The Writings of Maria Valtorta

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174. Le 10 septembre

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174. Chapter 174

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1944-09-10

A la fin du cycle de la naissance de Marie, de son enfance et de son adolescence,[1] j’ai encore le bonheur de la contempler en qualité d’épouse toute pure le 6, le 7 et le 8 septembre. En outre, le 6 et le 7, la joie demeure encore. Mais le 8, c’est la tempête. C’est un vendredi et je souffre énormément, pour bien des raisons qui proviennent de tout et de tous. cela continue hier, le 9.

Ce matin, ma douleur m’attend au sortir d’un bref sommeil, interrompu par des souffrances physiques. Je sens toutefois que Jésus est avec moi, tout proche. Je n’ai vraiment personne d’autre que lui! Et il désire être le seul.

Voici ce qu’il dit à mon âme:

«L’une des premières fois où j’ai été pour toi un Maître, je t’ai parlé de ton rôle et de celui des âmes comme toi. Je t’ai dit: “Vous êtes des porteurs et des paratonnerres.”[2]

Portez le Christ parmi vos frères, tels des ostensoirs vivants et des chaires de chair, afin que le monde me voie et que, de là, je puisse m’adresser aux foules dont j’ai pitié. Mais vous êtes également des paratonnerres qui détournent les malheurs par votre seule présence. Ce n’est pas parce que c’est la vôtre, mais parce que vous m’attirez et, là où je suis, il n’y a pas de malheur mais au contraire ma protection.

Tu devrais maintenant en être persuadée. Ton directeur spirituel en était convaincu parce qu’il est moins sceptique que toi, et c’est pour cette raison aussi qu’il te voulait avec lui. Le monde l’ignore, mais je sais et je peux faire un miracle permanent en faveur et autour de mes âmes de prédilection que j’aime et à qui je m’adresse pour leur demander de me servir.

Il me faudrait te répéter un reproche que je t’ai déjà fait, mais tu es déjà accablée à la vue des conséquences de ton acte, quand tu as préféré la terre et ses voix de sang, au ciel avec ses lumières spirituelles. L’âme avec ses besoins et Jésus sont toujours au-dessus du sang et des affections. Souviens-t-en. Je l’ai dit[3] et je le répète: “Ton erreur t’est pardonnée parce que tu l’as commise par charité. Mais n’y retombe plus jamais.” Ta charité doit être dégagée de la plus légère ombre d’humanité. Il doit donc s’agir d’une charité universelle dans laquelle tes parents doivent être, en ce qui concerne l’amour actif, sur le même plan que les inconnus. Tu n’es plus Maria Valtorta: tu es mon “porte-parole”.

La voix du Christ s’adresse à tous, de même que le Christ est allé vers tous. Il est allé jusqu’à quitter ses proches par le sang pour aller à la rencontre des inconnus, au nombre desquels se trouvaient ses détracteurs et ses assassins. C’est en effet ce qu’exigeaient les intérêts du Père. C’est une pénible mutilation que de dire: “Tous, sans distinction de rang dans mon affection, vous êtes mes frères et je suis au service de tous.” Mais des ailes d’aigle séraphique poussent sur cette mutilation…

Maintenant, sois patiente. Ce sont là les dernières conséquences de t’être méprise, – au moment où tu as subi l’assaut le plus acharné de Satan qui voulait t’arracher à moi –, sur ce qu’étaient le bien et le mal. Ce n’est pas au mal que tu as cédé, mais à des choses qui sont toujours des bagatelles au regard de l’intérêt de ton Dieu, lui qui ne transige jamais sur ce qui a trait à ton bien.

Maintenant, sois en paix. Je le veux car, dans le trouble, la lumière de tes yeux et de ton oreille spirituels s’obscurcissent. Laisse faire celui qui t’aime, c’est-à-dire moi.»

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Notes

  1. Il s’agit de visions et de dictées écrites entre le 22 août et le 6 septembre sur le cahier suivant (n. 31) et qui appartiennent au cycle de la “Préparation” de “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”. ↩
  2. Par exemple, le 9 octobre dans “Les cahiers de 1943”. ↩
  3. Le 29 juin. ↩