Os Escritos de Maria Valtorta

Esta obra ainda não foi traduzida para este idioma. Enquanto isso, é exibido o texto francês.

27. Leçon n° 27

FR

27. Capítulo 27

PT Tradução a caminho

27

6 janvier 1950.

L’Esprit Saint dit:

«Ecris. Et que ceci soit la réponse aux sottes insinuations de certains. Réponse sera le prolongé silence (18 mois), et réponse sera la nouvelle parole.

Réponse sur le long silence. Réponse qui dit aux gens qui te calomnient qu’en toi il n’y a pas de volonté d’écrire ou de ne pas écrire, mais seulement volonté d’obéir à Dieu.

S’il parle, tu écris. S’il se tait, tu n’écris pas. Car tu n’es pas simulatrice des choses extraordinaires. Tu n’est pas une folle qui prend pour surnaturelles des paroles et des visions de délire. Tu es l’instrument, le haut-parleur. Un instrument est inerte jusqu’au moment où l’artisan le prend entre ses mains pour lui faire faire un travail. Un haut-parleur n’a pas de voix si la Voix ne le remplit d’elle-même dans le but d’être répandue dans le monde. Voilà ce que tu es, et rien d’autre.

Réponse, après le long silence, est aussi la nouvelle parole, pour dire la vérité aux aveugles aux yeux recouverts d’écailles – écailles de leur nature charnelle – et qui voient selon leur mauvaise pensée et non selon la réalité, car ils sont aveugles. Ils voient de l’extérieur et ne savent pas ce qui se passe entre l’Esprit divin et l’esprit du serviteur de Dieu. Ils voient le silence apparent, mais il n’est pas en leurpouvoir de pénétrer les divines raisons de ce silence, car l’hommecharnel ne peut pénétrer avec sa pesante opacité les mistères de la Lumière devenue Parole.

Maintenant je dis qu’après tout ce silence je parlerai pour répondre à ces sots. Mais puisque je suis Dieu, et Dieu de bonté, je n’exercerai pas de contraintes sur toi, victime qui te consumes toujours plus. J’adapterai ma Parole à tes possibilités physiques, et donnerai ainsi une nouvelle leçon aux coupables contre la charité et la justice, et donc contre Dieu. En n’agissant pas avec charité et justice à l’égard de toi, malade, ils pèchent deux fois contre le double amour, que la Loi ancienne et le Verbe incarné ont proclamé être le premiercommandement. Sans celui-ci les autres commendements ne peuvent pas être vrais, vivants. Elles sont vaines, fausses, mortes les formes du culte littéral, formel. Elles sont comme un cadavre. Elles seront jugées sans valeur pour la paix et la gloire. Ce qui est vie divine, ce qui divinise même un simple sourire et en fait un objet de récompense future, c’est l’amour. L’amour seulement.

Ce n’est pas sans le conseil divin que les leçons se sont arrêtées au verset 4 du 8e chapitre aux Romains, pour continuer après 18 mois avec le verset 5 du même chapitre. Jusqu’au 4e verset on parlait de toi et de tous ceux qui te ressemblent. A partir du 5e verset on parle d’eux jusqu’au 7e. Et la leçon est reprise à ce point, une leçon juste pour l’heure actuelle.

Même le clignotement de vos paupières est réglé par la sagesse de Dieu».

8 janvier 1950.

Rm 8, 5-7.

«La loi de l’esprit vous a libérés du joug du péché et de celui de la chair par le médiateur: Jésus Christ. Cette loi vous a rachetés du péché originel en vous fournissant le moyen de vous laver des marques charnelles laissées par le premier Péché, marques que l’homme ne parvient pas à réprimer par une volonté ferme et héroïque.

Mais la loi de l’esprit n’a pas supprimé la loi du libre arbitre. Si tel avait été le cas, aucune justice ne serait praticable pour récompenser les vainqueurs. Tous auraient été sans péché mais aussi sans le moindre mérite pour avoir refusé le péché.

Le libre arbitre et les penchants laissés par le premier Péché sont un danger mortel pour la créature, créée à l’image et ressemblance de Dieu, prédestinée à la grâce et à la gloire. Mais c’est un danger qui est saint. Il vient de la Sainteté infinie. Il est autorisé par l’Amour infini qui s’en sert avec justice pour donner à chaque créature selon ce qu’elle a mérité au temps de sa vie corporelle, avec l’aide de ce même corps; selon ce qu’elle a mérité avec son amour ou avec son manque d’amour; selon ce qu’elle a mérité par la victoire de sa volonté spirituelle sur sa chair par amour de Dieu et par amour du Ciel. Non pas pour éviter l’Enfer, mais avec plutôt le souci de répondre à un élan d’amour orienté vers l’Amour inexprimable, inconnaissable, tel que seulement une vie et une mort dans la grâce vous permettront de comprendre, de connaître et de posséder.

