ce que je fais bien volontiers…

Je trouve déjà bien pesant de devoir obéir à l’ordre de remettre cette dictée à ceux que Jésus m’indique… et je le remercie de tout cœur de s’être borné à répéter, à propos de la terrible dictée sur la prophétie d’Isaïe à Sobna, le seul verset 18 “pour l’époque actuelle”, dit Jésus, en laissant dans le secret de mon esprit les autres parties “pour des temps plus éloignés, mais qui arriveront”, toujours comme dit Jésus.

Porter une connaissance si douloureuse est un grand poids. Pouvoir la révéler me procurerait peut-être un soulagement personnel. Je dis bien “peut-être”. Car, comme l’a jugé le Seigneur, “il serait certainement plus facile que cela me donne une couronne de tribulation, puisque les hommes ont tellement de mal à admettre la vérité sur des points qui ne sont pas à leur gloire”. Par conséquent, que le Seigneur soit béni d’avoir choisi d’autres voix (vivantes ou à venir ?) pour révéler les autres parties.

[Parmi les pages manuscrites de la dictée du 25 avril 1948, se trouve un feuillet sur papier velin, sur lequel on a tapé à la machine le texte suivant, légèrement corrigé à la main par Maria Valtorta :

A la suite d’un long travail d’investigation, on a découvert, dans la ville voisine de Prato, une partie du programme des méfaits qui devaient être accomplis après la victoire du Front Démocratique Populaire. (L’entièreté de la trame était réservée aux chefs). Dans les 24 heures suivant la victoire, les églises devaient être détruites, ainsi que les organisations catholiques comme à Columbia. Tout était préparé, on avait indiqué les rues, les couvents, les églises, les cercles, les écoles, les maisons où la religion était vécue et enseignée… et même les personnes qui devaient être supprimées en raison de leur appartenance à un parti, à l’Action Catholique ou à d’autres associations religieuses. La destruction devait commencer à un signe qui devait partir d’en-haut, autrement dit des chefs du Mouvement Révolutionnaire communiste. Il devait être transmis à chaque chef de cellule communiste, lequel avait déjà organisé dans son secteur des bandes armées. Par la suite, les couvents devaient être transformés en usines ou… bien pire ; enfin les ecclésiastiques et les religieux qui auraient échappé au premier massacre devaient être persécutés.]

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Notes

  1. Ac 2, 42.45-47 ; 4, 32 ; 6, 2-4.7. ↩
  2. Les traductions actuelles de ce passage de 1 S 21, 6 ne permettent pas de reconnaître ce sens. Mieux vaut le consulter dans la Vulgate (1 R 21, 5). ↩