C’était hier un jour de grande fête: le P. Migliorini est venu. Jésus a bien vu que je ne pouvais aller plus loin sans Simon de Cyrène![1] Qu’il en soit béni!
Ce matin, confession et communion bien faites.[2] Je les considère comme un viatique pour le cas où je devrais mourir avant de revoir le Père. Ma communion devient solennelle par la présence visible de Jésus, vêtu de blanc à côté du Père. Marie m’apparaît également au moment de l’action de grâces, vêtue de blanc elle aussi; elle suit mon action de grâces avec un sourire, les mains jointes. Tout cela est bien autre chose que le goût de cendres et la couleur de cendres des autres fois!
Tu le vois, mon Seigneur! C’est exactement ce dont ta pauvre Maria a besoin.
Les douleurs sont extrêmement fortes aujourd’hui car je sens la fatigue d’avoir été déplacée hier pour refaire le lit qui s’ajoute à l’épuisement émotionnel des nombreuses discussions tenues ensuite. Le mauvais temps me fait plus que jamais souffrir des vertèbres, et le ciel gris est triste. L’exil continue, comme avant. Le danger est toujours menaçant, les nostalgies toujours vives. Mais tu le vois: aujourd’hui, je suis forte et, même si je ne suis pas heureuse, je reste sereine, en paix.
Jésus, dépêche-toi donc de me rendre à mon environnement salutaire, plus vital à l’âme qu’au corps.