Os Escritos de Maria Valtorta

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94. Le 9 octobre 1953

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94. Capítulo 94

PT Tradução a caminho

1953-10-09

« Oui, c’est vrai. Mon image s’est mouillée de mes larmes ici, dans ta chambre, hier soir. Et j’aurais voulu pouvoir pleurer de joie, pour toi, pour l’Œuvre, pour les âmes.

Mais hélas, j’ai pleuré de douleur ! Douleur, car au moment même où l’Année Mariale[1] est sur le point de commencer, année où il serait plus nécessaire que jamais de voir la publication de l’Œuvre qui pouvait me faire connaître mieux que tout autre ouvrage écrit sur moi — pas même par les plus éminents mariologues vivants ou défunts —, d’une manière absolument exacte et conforme à la vérité historique de ma vie comme à la vérité évangélique et théologique — ce qui aurait conduit à Dieu un nombre infini d’âmes par mon intermédiaire —, je me rends parfaitement compte que l’Œuvre ne sortira pas à temps, et ce pour différentes raisons : d’intérêt, d’envie, d’orgueil, d’injustice…

Je souffre pour toi, pour toutes les âmes dépossédées du salut qu’aurait pu leur apporter l’Œuvre en cette Année Mariale, et aussi pour moi et pour mon Fils qui, du haut des Cieux et dans la lumière de Dieu, voyons l’énormité de cette mauvaise action universelle qui prive le monde de la lumière, du salut spirituel, et nous prive, nous, de voir accomplie notre volonté, pour le bien des âmes.

Cela te prive toi aussi de ce que tu pourrais avoir de plein droit — un droit saint — : un puissant moyen de sauver bien des âmes, à cette époque tragique, pleine d’hérésies, de persécutions ou de délits. C’est en effet ton unique saint désir depuis tes plus tendres années, et ton amour parfait pour elles qui t’ont poussée à t’offrir en “victime” afin qu’elles se convertissent, soient sauvées et obtiennent la gloire éternelle.

Empêcher que Jésus — le Fils né de moi — et moi-même soyons connus dans toute notre perfection constitue pour lui comme pour moi une douleur qui me fait pleurer amèrement et lui fait couler des larmes de sang.

Voici que se renouvelle l’heure de la Passion et du Calvaire, due à la haine injuste de la foule, à l’avidité du traître, par le meurtre de l’Agneau de la véritable Rédemption, et cela m’afflige autant, sinon plus, que la trahison de Judas, la fuite des apôtres, le procès de Jésus, ses tortures, la mort de mon Fils. »

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Notes

  1. Le pape Pie XII a décrété cette Année Mariale en 1953-1954, à l’occasion du centenaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, et quelques années après qu’il eut défini la doctrine de l’Assomption. ↩