Avant que la Voix ne me quitte, je dis: «Très divin Seigneur, maintenant que, de nouveau, tu parles souvent, ils vont dire que c’est mal. Car tu m’as donné le Père Berti qui les a persuadés que, maintenant, très divin Seigneur, tu parles de temps à autre.» Il me répond:
«J’agis comme je veux. J’ai montré que je viens quotidiennement ou que je ne viens pas pendant des dizaines de jours, et que tu ne combles pas ces vides par des paroles à toi. Que cela leur serve de leçon. J’ai tout fait pour les convaincre. Mais comme il est dit: “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé! nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine!” Mais ce ne sont pas là des pages qui leur sont destinées. Je t’ordonne de les retirer d’ici et d’en faire un fascicule à part à donner à qui tu sais, de la manière que tu sais. Ils ont reçu ce qui était nécessaire pour obtenir l’approbation de l’œuvre de Jésus. Le reste est un trésor qu’il faut mériter. Certains l’ont mérité en ayant fait notre volonté sur toi avec une charité parfaite et sans avoir la moindre prétention sur son œuvre à ton égard. Il y a aussi une autre raison de la providence divine qui justifie cet ordre.»
Je me sens tellement aimée, tellement heureuse du retour de Marie de Lourdes, venue hier (à partir de 17 h et… avec une puissance telle que j’étais hors de mes sens, Marta peut en témoigner), que j’interroge mon très divin Seigneur sur l’événement de S. Paolino169 et sur ces mots de Marie hier soir: «S’ils ont foi, j’accomplirai des prodiges de grâces.» Il me répond:
«au 4e Livre des Rois 7, 19, il est dit de [l’écuyer] sur le bras duquel le roi s’appuyait: “A supposer même que Yahvé fasse des cataractes dans le ciel, cette parole se réaliserait-elle?”170 J’affirme que, même si le Seigneur faisait [pleuvoir] du ciel des cataractes de grâces et de miracles pour les déverser sur la terre, nombreux seraient ceux qui continueraient de dire: “Cela peut-il exister? Non.” Le miracle suppose la foi. Dieu donne le signe, il se manifeste. C’est une épiphanie permanente pour rappeler les âmes à la foi, à l’espérance, à la charité, à Dieu. Mais ensuite il vous laisse libres de croire ou de ne pas croire. Mais je vous assure que le fleuve de grâces prêt à s’écouler se dirige ailleurs si les hommes érigent des digues par leur incrédulité. Voilà pourquoi la Vierge bienheureuse met comme condition “s’ils ont foi” pour promettre “d’accomplir des prodiges de grâces”. L’heure de la grâce s’approche, elle fait une pause pour attendre. Mais si l’homme ne l’invite pas par un: “Reste avec nous”, elle passe et ne revient pas.»