Les Écrits de Maria Valtorta

139. Le 8 et le 9 juillet

1944-07-08_1944-07-09

J’ai voulu faire, hier soir, l’Heure de Notre-Dame des Douleurs comme toutes les semaines. Vendredi soir, je n’avais pas pu la faire à cause de la crise cardiaque, subite et très grave, qui m’avait terrassée. Je m’y suis donc mise hier soir avec ferveur. Mais les dictées sont maintenant en sécurité, et je dois donc agir par moi-même.

J’y suis parvenu aisément pour la première partie: Marie au Sépulcre. Mais ensuite, quel effort! Ce sur quoi je voulais méditer contrastait avec la luminosité et le caractère festif de la vision du matin. C’est bien facilement que je pleurais avec Marie des Douleurs. Mais, au-delà des trois lugubres croix que mon esprit contemplait avec elle au sommet du Calvaire dans le crépuscule du soir, je voyais monter au ciel, avec la légèreté parfumée d’un grand bouquet de roses pures portées par les anges de Dieu, la Mère endormie et bienheureuse. Il s’ensuit que les larmes et le sang étaient effacés par les sourires et la pureté des pétales…

C’était exactement cela! J’avais l’impression d’un cumulus de pétales de roses effeuillées, d’un nuage de pétales de roses qui montait au ciel.

Je n’arrivais donc pas à poursuivre ma méditation. La Mère, qui me voyait par trop affligée, n’a pas voulu que je verse d’autres larmes. Elle est bonne!… Je me suis endormie dans ce contraste entre ma volonté de méditer sur ses douleurs et sa volonté à elle de me faire contempler sa joie.