Or, parmi la multitude de chrétiens et de chrétiens-catholiques, nombreux sont ceux qui portent le signe extérieur de chrétiens, mais ne se conduisent pas comme de vrais chrétiens. A l’instar des anciens pharisiens qui portaient leurs phylactères au front et au bras, ils n’ont pas la vraie loi dans le cœur, ces “chrétiens”, pas plus que les pharisiens n’avaient pas la vraie loi dans leur cœur. Or, pour les uns et les autres c’est elle la règle de la vraie vie des fils de Dieu.

La vie chrétienne est amour, seulement amour. C’est l’Amour qui a donné aux chrétiens les commandements. Et l’amour est ce qui permet aux chrétiens de vraiment observer ces mêmes commandements. L’Amour propose, et l’Amour dispose pour récompenser. Et l’amour des chrétiens accueuille et accomplit l’inspiration pour mériter la récompense et pour contenter l’Amour.

Mais l’amour, mouvement qui vient du Générateur de tout, du Dieu-Créateur de tout être créé, de toute créature de sa Volonté – depuis le fil d’herbe au soleil, depuis le roc opaque et inerte à l’étoile resplendissante qui traverse le firmament, depuis le ver de terre à l’homme divinisé par la Grâce, depuis l’animal à l’ange – cet Amour est un mouvement spirituel. De même que très pur Esprit est Celui qui, étant Amour infini, a insufflé ce mouvement aux créatures qui habitent le Royaume des Cieux depuis leur création (les anges fidèles), et à celles qui y sont montées, ou qui y monteront au cours des millénaires à venir (les esprits bienheureux).

Puisque l’amour est chose spirituelle, il ne peut être apprécié et possédé par ceux que domine la chair. La chair a l’habitude d’appeler “amour” l’appétit concupiscible ressenti pour une autre ou plusieurs autres personnes. Mais ceci n’est pas amour; c’est la libido, la luxure, la concupiscence de la chair.

L’amour parfait – pour autant qu’il peut se donner dans la créature – a été vécu par le Fils de l’Homme, Marie sa Mère, et Joseph le Juste. Ils ont vécu l’amour le plus parfait possible aux créatures, chacun selon ses mérites et sa sainteté. Trois degrés différents d’une perfection insigne, ils resplendirent distincts des autres perfections des saints. Mais qu’il s’agisse de Jean, l’apôtre vierge de Jésus, ou de n’importe quel autre saint parmi ceux qui vécurent dans le temps, ils marchèrent tous selon l’esprit. Et leur esprit, divinisé par la charité, était, dans leur âme, présence de Dieu lui-même.

Ces êtres-là, les séparés, les prédestinés, les sacrés aux yeux de Dieu, possèdent et apprécient l’amour. Les autres, chrétiens d’après la lettre mais non d’après l’esprit, possèdent et apprécient la concupiscence de la chair, qui n’est pas amour mais appétit de plaisir charnel. Entre les premiers et les seconds, un abîme. Impossibilité d’alliance entre les deux groupes, incompréhensibilité infranchissable. Et sur l’abîme un pont en montée: le nom de Dieu.

Les premiers, c’est-à-dire ceux qui se trouvent à la plus haute limite de ce pont, poussés par un amour de compassion à l’égard de leurs pauvres frères, les appellent et leur tendent la main pour les aider à traverser l’abîme. Pour les conduire sur le chemin de l’esprit, ils se servent de ce Nom dont la sacrée délectation allume des visions de joies inénarrables.

Mais les autres ou n’acceptent pas l’invitation, ou bien, après une courte montée, alourdis par le poids de la chair, attirés et séduits par ses fruits, se sont placés du côté en déclin de ce pont qui va de la Terre au Ciel, et se précipitent de nouveau vers la matière, vers les fruits sensibles et palpables de la chair. Ce sont ces fruits-là qu’ils absorbent, puisque les mystérieux fruits de l’esprit au goût de ciel sont devenus insipides à leur palais charnel et corrompu. Ainsi la corruption entre dans leur esprit, parce que “la sagesse de la chair conduit à la mort”.

