Je me plains auprès de la Mère: «Mais ainsi, je ne peux plus penser à toi. J’écris, j’écris, j’écris… puis j’en suis comme morte, incapable de réciter un “Je vous salue, Marie”. Tu le vois: je reste le chapelet dans les mains. Justement en ce moment où je voulais mieux te tenir compagnie en ces vendredis de carême et de la Passion!»
Or une réponse très nette me parvient: «Peu importe. Tu chantes l’Evangile de sa Passion, tu pleures sur ses douleurs et tu l’y accompagnes. Ce faisant, tu essuies mes larmes bien plus que si tu me tenais directement compagnie. Fille de la Jérusalem céleste, pleure sur les péchés du monde et bénis le Seigneur qui t’a voulue stérile, sans aucune joie humaine, pour avoir la gloire d’être le “petit Jean”. Dis avec moi: “Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa volonté.” Je te bénis, et ne te retiens pas. Je t’attends sur le chemin du Calvaire. Va.»