Los Escritos de Maria Valtorta

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34. Le 2 juillet 1945

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34. Capítulo 34

ES Traducción en camino

1945-07-02

Et je sais ce que tu m’as fait, Seigneur, en m’emportant avec toi dans ton voyage vers Jérusalem et Béthanie, dont la tristesse et la paix étaient si douces… Je le sais. La vérité m’est apparue soudainement après la vision du samedi à Gethsémani. Cela m’a fait un choc… mais je ne m’y suis pas arrêtée parce que je t’ai secondé dans ton amour intense. Tu me portais bien haut, tu m’occupais des journées entières, me plongeant ensuite dans les nuages de mes assoupissements, pour ne pas me laisser penser à ce que ces jours-là signifiaient pour moi. Pendant tout le mois de juin, ce mois d’an­goisse pour la pauvre Maria, tu m’as vraiment entraînée dans tes remous afin que les remous de mes souvenirs ne m’emportent pas…

Merci, mon Dieu! Tu le vois: par peur de détruire ton œuvre de miséricorde, je n’ai même pas écrit à cette époque, quand j’ai compris la raison de ces heures de vision qui me ravissaient en de telles extases… La Mère… l’enfant… Ta façon d’aimer et de parler de ta Mère enfant, ou à l’enfant recueilli par ton amour… Ecrire ce que j’avais compris voulait dire tourner les yeux vers les tourments que ton amour recouvrait de douceurs pour m’empêcher de les voir et de les sentir… de sorte que je me suis tue.

Tu es bon. D’une bonté complète. Infiniment bon parce que Dieu, et parfaitement bon en tant qu’Homme-Dieu. Tu comprends que les souvenirs fassent mal, que certaines choses troublent, et tu ne veux pas que les morts ou les agitations troublent ton porte-parole, déjà si épuisé, si épuisé… C’est pour ça que tu m’as absorbée en toi, dans ton passé de Jésus de Nazareth, pèlerin et maître sur la terre, afin que je ne pense pas… à toutes les dates funèbres que compte le mois de juin pour moi… Les tourments étaient présents malgré tout… mais atténués. Il y avait les sanglots de la pauvre Maria qui a vu, pendant ce mois de juin, les pires tempêtes de sa destinée, celles qui m’ont arrachée à mes plus grandes affections pour que je ne refleurisse qu’en toi… Il y avait les sanglots, prêts à monter… mais tu les cachais sous ton chant… et ils étaient perçus uniquement si Maria – comme âme – regardait un instant son humanité.

Merci, mon Dieu! Il y a dix ans, à cette même heure, ma maison était réellement abandonnée, complètement, par mon père26…

et tu m’as portée jusqu’à ces jours-ci en me serrant sur ton cœur. Comme tu le fais toujours aux pires moments depuis que je suis ton porte-parole… Par la mort de maman27, pendant les jours les plus féroces de la guerre… et maintenant. Il n’y a que l’année dernière, quand tu m’as laissé boire toute l’amertume, en avril et en juin28, selon un dessein qualifié, je crois, de “réparation des désespoirs et leur réconfort”. Oui, tu m’as rendue folle pour en sauver d’autres du désespoir. Qui auront été ceux qui furent sauvés ainsi? Où se trouvent maintenant mes pauvres frères désespérés?

Ce matin, j’étais à deux doigts de la mort… De 7 à 12 h, maintenant, une crise cardiaque… mais j’étais depuis hier dans les tenailles de l’angine de poitrine… Comme je ne pouvais rien faire d’autre, je t’ai aimé, et j’ai offert ton Sang et mes souffrances pour mon père et pour mes frères désespérés.

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Notes