Dans cette dernière catégorie, il y en a qui pensent pouvoir servir Dieu et Mammon: ils contrebalancent et compensent la pratique littérale et les rites religieux aux actions substantielles de la chair. Ils prennent la divine Miséricorde pour de la bonté idiote qu’on peut mépriser impunément aussi longtemps que la vie est belle, que la santé est bonne, que les affaires vont bien et que leur richesse les rend prospères. Ils pensent pouvoir retarder leur contrition jusqu’au dernier moment, juste à temps pour éviter l’enfer. Mais Dieu, méprisé pendant une vie entière, n’accorde pas toujours cette contrition. Ces gens se considèrent sages parce qu’ils savent cueillir les jouissances terrestres, et prier en même temps. Oh, prières souillées, objet de répugnance aux yeux du Très-Pur! C’est bien cela la “sagesse de la chair”. Elle n’est pas la paix, elle n’est pas la vie, elle n’est pas le terrain ni la monnaie qui permettront d’acheter la future paix éternelle au paradis.

Ceux-là sont pour Dieu des amis-Judas. Comme le Traître, ils feignent la déférence envers Dieu et envers leur prochain, les deux étant présents dans l’Homme-Dieu, Jésus. Ils l’appellent: “Ami” – car il est toujours présent dans ses vrais enfants, en ceux qui vivent selon l’esprit, se nourrissent d’aliments spirituels, et n’apprécient que ceux-là –. Mais plus tard, ils trahissent Dieu et deviennent ses ennemis en désobéissant à sa Loi d’amour et à l’ensemble du Décalogue, en entravant sa divine Volonté, en persécutant et en crucifiant ses serviteurs, ses voix, ses instruments.

Or, la fin de Judas n’a pas été seulement la mort de son corps, mais aussi la mort de son esprit. Lorsqu’il mangeait l’agneau avec l’Agneau, et au moment où le Pain de Vie descendait en lui, il était déjà un “mort”, un “cadavre”, une proie de Satan. Et même ce fut justement à ce moment-là que, par son hypocrisie, Satan est entré en lui comme patron suprême et éternel. Dieu est Vérité, par conséquent il ne peut se tenir là où trônent l’hypocrisie, le mensonge, et le faux témoignage contre un innocent. Judas était tout cela. En lui, le Pain de Vie n’eut pas le pouvoir de vaincre la saveur du fruit de la chair, et Judas signa son décret de mort éternelle en mélangeant de façon sacrilège son appétit de la chair concupiscible avec le Sacrement d’amour le plus doux et le plus saint.

Haine et amour ne peuvent vivre ensemble. Dieu et Satan ne peuvent pas être servis en même temps. Il n’y a pas de pardon pour le péché qui tue l’Amour, qui tue Dieu, qui tue le frère. Dans le Royaume de la Vérité il n’y a pas de place pour les hypocrites, les menteurs, les calomniateurs.

“Dehors les chiens, les sorciers, les impudiques, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge! Qu’ils soient exclus de la Jérusalem céleste!” (Ap 22, 15). Or il est possible d’empoisonner et de tuer quelqu’un sans faire usage de poisons autres que la calomnie et la douleur infligée à son frère. On est idolâtres de son propre moi, quand l’idole est estimé parfait, ou quand on adore le moi d’une autre personne.

Je dis qu’il est plus facile que se sauve un Dismas, sincèredans sa confession, qu’un faux serviteur de la Loi et du Christ. Car Dieu aime paternellement le pécheur qui se repent, mais sa bonté repousse ceux qui transforment même ses dons divins en fruits de concupiscence, et trouvent des raisons pour mieux cultiver leurs intérêts charnels là où on ne devrait cultiver que des intérêts divins.

De même que Jésus a repoussé les faux disciples dont il est question dans l’Evangile de Jean, au chapitre 6, 22-72, de même seront repoussés les faux chrétiens qui, faisant mine d’honorer Dieu par des formes externes, en réalité le combattent, puisqu’ils critiquent ses plans et ses serviteurs, et puisqu’ils jugent sottement ce qui ne pourra s’expliquer qu’avec le temps, et par Dieu lui-même. Telle action qui, en dépit des apparences contradictoires, a une raison d’être, une raison divine. Au serviteur de Dieu, elle assurera un trésor de grâces, mais elle apportera la condamnation à ceux qui auront voulu juger et le serviteur, et Dieu avec lui».

Nenhuma seção encontrada para este capítulo.